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Georges Le Calvez

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Georges Le Calvez
Naissance 11 octobre 1918
Plouha, France
Décès 1941
Origine Drapeau de la France France
Grade Sergent
Conflits Seconde Guerre mondiale

Georges Le Calvez est né à Plouha (alors Côtes-du-Nord) le 11 octobre 1918, mort en 1941, est un aviateur des Forces aériennes françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale. Pilote d'un Bristol Blenheim du Groupe de bombardement « Lorraine », son avion disparut dans le désert de Libye au cours d'une mission de bombardement au-dessus de Koufra en février 1941. L'appareil et le corps des trois membres d'équipage ne furent retrouvés qu'en 1959.

Biographie

Ancien élève de l'école de formation des sous-officiers du personnel navigant d'Istres, il se trouve à Toulouse au moment de l'Armistice. Il se rend à Port Vendres où il embarque le 24 juin pour rejoindre la Grande-Bretagne.

À son arrivée en Angleterre, il est engagé dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Il est affecté comme sergent-pilote à la 2e Escadrille du Groupe Mixte de Combat n° 1 et participe à la bataille de Dakar (opération Menace) sur Dakar.

Après l'échec de l'opération, il rejoint le Cameroun puis le Tchad où il est affecté à la fin de 1940 au Groupe Réservé de Bombardement n° 1, futur Groupe de bombardement « Lorraine ».

Le 4 février 1941, le colonel Leclerc commande au GRB 1 une mission de bombardement sur Koufra pour laquelle 4 bombardiers Blenheim sont désignés. Il décolle en compagnie de l'observateur et chef de bord le Sous-Lieutenant Gérard Claron et du mécanicien-mitrailleur Fernand Devin à bord du Bristol Blenheim T1867 avec pour mission de bombarder les défenses du fort d'El Tag à Koufra. À la suite d'une erreur de navigation, ils se perdent en zone désertique. A 16 h 00, le Sous-Lieutenant Claron envoie un message radio indiquant « Sommes perdus ». L'appareil parvient à se poser près des frontières de la Libye, du Soudan et du Tchad. Tous les occupants décèdent les uns après les autres de soif et d'épuisement dans un calvaire qui durera jusqu'au 3 mars[1]. L'appareil intact et les corps des trois occupants ne seront retrouvés que 18 ans plus tard, le 29 mars 1959, par des goumiers du 8e Groupe nomade, patrouillant au Nord du Tchad, près de la frontière libyenne à la position géographique de <maplink latitude="23.33" longitude="19.75" text="23° 20′ N, 19° 45′ E" zoom="2">{"type":"Feature","geometry":{"coordinates":[19.75,23.33],"type":"Point"},"properties":{"marker-color":"228b22"}}</maplink>. Une mission est ensuite conduite par le capitaine Fasseur du 72e Régiment d'infanterie de marine pour confirmer cette découverte.

Les corps sont rapatriés en 1960 avant d'être rendus à leurs familles après une cérémonie sur la base aérienne de Villacoublay.

Mort pour la France en opération aérienne, il a été décoré de la médaille militaire et de la médaille de la Résistance. Il repose dans le cimetière de Plouha.

Articles connexes

Notes et références

  1. La position des corps, tels qu’ils ont été retrouvés, prouve que le lieutenant Claron a été enterré par ses deux camarades et que le radio-mécanicien Fernand Devin est mort le dernier, celui-ci ayant tenu un agenda.

Sources

  • Colonel Henry Lafont, Aviateurs de la liberté, mémorial des Forces Aériennes Françaises Libres, SHAA, 2002.
  • « Les FAFL sur le front autonome du Tchad », Magazine Ciel de guerre, n°14, 2008


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