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Gilles Cormery

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Gilles Cormery est un artiste peintre, poète, illustrateur français, né à Tours en 1950 et mort en 1999 à Tours.

Biographie

Il est né à Saint-Symphorien, commune de Tours en Indre et Loire le 8 juin 1950. Il est décédé à Tours le 22 octobre 1999 après un coma de cinq jours, suite à un manque de soins [non neutre].

Il sera inhumé le mardi 26 octobre 1999, à Pernay, commune d'Indre et Loire. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, sa mère, Charlotte Tanguy et son frère s'engagent dans l'armée afin de libérer la France. Ils feront la Campagne d'Italie, elle soignera son frère et le verra perdre la vie à Monte Cassino.Rapatriée en France par train sanitaire, elle rencontrera le père de Gilles Cormery, Robert, qui sera son patient. De cette union tumultueuse et malheureuse sera issue une fratrie de quatre enfants, dont trois filles[1]. La fratrie sera coupée en deux dès la petite enfance de Gilles Cormery.

Comme ses parents fonctionnaires vivent au Maroc, alors sous Protectorat français, Gilles est envoyé avec sa jeune sœur, Lise, chez leur grand-mère paternelle, Aline Deshayes, à Argenteuil, dans la banlieue parisienne. Ce duo, cette petite fratrie, restera mentalement séparée à jamais de la fratrie des ainés, dont ils ne partageront pas les mêmes souvenirs, ni la prime enfance. Ils partageront tous deux : « Le voile noir » qui permet d'oublier la cruauté de parents violents[Information douteuse] [?][2].

Pour son malheur Gilles Cormery était un enfant surdoué[non neutre].

Dès l'âge de treize ans, il accumule poésies, travaux d'écriture et peintures [3]dans une cave que sa mère lui a laissé aménager dans une HLM d'Athis-Mons, ville de la banlieue parisienne, où les enfants vivent seuls avec leur mère, séparé de leur père par la volonté de cette dernière.[évasif]

Au Lycée Hoche de Versailles, Gilles Cormery fera une heureuse rencontre, celle d'un professeur de Lettres [Qui ?] où il est interne. Ce professeur devine le surdoué[4] et lui fait des devoirs sur mesure pour tuer son ennui en classe[évasif].

Sa mère le jette à la rue [pourquoi ?]alors qu'il a moins de quinze ans. Après l'errance il rejoint la Touraine, acculé au retour au père dont il ne partage pas les idées, l'enfer perdure [évasif].

À 15 ans, interne au lycée d'Amboise, il rencontre l'amitié qui durera jusqu'à son dernier jour avec le cinéaste Philippe Ronce et surtout l'écrivain François Richard qui lui fait découvrir la littérature subversive. Dans sa maison de Loches il invite les "4zarts" [Lesquels ?]dont le peintre Pierre Guitton, le céramiste Yves Broda" . Gilles Cormery suit Philippe Ronce l'année d'après à Paris, ils y feront du théâtre [réf. nécessaire]ensemble et Gilles jouera dans un de ses films "un personnage d'ogre en soutane sorti des "Capricios" de Goya"[réf. nécessaire].

Leurs amis sont le libraire parisien et fin gourmet Paul Lebret, le poète Mohammed Khaïr-Eddine[5], ami de Jacqueline, sœur aînée de Gilles, Jack Noel, lui aussi libraire au quartier latin, Fabien Docaigne, futur Secrétaire Général du Musée Picasso qui joua un rôle non négligeable dans la culture musicale de Gilles [réf. nécessaire]et participa à la première œuvre commune de Philippe Ronce et Gilles Cormery » qui sera « un spectacle de poésie à la Chapelle St Jean de Fontenay le Fleury, dans la banlieue parisienne accompagnée musicalement par des amis bluesman français, avec salle comble et articles de presse ».[réf. nécessaire] Plus tard, lors des événements de mai 68, ils vivent "dans un squat, rue de la Pierre Levée à Paris"[6]. [réf. nécessaire]

Faute de revenus, Gilles Cormery retourne à Tours où sa sœur ainée Catherine est domiciliée. Ils fréquentent tous les deux la Jeune Force poétique française de Micberth et le mouvement autobusiaque. Philippe Ronce l'y rejoindra très brièvement. Gilles a trouvé une famille idéale.

En 1993, 25 ans plus tard, en souvenir de l'affection d'alors, Micberth lui édite un recueil « Poèmes d'avant et d'après-guerre »[7].

A Tours, il vivra heureux plusieurs années avec Rose-Marie [Qui ?]qui sera son havre de paix, sa compagne de vie. Aimé des femmes[Lesquelles ?], elles seront ses éternelles et nombreuses muses en peinture. Il fera un mariage blanc de quelques années avec une jeune japonaise [Qui ?]pour lui rendre service[8]. Il en divorcera une fois ses papiers établis.[précision nécessaire] Il vivra à Tours, à Paris où il ménera une vie difficile d'errance, de petits boulots, tous improbables, comme assureur, vendeur d'encyclopédies ou serveur[pas clair][9].

Sa jeune sœur, Lise, de retour des États-Unis le découvrant malheureux lors d'un séjour comme serveur chez son père, alors propriétaire d'un restaurant à Fourras (Charente Maritime) lui conseillera l'expérience des Kibboutz, seul endroit au monde où l'on peut combiner travail et vie en communauté avec des gens de tous pays, ouverts aux cultures du monde.[Information douteuse] [?]

Elle devra lui annoncer par téléphone la mort de sa mère le 26 janvier 1983, alors qu'il s'y trouve encore. À la suite de quoi le « Syndrome de Jérusalem » le frappera, comme beaucoup de mystiques.[Information douteuse] [?] Après quelques mois dans ce pays, faute de moyens, il appellera au secours Lise,[Information douteuse] [?] qui le rapatriera le 26 mars 1984, par le Consulat de Tel-Aviv jusqu'à Paris.

Le père de Gilles Cormery n'accepte pas ce manque de moyens chronique qui le caractérise, car Gilles Cormery est généreux [Information douteuse] [?]et peu matérialiste. Pour son père, sa jeune sœur : « l'encourage à la paresse » en encourageant sa peinture et son écriture.

Sans contacts avec ses autres filles depuis des années, après son retour d'Israël c'est à Lise qu'il demandera de mettre son frère sous Tutelle

.

Jeune mère d'un enfant de sept mois, elle refuse.[précision nécessaire]

Cet ancien directeur [Qui ?]d'un des premiers Hôpitaux psychiatriques de Jour à Tours, rue d'Entraigues, mettra son fils sous tutelle et en asile psychiatrique. Ainsi Gilles Cormery se trouvait « mis à l'abri par son père », désormais pris en charge financièrement par les institutions pour handicapés. Le pain et l'eau étaient ainsi assurés, il ne fallait plus rien débourser, les barreaux chimiques et les gardiens en blouse blanche ne cessèrent de défiler. Il ne se trouva pas un seul ange parmi eux.[pas clair]

Gilles Cormery néanmoins résistera par la lecture, sa peinture et son écriture.

Autodidacte au grand savoir, il résistera et passera en candidat libre l'examen d'entrée à l'université de Tours qu'il obtiendra.[réf. souhaitée] Son ami peintre de Tours, Jean-Michel Dion constatera : «  La peinture, il s'y tenait ! »[réf. souhaitée] L'œuvre était prolifique, sur toile, sur papier, sur cartons à bouteilles, sur bois, sur meubles. Ses magnifiques sculptures sur pierre de ses jeunes années, sont toutes à retrouver.[réf. insuffisante]

Sa vie c'est lire, écrire, peindre. Malgré les camisoles chimiques, l'esprit est clair, les couleurs fusent, le travail constant, la peinture pour la peinture, vendre au marché quelques toiles juste pour en faire d'autres. Il peindra ainsi plusieurs milliers de peintures, d'aquarelles et autant de dessins à l'encre de Chine ou à la mine de plomb. Des milliers de feuillets seront noircis, perdus comme autant de feuilles à rassembler.[réf. souhaitée]

En 1985, sa sœur, Lise[10], une fois de retour définitivement des États-Unis, ouvre sa galerie dans le Quartier Latin à Paris. Gilles Cormery y sera exposé en permanence parmi d'autres grands[réf. à confirmer] artistes internationaux, même si la famille ne voit pas d'un bon œil ces métiers de : « bons à rien » qui écrivent, éditent des livres d'auteurs ou de peintres contemporains, exposent des artistes inconnus, et survivent néanmoins bon an mal an.

Lia Grambihler, galeriste allemande, historienne d'art issue de Cambridge (Angleterre), après avoir travaillé à la Galerie Duncan, la Galerie Montana et la Galerie Casanova à Paris ouvrira sa galerie rue Domat dans le Quartier Latin de Paris et l'exposera. En 1999, pour consoler Lise Cormery de sa défaite et de son chagrin, Lia dira : « Tu ne peux obliger le monde à aimer un peintre lorsqu'il n'est pas encore temps ».[réf. nécessaire]

Gilles Cormery s'est éteint aux prémices du XXIe siècle alors que se préparait sa rétrospective à l'occasion de l'an 2000 dans la galerie Lise Cormery.[Information douteuse] [?] Comme dans une tragédie antique, à sa mort, son père offrira à ses bourreaux [évasif]ses toiles préparées amoureusement. Il refusera à sa sœur, pourtant marchande de tableauxModèle:Lise ? Comme c'est bizarre... : " qui l'encourageait à la paresse " les portes peintes de son armoire et l'accès à son petit atelier. Etait-ce pour exorciser ce qu'il considérait comme porteur de démons : l'art, la peinture, la poésie ? Le produit de ces "bons à rien" qui ne rapportent pas de butin au quotidien, mais pour l'éternité.[pourquoi ?]

En l'an 2000, malgré sa mort et la disparition de nombreuses œuvres dispersées, Lise Cormery organisera à Paris l'hommage prévu : « Mes toiles ne sont + à vendre Merci ! Ma + d'ici-bas est finie ».[incompréhensible]

Gilles Cormery est désormais présent au Musée américain Carnegie Ellsworth Building, Ellsworth College Foundation, Iowa, dans la collection Pat Clark avec 17 œuvres magnifiques, dont une des trois suites : « Chapelle à l'Archange Saint Michel et aux Neuf chœurs des Anges », constituée de neuf tableaux pour vitraux d'église.

Le travail de mémoire se construit, peu à peu. L'œuvre égarée auprès de centaines de collectionneurs est patiemment retrouvée, répertoriée et fait l'objet d'un Catalogue Raisonné à paraître en 2012. [Information douteuse] [?] Les portes peintes « La porte du Paradis » et « La porte de l'enfer sur terre » sont retrouvées et exposées à l'occasion du 25e anniversaire de la galerie Lise Cormery, après douze années de savante destruction dans un hangar ouvert à tous vents.

Notes et références

  1. Le couple a eu 3 enfants, Gilles et ses deux soeurs ; l'aînée est l'enfant d'un officier corse qui n'aurait pas souhaité la reconnaître. Archives JFPF. Lettre de Charlotte Tanguy à M.-G. Micberth, 1969
  2. Affirmation non-avérée. Il nous reste un texte admirable de G. Cormery « à la plus belle des mamans » dit sur un 33t. en 1969. Studio Ondoni. Ed. JFPF
  3. L'intéressé n'a peint que sur la fin de sa vie, sur les injonctions d'un ergothérapeute de Tours. Avant, il avait dessiné un peu, écrit un nombre considérable de poèmes perdus et un roman, jamais publié.
  4. On ne devine pas un surdoué, on l'évalue.
  5. Ami de Sartre qui, lui, a eu une très grande influence sur le jeune poète.
  6. Hélas, Gilles et Catherine Cormery, ainsi que Philippe Ronce vivaient à Tours en mai 68, rue Roger Salengro. Philippe étant selon ses dires délégué du mouvement du 22 mars
  7. Res Universis,ISBN 2-87760-122-6
  8. C'est joli mais faux. Il ne la connaissait pas, il avait besoin d'argent pour vivre. Il a vendu son nom
  9. Gilles n'a jamais été en mesure de travailler, sauf une année difficile de sa vie, comme maraîcher dans les îles anglo-normandes.
  10. Soeur très présente dans ce texte


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