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Garage Rochard

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Le Garage Rochard est un ancien garage de Saint-Jean-de-Boiseau.

Il a connu une certaine postérité sur Internet grâce à la diffusion de quatre enregistrements sur répondeur de réclamations téléphoniques de ses gérants : "Rochard Père" et "Rochard Fils".

La cause des réclamations

Les quatre enregistrements permettent de déduire les éléments suivants concernant l'affaire : le garage Rochard est déclaré à la gendarmerie du Pellerin comme dépanneur de garde la nuit (Rochard Père dit être doté d'un "agrément UAP Assistance numéro 440 73"). Il vient de se faire installer un dispositif téléphonique permettant d'être prévenu des accidents par un central d'appel. L'installation a été menée par un sous-traitant de Cofratel. Mais le dispositif ne fonctionne pas et, plusieurs nuits de suite, le garage, en ne recevant pas les appels, ne peut remplir le contrat pour lequel il s'est engagé auprès de la gendarmerie et de la société d'assurance.

Les réclamations téléphoniques

Récit des réclamations

On trouve sur Internet quatre enregistrements successifs de réclamations effectuées par Rochard Père ou Fils sur un répondeur de France Télécom.

  • Première réclamation : Rochard Père informe France Télécom du dysfonctionnement du dispositif en décrivant un problème de "batteries". Il les somme d'envoyer un réparateur le lendemain matin à 8h et menace de rompre le contrat. Il parle de deux accidents manqués pendant la nuit à cause du dysfonctionnement.
  • Deuxième réclamation : Rochard Père rappelle le même jour car il a oublié de donner ses coordonnées (son numéro de téléphone) lors du premier appel. Ensuite le contenu de l'appel devient flou : il parle d'abord de quatre accidents manqués, puis plus que deux en fin d'appel. De plus, il cite Cofratel et explique que l'un de leur réparateur est venu mais sans succès. Les menaces de rupture de contrat se font plus fortes en évoquant un concurrent potentiel, plus cher mais qui lui semble plus sérieux.
  • Troisième réclamation : il s'agit maintenant de Rochard Fils. Le moment de l'appel est difficilement identifiable, il pourrait s'agir du lendemain ou de quelques heures après les précédents. Le problème des batteries est de nouveau évoqué, ainsi que le total de quatre accidents manqués. Rochard Fils menace de porter plainte et de faire payer à l'opérateur le manque à gagner de 600 francs par dépannage.
  • Quatrième réclamation : de nouveau Rochard Père. Il semble téléphoner juste après qu'on l'a prévenu sur sa ligne privée d'un nouvel accident, qui n'a donc pas été répercuté par le dispositif téléphonique. Il reparle encore de quatre accidents manqués et chiffre le manque à gagner (2 400 francs). Il termine en menaçant de porter plainte, puis de rompre le contrat et d'opter pour la société Matra.

Franc-parler

Le succès viral de ces enregistrements est dû essentiellement au franc-parler des deux plaignants (« vous ramassez votre bordel », « c'est encore un autre coup hein ! »). Les quatre réclamations sont parsemées d'expressions récurrentes, aussi bien par le père que par le fils : « j'peux vous dire une chose », « méfiez-vous », « si vous n'êtes pas là demain matin à 8h », « On est bien d'accord », « Ca va mal se mettre ».

De plus, l'énervement du père le pousse à s'adresser au répondeur comme à un interlocuteur réel, et à s'emporter dans des tournures de phrases qu'il parvient rarement à finir (« Et attention parce que je porte plainte. Je porte plainte pour ... ... le travail », « Alors maintenant, faites ce que vous voulez, on va voir hein on va certainement heuuu hein bon. Vous voyez ce que je veux vous deuu dire ? »).

Théorie du frégolisme post-oedipien[réf. nécessaire]

Parmi les amateurs de ces anecdotes enregistrées figurent les défenseurs[Qui ?] d'une théorie dite du frégolisme post-oedipien. Selon eux[Qui ?], c'est toujours le père Rochard, dans son troisième message, qui se fait passer pour son propre fils. En effet, les expressions employées par Rochard fils sont à plusieurs reprises les mêmes que celles du père. L'empreinte vocale elle-même correspond parfaitement à celle des messages 1, 2 et 4. Il se trompe même à une reprise sur son identité, et dit même « enfin le père... on dit toujours le père ».

Cette théorie part donc du principe que le père, après l'ingestion de plusieurs décilitres d'alcool, tient à ce que son message connaisse le meilleur impact chez son destinataire. En se faisant passer pour son fils (frégolisme), il appuie ses revendications auprès de son interlocuteur en augmentant le nombre de points de vue. En même temps, et sans en avoir conscience, il se repositionne virilement dans son image de père. S'il est capable d'avoir un fils qui le soutient, alors c'est qu'il est réellement un père. C'est pourquoi cette théorie peut être qualifiée de post-oedipienne.

Cette théorie a aussi ses détracteurs[Qui ?], qui restent convaincus que le fils Rochard est bien l'auteur du troisième message.

Le garage Rochard aujourd'hui

Le garage Rochard était situé au lieu dit du Chat qui guette à Saint-Jean-de-Boiseau, jouxtant le café du même nom. Il avait probablement été construit au début des années 1930[1]. Le père et le fils Rochard ont tenu le garage jusqu'en 1996 ou 1997. Le garage a été démoli en 2002 pour faire place à une résidence.

Un garage à proximité (au Croisic) n'a cependant rien à voir avec le Garage Rochard de Saint-Jean-de-Boiseau.

Notes et références

Liens externes

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