Encyclopédie Wikimonde

Ghjuvan Filippu Antolini

Aller à : navigation, rechercher
Ghjuvan Filippu Antolini
Ghjuvan Filippu Antolini

Jean-Philippe Antolini, dit Ghjuvan Filippu Antolini, né le 1er septembre 1971 à Bastia, est un militant français du nationalisme corse, également historien et archéologue. Il est père de deux filles nées en 2009 et 2011. Il est guide conférencier et gérant de société.

Origine, famille et études

Ghjuvan Filippu Antolini est le fils de Jean-Charles Antolini, également militant politique et culturel corse originaire du village de A Petra di Niolu, sur la commune d'Albertacce dans le Niolo, et de Marie-Pierre Antolini, originaire du Rustinu par sa mère et du Taravu et d'Alsace par son père.

Après avoir passé son bac au lycée Giocante de Bastia, Ghjuvan Filippu Antolini a étudié à l'Université de Corse. Il a obtenu un DEUG d'italien, un diplôme de guide interprète national, puis une maîtrise d'archéologie préhistorique. Il a passé un DEA à l'Université de Paris VIII en histoire moderne sur les bandits d'honneur corses. Il a ensuite soutenu en 2004 une thèse de doctorat à l'Université de Corse en Sciences humaines, catégorie études corses, spécialité Archéologie préhistorique, sous la direction du professeur Michel Claude Weiss.

Parcours professionnel

Ghjuvan Filippu Antolini a été photographe de l'hebdomadaire U Ribombu di a Corsica Nazione de 1993 à 1995. Tout en continuant ses études. En 1997 et 1998, et de 2005 à 2011, il a travaillé comme guide interprète national, avec l'association Via Corsica dont il est l'un des membres fondateurs. En 2005, il a enseigné à l'IMF de Borgo en langue italienne. De 2006 et 2008, il a enseigné la muséographie à l'Université de Corse et depuis 2006 il enseigne en tant que chargé de cours dans la formation des guides interprètes nationaux, toujours à l'Université de Corse. Il est intervenu dans cette formation en ethnographie, en histoire de Corse, et en archéologie préhistorique[réf. nécessaire]. Enfin, depuis le mois de mars 2011, il est gérant d'une agence de voyages, Kurnos Voyages, et depuis le mois de juin 2011, il est directeur général d'une société d'import-export, Medex Groupe, spécialisée dans l'exportation des produits corses en Chine[réf. nécessaire].

Engagement politique

Ghjuvan Filippu Antolini a baigné dans le nationalisme dès son plus jeune âge[style à revoir]. Son père, Jean-Charles Antolini, militant de la première heure du Riacquistu, a en effet été militant de l'ARC (Action Régionaliste Corse puis Azzione per a Rinascita Corsa), secrétaire du comité Anti Boues Rouges en 1973, militant clandestin de Ghjustizia Paolina, et membre du commando qui a occupé la cave d'Aleria en 1975. À la suite de cette opération, Jean-Charles Antolini est obligé de prendre le maquis pendant de nombreux mois[réf. nécessaire].

En 1989, au lycée, Ghjuvan Filippu Antolini participe à la création de l'ALC (Associu di i Liceani Corsi). En 1991, alors étudiant à l'Université de Corse, il crée la section bastiaise de la Cuncolta Giuventù, section jeune du mouvement nationaliste A Cuncolta Naziunalista. Il animera cette section pendant 5 ans[réf. nécessaire]. Il devient également en 1994 et 1995 attaché de groupe à l'Assemblée de Corse aux côtés de l'élu de Corsica Nazione, Jean-Guy Talamoni. En 1995, en désaccord avec certains dirigeants de la Cuncolta Naziunalista, qui se sont eux-mêmes retirés par la suite, Ghjuvan Filippu Antolini prend du recul avec la politique. En novembre 1998, il est arrêté par la DNAT dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat du préfet Erignac et incarcéré en région parisienne. En 2003, il passe dans le procès Erignac (sans avoir été mis en examen pour l'assassinat du préfet) et il est condamné à dix ans de prison pour plusieurs séries d'attentats et d'opérations commandos sur le continent français revendiquées notamment par le FLNC[réf. nécessaire].

Ghjuvan Filippu Antolini sort de prison en novembre 2004. Quelques mois plus tard, il est élu à l'exécutif de Corsica Nazione[réf. nécessaire]. Depuis, il a participé à tous les exécutifs du principal mouvement nationaliste corse, qu'il s'agisse de Corsica Nazione Indipendente ou actuellement de Corsica Libera. Entre 2005 et 2007, il a été rédacteur en chef du journal nationaliste U Ribombu Internaziunale. Ghjuvan Filippu Antolini est surtout connu pour son engagement pour la défense des prisonniers politiques corses. En 2005, et jusqu'en 2009, il est porte-parole du CAR (Comité Anti Répression). En 2009 et 2010, suite à la refondation des organisations nationalistes, il devient porte-parole de la CAR (Commission Anti Répression) de Corsica Libera. Enfin, toujours pour le domaine de la défense des prisonniers politiques, il est élu en février 2011 vice-président de Sulidarità, l'association politico-humanitaire[réf. nécessaire]. En sa qualité d'historien engagé politiquement, il est fréquemment sollicité pour donner des conférences notamment sur l'époque de l'indépendance de la Corse au XVIIIe siècle, sur la préhistoire corse ou les bandits corses.

Parcours archéologique

Lors de ses études archéologiques Ghjuvan Filippu Antolini a participé à de nombreuses opérations de fouilles archéologiques, puis après ses études il a été chargé par la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) de Corse d'une prospection inventaire sur les communes d'Albertacce et de Calacuccia[réf. nécessaire]. Entre 2006 et 2009, il a dirigé quatre campagnes de fouilles archéologiques sur le site de l'Âge du Bronze et de l'Âge du Fer de Sidossi, sur la commune de Calacuccia[réf. nécessaire]. Puis, en 2010 et 2011 il a dirigé deux campagnes de fouilles archéologiques sur le site de la fin du Néolithique de U Castellu di Sarravalle, également sur la commune de Calacuccia. Adhérent de la Société Préhistorique Française depuis 2007, il est également membre du bureau de la Société Archéologique du Centre Corse depuis 2005 et conservateur du Museu Archeologicu « Lucien Acquaviva » d'Albertacce depuis 2008[réf. nécessaire].

Publications

  • 2005 : Une statue-menhir de la montagne corse (30 pages) avec Michel Claude Weiss, aux Éditions Albiana.
  • 2007 : L'imagerie Français Corse (134 pages), dictionnaire corse/français, aux Éditions Fleurus Jeunes.
  • 2007 : Bandits corses, des vies romanesques (162 pages), aux Éditions Sammarcelli et DCL.
  • 2008 : Le Niolu Préhistorique (16 pages), aux Éditions du Parc Naturel Régional de Corse.
  • 2009 : Vendetta et bandits corses (90 pages), aux Éditions Anima Corsa.

Voir aussi

Article connexe

Liens externes et sources web

Article publié sur Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 189 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).