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Gardey de Soos

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Présentation

Cette famille est originaire du Gers. Elle est attachée au comté de Pardiac en qualité de procureur du roy. Son arbre généalogique remonte en l'an 1257 en la personne de messire Gardey seigneur de Peyrun et de Soos[réf. nécessaire]. Cette famille a fourni un certain nombre de procureurs du roi, conseillers du roi, des gardes du corps du roi, des officiers... Sos est une commune française, située dans le département de Lot-et-Garonne et la région Aquitaine. Située dans la forêt des Landes au confluent de la Gélise et de la Gueyze Les "Soos" sont nombreux et assez bien répartis en France notamment dans le Yvelines (78) et l'Aude (11).

Maison Gardey seigneurs de Peyrun et de Soos[1]

  • La maison Gardey de Soos est originaire du comté de Pardiac. Elle a fourni diverses branches. Elle résidait antérieurement à la Révolution Française dans la communauté de Haget, au comté de Pardiac, aujourd'hui partie de la commune de Haget, au canton de Miélan, département du Gers. Le comté de Pardiac faisait partie de ce que l'on appelait le perche ou judicature de Marciac, avant 1218, date de la fondation de cette judicature au pays de Rivière Verdun. Le chef lieu fut établi d'abord à Tillac puis à Montlezun Pardiac. En l'an 1300, le Roy Philippe Le Bel, ratifia par lettres patentes la fondation de la judicature de Marciac, qui avait été primitivement faite par Richard de Marciac, c'est ainsi que Marciac devint le siège particulier de la judicature royale, qui par la suite releva de la généralité de Montauban, jusqu'à l'époque de la Révolution française. Les Gardey, furent longtemps seigneurs de Peyrun et de Soos, dont ils ont du reste conservé le dernier de ces deux noms de seigneuries. Dans la composition des Etats de Bigorre, en 1766, les seigneuries de Peyrun et de Soos [2] sont portées comme appartenant aux Messieurs Gardey de Soos.

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  • Les Gardey, étaient seigneurs de : Peyrun, de Soos, de Beccas, de Senteclé, de Perdigné, di Ritourat, de Benac, de Serian, de Haget et de Lafontaine. Ils possédaient des terres aux terroirs de Malabat, de Montaigut sur Arros [3], de Labasteurs de Bigorre, de Villecomtale sur Arros, de Buzon, de Tillac...etc.

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  • Cette maison fut longtemps attachée au pays natal, l'esprit révolutionnaire fit sentir ses désordres dans la maison des seigneurs de Peyrun et de Soos. En effet, les deux pères, l'un seigneur de Peyrun et l'autre seigneur de Soos, Pierre François et Joseph Madeleine Gardey, furent emprisonnés à Auch, pour Crime d'aristocratie et d'incivisme pour ne pas avoir voulu se soumettre aux lois de la Convention. Ce ne fut pas les gens de la seigneurie de Peyrun et de Soos, qui se soulevèrent comme dans certaines seigneuries du royaume ; les exactions furent de la part d'émissaires expédiés de Mirande par le député des Landes envoyé en mission à Mirande par la Convention. En effet, la loi décrétée par la Convention en date du 17 juillet 1793, supprimant les droits féodaux, frappant tous les détenteurs de titres constitutifs, avec ordre de les déposer dans les trois mois au greffe des municipalités qui devaient les brûler. Le 1er août, la Convention décrétait que dans la huitaine, à compter de la publication du décret, toutes les maisons, édifices, parcs, jardins, tout ce qui portait des armoiries serait confisqué au profit de la Nation. Le 3 septembre, Pierre-Arnaud Dartigoeyte, député des Landes, envoyé en mission dans le Gers, expédiait de Mirande des émissaires munies d'un arrêté pour presser l'exécution de cette loi, afin d'abolir à jamais et d'éteindre toutes les traces et signes de féodalité. A cet effet, les conseillers généraux des départements du Gers, des Hautes Pyrénées et des Landes, nommaient sur le champ un commissaire par canton pour mettre à exécution la loi décrétée. Les commissaires étaient autorisés à livrer aux flammes tous les titres féodaux, les reconnaissances de ces droits, les terriers, livres de raison...mais non les titres et les papiers de famille. Ils étaient en outre chargés de faire disparaître les croix de Saint-Louis et toute autre ordre militaire, tous les signes généralement quelconques de royauté, de féodalité et de noblesse, les portraits du Roi et de la Reine, les sceptres, les fleurs de lys, les armoiries, les cordons bleus, etc. etc. En outre de constater les maisons qui à l'extérieur présentaient des armoiries et par le fait les déclarer nationales. Ces ordres présentés aux seigneurs de Peyrun et de Soos, reçurent de leur part toute réprobation qu'ils comportaient, d'où l'incarcération à Auch des deux seigneurs cités ci-dessus. Sitôt après leur arrestation et leur départ pour Auch, les deux seigneuries furent mises au pillage, tous les titres, actes de naissances, contrats de mariages, les testaments, tout fut brûlé, les émissaires outrepassant dans leur folie de destruction, les ordres conventionnels, car la loi du 17 juillet 1793, ne visait que les titres féodaux et non les papiers de famille.

- Dés ce jour, la famille Gardey perdit tous les actes qui constituaient les archives de la famille et c'est ainsi que le souvenir des anciens seigneurs qui furent la grandeur et la force du pays disparut. -

  • Les Gardey formèrent comme il a été dit, plusieurs branches, l'une d'elle alla s'établir aux Antilles dès le XVIIe siècle, ou elle aurait fait souche, malheureusement, les titres de cette branche qui se trouvaient à Peyrun [4], disparurent avec tous les autres dans l'autodafé des émissaires de Dartigoeyte.

- La maison Gardey a donné des militaires qui ont toujours servi le Roi et la France avec honneur et distinction, dés 1338, on trouve des Gardey militaires. Bernard Gardey, en 1552, était au service d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre [5], père de Henry IV, roi de France et de Navarre. Cette maison a donné des Gardes du Corps du Roi, des chevaliers de l'ordre militaire et royale de Saint Louis, plus tard des chevaliers et officiers de l'ordre de la Légion d'Honneur sans compter le nombre de Gardey qui furent décorés de la Croix de Guerre pour leur conduite et leur courage durant les campagnes contre l'Allemagne...Parmi les membres de cette maison, on trouve des magistrats, des gouverneurs de comté pour le Roi, des religieux et un sénéchal.

  • En 1650, Antoine Gardey[6] docteur en théologie, recteur de la paroisse de Betplan en Pardiac, est le délégué de la noblesse et des consuls du comté de Pardiac, pour arranger les affaires financières du comté, avec le duc d'Epernon, gouverneur de la Guyenne. En l'an 1660, Jean Louis Gardey seigneur de Peyrun, était lieutenant de jury, magistrat principal et royale de Rivière Verdun au siège de Marciac. Les Gardey de Soos et de Peyrun intimement liés au sol natal, ont toujours pris part aux affaires du Pays, on les voit faisant toujours partie des conseils de la communauté de Pardiac.

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  • Malgré les siècles et la diversité des évènements, cette maison est restée attachée au pays de Pardiac [7], car si les Gardey ne sont plus les seigneurs de Peyrun et de Soos, après avoir habité Clairac en Pardiac, Haget en Pardiac, Blousson Sériant en Pardiac ils sont encore établis dans le pays, à Tillac [8], ancienne paroisse du Pardiac, qui est leur résidence familiale.

Position dede la doctrine

La doctrine actuelle ne reconnaît aucun principe de noblesse à cette famille Gardey de Soos : Régis Valette ne cite pas cette famille dans son Catalogue [9].

C'était déjà aussi l'avis de Gustave Louis Chaix d'Est-Ange (1880-1876)[10].

Porteurs du nom

Gardey de Soos est un patronyme notamment porté par :

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. Archives du Chateau de HenriIV - Pau [[1]]
  2. Archives du Chateau de Pau [[2]]
  3. Sources Revue de Comminges (Pyrénées Centrales ..., Volume 120, Issues 1-3 [[3]]
  4. sources Gardey de Peyrun [[4]]
  5. Revue de Gascogne [[5] (http://books.google.fr/books?um=1&num=20&hl=en&q=%22Gardey+de+Soos%22+navarre&btnG=Search+Books)]
  6. sources Intermédiares chercheurs et curieux 1931[[6] (http://books.google.fr/books?cd=2&hl=en&id=H7TNAAAAMAAJ&dq=%22antoine+Gardey+de+Soos%22&q=%22+Gardey+de+Soos%22+antoine)]
  7. Sources La Tradition Volume 19[[7] (http://books.google.fr/books?id=kJvYAAAAMAAJ&q=%22+Gardey+de+soos+%22&dq=%22+Gardey+de+soos+%22&num=20&hl=en&cd=5)]
  8. Journal général de l'imprimerie . Volume 1 [[8] (http://books.google.fr/books?id=CI1HAAAAYAAJ&q=%22++gardey+de+soos+%22&dq=%22++gardey+de+soos+%22&lr=&num=20&ei=B1WWS8aVOKO4ywTxidxz&hl=en&cd=15)]
  9. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, augmenté du Catalogue provincial sous Louis XVI et au XIXe siècle, Éditions Robert Laffont, Paris, 2007, 414 pages, (ISBN 978-2-221-10875-8)
  10. Notice dans Chaix d'Est-Ange
  11. Administrateur du Tramway de Bordeaux Sources Une mémoire sur les rails: le Petit-Anjou au quotidien [[9] (http://books.google.fr/books?id=5w8NAQAAIAAJ&pg=PA123&dq=%22Gardey+de+Soos%22+joseph&num=20&hl=en&cd=1#v=onepage&q=%22Gardey%20de%20Soos%22%20joseph&f=false)]
  12. sources Ministère de la défense [hommageDeSOOS.html]

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