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G.I. Love

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G.I. LOVE est un groupe de hardcore psychédélique, originaire de la région parisienne. Actif de 1986 à 1991, il est composé à ses débuts de trois musiciens : Jean-Michel Pupin (chant), Antoine Abrassart (guitare, chant), Stéphane Dardour (basse).

Histoire

D'abord influencé par le punk américain, des années 1960 aux années 1970, le groupe se tourne progressivement vers un style plus proche du hardcore. Il fait un court passage sur le label Big beat[1], filiale de EMI-Pathé-Marconi, le temps d'un 45-tours promo en français, Il fait chaud dans l'Ouest, sous le nom de « Girls in Love ».

Le groupe prend ensuite le nom de « G.I. LOVE » et enregistre son premier album en 1988, 17 hardcore romances, pour le label All or Nothing[2]. Enregistré aux studios WW, l'album témoigne des tiraillements stylistiques du groupe, mêlant hardcore, country-punk, et punk sixties, dans des morceaux tentant de rompre avec le schéma cyclique - couplet/refrain - de la chanson rock. Le groupe joue régulièrement en France (notamment au Printemps de Bourges) en Allemagne et en Suisse.

Avec les Witches Valley et Cosmic Wurst, ils fondent une association, « Elastic Crew Enterprize », qui organise en France des concerts pour des groupes de hardcore, principalement américains (Nomeansno, 2 bad, Youth of Today, DI, les Cows, Bulimia Banquet, Fugazi, All, Verbal Abuse, entre autres). Après une tournée allemande avec le groupe anglais The Instigators, qui les voit passer par Berlin deux semaines après la chute du mur (épisode que raconte Laurent Courau[3], leur manager de l'époque, dans son premier livre, Mutations pop et crash culture[4], anthologie regroupant divers articles de sa revue, La Spirale, diffusée sur Internet), et un dernier concert à Paris en première partie de Fugazi, leur batteur, Bruno Ramirez, quitte le groupe en janvier 1990, à la suite de divergences musicales. Il est remplacé quelques mois plus tard par Hervé Fassy, batteur des Gnomes.

Au cours de l'année 1990, G.I. LOVE répète et tourne à nouveau : nombreux concerts en France, tournée allemande avec les Witches Valley, tournée allemande et suisse avec Apologize, tournée anglaise, festival Off du Printemps de Bourges (organisé par l'association Emmetrop[5] et filmé par Laurent Katrakazos, ex-Bérurier Noir, dans Barouf' 90, long-métrage vidéo produit par son label vidéo indépendant « Golan Cyclope », et sur lequel figure une prestation live des G.I. LOVE)[6].

Peu à peu, la musique des G.I. LOVE intègre d'autres influences, trash metal, et même free jazz. En 1991, G.I. LOVE enregistre un second album, Chemical Gardens, pour le label Go Get Organized[7].

Le groupe se sépare en 1991, peu après la sortie du second album. Hervé retourne à plein temps chez les Gnomes. Stéphane joue un temps avec les Noise Carvers puis devient contrebassiste de jazz. Antoine forme un duo, (The true) Scorpio Rising[8], avec une violoncelliste classique (album The blues resurrection project, Atypeek Music), puis poursuit seul avec guitare et machines (cinq albums enregistrés entre 1999 et 2010, Atypeek Music).
En 2013, le label Atypeek Music réédite en version numérique l'album Chemical Gardens[9] produit par Cecil English[10].

Membres

  • Jean-Michel Pupin : chant
  • Antoine Abrassart : guitare, chant
  • Stéphane Dardour : basse
  • Bruno Ramirez : batterie
  • Hervé Fassy : batterie

Discographie

  • GIRLS IN LOVE - Il fait chaud dans l'Ouest / Go West 45t (1988) (Big Beat)
  • G.I. LOVE 17 Hardcore Romances, Far Out Experiments, Fuzzy Sounds And Off-Limit Overdrive (1989) (All Or Nothing Records)
  • G.I. LOVE Chemical Gardens (1989) (Go Get Organized) - produit par Cecil English
  • G.I. LOVE Chemical Gardens (2013) (Atypeek Music) - remasterisé

Notes et références

Liens externes

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