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Geneviève Roux

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Geneviève Roux (1931-1986) est la deuxième fille de Georges Roux, dit le christ de Montfavet. Elle fut la principale animatrice du mouvement fondé par son père, l'Association Alliance universelle, en tant que théoricienne d'un prophétisme diffusé dans la revue Messidor.

L'origine

Née à Paris, Geneviève Roux est venue avec sa famille à Montfavet (commune rattachée à Avignon) en 1933. Elle vit dans un domaine de plusieurs hectares entourant une maison de style[1]. Elle ne quittera jamais cet endroit (la Préfète). Elle fréquente les collèges catholiques du canton avant de se reclure en compagnie de son père[2]. Celui-ci était un personnage atypique initiant sa famille à l'expression artistique sur un mode inlassable[pas clair]. Il a notamment participé à la mise sur pied du festival d'Avignon[1]. Georges Roux devient guérisseur en 1947 en compagnie de sa fille aînée[1] mais tient sa deuxième fille, Geneviève, à l'écart de cet engagement singulier[2]. En 1950-51 il fait paraître trois ouvrages à caractère mystique [3] [4]. Désormais les malades se muent en disciples[5]. Geneviève Roux tient encore une place discrète dans cette organisation.

La polémique

Surviennent les scandales en 1953 et 1954 avec la mort d'enfants faute de soins qui soulève l'indignation nationale. La crise vide les rangs de l'Église chrétienne universelle[3] et transforme l'esprit de la revue Messidor éditée depuis 1951. Celle-ci cesse d'être écrite par 36 contributeurs et devient la rédaction à 80% de Geneviève Roux, qui poursuivra cet effort mensuel jusqu'en 1980 et au-delà.

L'œuvre

Georges Roux délègue volontiers à sa fille les éléments de son charisme conceptuel [3] et littéraire[2] (le don de guérison étant toujours assumé par la sœur aînée[5]). Elle produit des milliers d'articles pour la revue et les journaux de l'organisation[5]. Après 1981 et le décès de son père se pose la question de la survie d'un mouvement à la disparition du fondateur. Elle doit à la fois saisir les rênes de l'organisation (qui change de nom sous son impulsion) et expliciter les suites d'une doctrine ayant défendu jusque là l'urgence millénariste [6]. Elle illustre à sa manière une notion mal identifiée en milieu latin, à savoir le prophétisme ou la prêtrise au féminin[7][8].

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Gisèle Tual van Gerdinge, Un reflet de ciel, édition Merry World, Lyon, 2011
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Alain Paul Fimbel, Histoire du christ de Montfavet,édition Merry World, Lyon, 2010
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 Régis Dericquebourg, Georges Roux dit "le christ de Montfavet". Ecologie, ésotérisme et guérison, éditions E.M.E. Bruxelles, 2012
  4. Jean Séguy, les sectes protestantes dans la France contemporaine, Beauchesne, 1956
  5. 5,0, 5,1 et 5,2 Historia spécial, n° 382 bis, « Les sectes et leurs prophètes », Maurice Colinon, 1978
  6. La Dépêche du Midi, 13 mars 2002, ils prêchent la médecine parallèle, l'humanisme, le bio et l'ésotérisme
  7. Elen White, rôle et réception d'un charisme de la vision prophétique au féminin, l'Harmattan, 2008
  8. La Kahena, héroïne féministe ou hétaïre sorcière, Anny Wynchank, Australian Journal of French Studies, 1995

Articles connexes

Liens externes

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