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Gilles T Lacombe

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Gilles T. Lacombe, né à Paris le 23 décembre 1949, est un plasticien, cinéaste, scénographe et sculpteur français.

Biographie

Les années de formation

Gilles T. Lacombe entre en 1955 à l'École supérieure des Arts Appliqués de la rue Dupetit-Thouars à Paris. Il y suit une formation dans l'atelier métal de Serge Mouille, jusqu'en 1969.

En 1970, il est étudiant à l'Unité d'enseignement de recherche sur l'environnement (UERE) des beaux-arts (UP6, Pavillons Baltard).

Entre 1971 et 1973, il est enseignant à l'Université de Vincennes (qui deviendra Paris VIII à Saint-Denis). Son cours est intitulé Objets didactiques et vision colorée.

Entre 1972 et 1975, il assiste le sculpteur français Pierre Brun et le sculpteur suédois Hanns Karlewski.

En 1973 et 1974, avec Pierre-Louis Tébec, il modèle les carénages des motos de grands prix pour l'écurie PLT.

Entre 1973 et 1977, il conçoit les suites graphiques pour Philippe Stark, et pour les éditions Jean-Michel Place.

Il illustre également des pochettes de disques, chez RCA, Capitol Records, ou Saravah, notamment pour le groupe Space Art, Esquerita ou catherine Delasalle.

Le monde du spectacle, vivant et virtuel

En 1976, il rencontre Armand Gatti. Il dessine les décors de La passion du général Franco par les émigrés eux-mêmes, dont la création a lieu le 29 mars 1976, aux entrepôts Ney-Calberson à Paris[1]. Cette collaboration est la première d'un long compagnonnage qui s'est prolongé jusqu'à nos jours. Cette rencontre a sans doute été déterminante dans son parcours. Ses années de formation sont terminées, et, au tournant de sa trentaine, un nouvel horizon s'impose à lui : le travail collectif et le monde du spectacle.

Défricheur d'utopies, lecteur de Charles Fourier, il ne pourra plus jamais concevoir la création artistique autrement que comme un outil au service du genre humain. Il se révèle alors homme de réseau et d'amitiés, concepteur d'espaces de vie ou de jeu, animateur infatigable. Il va devenir, selon ses inspirations et ses rencontres, cinéaste, vidéaste, scénographe, muséographe, décorateur, architecte d'intérieur, pédagogue, producteur, constructeur, leader… Bâtisseur, spécialiste dilettante et grand humoriste. Pour coordonner ces multiples activités, il crée et dirige deux sociétés de production, qui travaillent sur des projets, rassemblant, parfois, jusqu'à une centaine de personnes.

En 1980, il crée les « Productions de l'Ordinaire ». Entre 1987 et 1992, elles seront éclipsées par la société « Films et formes », puis elles reprendront leur activité à partir de l'automne 1992. Depuis 1999, les Productions de l'Ordinaire sont domiciliées à Montreuil. Pendant 24 ans, ces deux sociétés ont conçu et construit de nombreuses expositions, grandes ou petites, travaillant en partenariat avec des ministères (Culture, Justice), et avec des institutions de prestige, comme la Cité des sciences et de l'Industrie, ou le Centre Georges Pompidou.

Dans le même temps, Gilles T. Lacombe continue son travail artistique personnel. De 1980 à 2003, il travaille avec le metteur en scène allemand Giorgio Pauen.

Entre 1983 et 1985, il donne des cours de scénographie à l'École nationale supérieure d'architecture de Paris (ESA).

En 1994, il collabore aux éditions Silverbridge fondé par Véronique Bourgoin et Juli Susin.

Depuis 17 ans, il privilégie son œuvre de sculpteur. Il travaille le bois, le marbre, la fonte, le bronze, le papier et le fer.

Filmographie

  • 1977 : Pour Clémence, de Charles Belmont ; décors : Gilles T. Lacombe.
  • 1979 : Enfoncez-vous bien ça dans la tête (cm), 6 min 24 ; réalisation : Gilles T. Lacombe, sortie en 1987.
  • 1984 : Nemo, d'Arnaud Sélignac (sorti en France sous le nom de Dream One)[2] ; direction artistique, décors et effets spéciaux : Gilles T. Lacombe et Nikos Meletopoulos.
  • 1984 : Lucien Lacombe, accordéoniste (cm), 6 min 28, réalisation : Gilles T. Lacombe
  • 1984 : Ave Maria de Jacques Richard ; décors : Gilles T. Lacombe et Dominique Barouh
  • 1989 : Beau fixe sur Cormeilles (cm), (en compétition, sélection officielle au Festival de Cannes) ; réalisation : Gilles T. Lacombe.
  • 1988 : Belle journée en perspective (lm) ; réalisation : Gilles T. Lacombe.

Spectacle vivant

  • 1976 : La passion du général Franco par les émigrés eux-mêmes, texte et mise en scène d'Armand Gatti, Entrepôts Ney-Calberson, Paris ; décorateurs : Gilles T. Lacombe et Éric Faivre.
  • 1989 : Diogènes, de Georg Maria Pauen, Hebbel Theater, Berlin ; scénographie : Gilles T. Lacombe.
  • 1991 : Le Chant d'amour des alphabets d'Auschwitz, texte d'Armand Gatti, mise en scène de Georgio Pauen Berlin.
  • 1991 : Ces empereurs aux ombrelles trouées, texte et mise en scène d'Armand Gatti, Musée Lapidaire, 45e Festival d'Avignon.
  • 1993 : Adam quoi ? texte et mise en scène d'Armand Gatti, spectacle a été créé avec environs quatre-vingt stagiaires dans le cadre d'un stage organisé par Culture Promotion Méditerranée, Marseille, juillet 1993 ; coordination de l'expérience : Gilles Durupt[3].
  • 1994 : Die kosmonoten, de Georg-Maria Pauen, Théâtre de Sibiu, Roumanie ; scénographie : Gilles T. Lacombe.
  • 2006 : Les Oscillations de Pythagore en quête du masque de Dionysos, expérience de répétitions publiques menée par Armand Gatti, Hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, été 2006 ; Décors et costumes : Gilles T. Lacombe.
  • 2010 : Science et Résistance battant des ailes pour donner aux femmes en noir de Tarnacun destin d'oiseau des altitudes, expérience théâtrale avec 28 stagiaires, mise en scène d'Armand Gatti, Neuvic, Corrèze, été 2010 ; scénographie : Gilles T. Lacombe.

Expositions collectives (participation personnelle)

  • 1994 : Prager Kreis, d'après un hommage à John Bock rendu dans le centre de Prague par Gianfranco Sanguinetti et Juli Susin, Les Fondations de l'Ordinaire, Paris, 1994. Commissariat d'exposition : Gilles T. Lacombe et Juli Susin.
  • 1997 : De la méthode, d'après une Pêche à la bonde organisée au Château de Lorrière chez Monsieur et Madame de Bresson ; Galerie Marion Meyer, Paris ; catalogue.
  • 2000 : Le Temps, vite, Centre Georges Pompidou (œuvre : "Les Métronomes"[4]) ; catalogue.
  • 2012 : Kunsthal Charlottenborg exposition de printemps Copenhague (œuvre présentée : " La défense de touches"). Nominé.
  • 2012 : Salon René Clément Bayer (œuvre présentée: " Sur les tilleuls").
  • 2012 : Nordart 2012 (œuvre présentée : " La défense de touches" et " Sur les tilleuls"). Premier prix du public.
  • 2013 : Nordart 2013 (œuvre présentée : " Les Trois Sœurs").

Expositions et spectacles des Productions de l'Ordinaire

  • 1986 : L'or à la cité, exposition qui inaugure la Cité des sciences et de l'industrie ; commissariat d'exposition : Gilles T. Lacombe et Lucien Logette ; catalogue (Lucien Logette, Armand Gatti, Jean Rolin, Pierre Joffroy, Denoël ; affiche de Jean-Louis Leibovitch.
  • 1993 : Les voix du muet, exposition, Institut Lumière, Lyon, (expo itinérante) ; scénographie : Gilles T. Lacombe ; production Productions de l'Ordinaire ; catalogue (Lucien Logette, Catherine Mariette).
  • 1995 : Au pays des Lumière, exposition, Institut Lumière, Lyon (1995-2002) ; scénographie : Gilles T. Lacombe ; production Productions de l'Ordinaire.
  • 1996 : La mesure, exposition, Cité des sciences et de l'industrie ; vidéos : Gilles T. Lacombe ; production Productions de l'Ordinaire.
  • 2004 : Le Soleil, mythes et réalités, exposition, Cité des sciences et de l'Industrie (Productions de l'Ordinaire / Médiapolis, en partenariat avec le CEA) ; commissariat d'exposition : Sylvie Gruszow, Gilles T. Lacombe, Lucien Logette, Catherine Mariette, Jean-Marie Verdi .

Expositions et spectacles de Films et Formes

  • 1988 : La vigne et le vin, exposition, Cité des sciences et de l'industrie ; commissariat d'exposition : Lucien Logette et Martine Thomas-Bourgneuf ; production Films et formes ; catalogue (Lucien Logette, éd., La Manufacture)
  • 1989 : La mémoire longue, les héritages de la Révolution (bicentenaire de la Révolution française), exposition, Paris, jardin des Tuileries ; commissariat et scénographie : Gilles T. Lacombe production Films et formes ; catalogue (Jean-Louis Leibovitch, Babylone).

Notes et références

  1. À propos de La Passion du général Franco (La passion en violet jaune et rouge). 1965 : Premières lectures publique par Armand Gatti, de ce texte écrit pour les émigrés espagnols, au Théâtre de Plaisance à Paris, puis à Aubervillers, invité par le théâtre de la Commune dirigé par Gabriel Garran. 1968 : Création prévue au TNP, dans une mise en scène d'Armand Gatti et un décor d'Hubert Montloup. Retirée de l'affiche le 19 décembre 1968, pendant les répétitions, sur ordre du gouvernement français à la demande du gouvernement espagnol. 1969 : Gatti écrit L'Interdiction, ou Petite Histoire de l'interdiction d'une pièce qui devait être représentée en violet, jaune et rouge, dans un théâtre national, le 24 avril 1969 au théâtre de la Cité universitaire, Paris. Mise en scène : Jean-Marie Lancelot. Autoproduction du Groupe V. Tournée en RFA et en France. 1972 : Gatti écrit La Passion du général Franco par les émigrés eux-mêmes, nouvelle version de La Passion du général Franco (sous le titre de La Passion en violet, jaune et rouge) interdite en 1968. La seconde version de 1972, ne sera pas pour eux, mais jouée par eux. 1976 : La Passion du général Franco par les émigrés eux-mêmes : le 29 mars 1976 aux entrepôts Ney-Calberson à Paris. Mise en scène : Armand Gatti. Décors : Gilles Lacombe et Eric Faivre. Production : Théâtre du Palace (direction : Pierre Laville). Interprètes : Didier Sandre, Louis Mérino, Alain Janey, Pierre Vial, Maïté Delamare, Daniel Dubois, Gérard Raynal, Laurence Février, Yvette Ollier, Françoise Thyrion, Monique Guihard, Ivan Vanhecke, Pierre Zobel, Paul Rey, Laurence Février, Alain Janey, Véronique de Bellefroid, José Luis Aguirre, Yvette Ollier, Daniel Amphoux, jean-Pierre Duret, Boris Tissot. Tournée à Toulouse et à Lyon (Théâtre du Huitième les 21 et 22 mai 1976).
  2. À propos de Nemo / Dream One Le film de Arnaud Sélignac a été préparé et tourné sous le nom de Nemo, et, pour l'exploitation française 'sortie en 1984), a pris le nom de Dream One. cf. affiche.
  3. À propos de Le Chant d'amour des alphabets d'Auschwitz. 1988 : écriture du manuscrit. 1989 : lecture publique le 18 décembre 1989 à la MC93 de Bobigny. 3 cassettes audio / la Parole errante. 1991 : édition du texte chez Verdier. 1993 : Création en février 1993. Parcours théâtral en sept lieux de Seine-Saint-Denis. (Drancy, Tremblay, Ville-Evrard, Montreuil, Bagnolet, Bobigny, Saint-Denis) et quinze chapitres. Dramaturgie : Michel Séonnet. Mise en scène : Dominique Lurcel, Najib Galhalle, Yvon Davis, dans une scénographie de Stéphane Gatti. Musique : Jean-Paul Olive. Représentations les 6, 7 et 13, 14 février 1993. Durée : 6h. Ce parcours théâtral a été accompagné d'une exposition réalisée par Stéphane Gatti.
  4. À propos des Métronomes / de G. Ligeti / G. T. Lacombe . L'œuvre de György Ligeti, Poème symphonique pour 100 métronomes, a été composé en 1962. L'œuvre a été créée aux Pays-Bas, en 1963, et filmée par la télévision nééerlandaise. Un lourd silence suivi de hurlements de protestation et de menaces accueillirent l'œuvre, et le concert ne fut jamais diffusé. Depuis, l'œuvre a été très rarement jouée en public. Une mise en place scénographique compliquée, une préparation manuelle minutieuse, la nécessité d'avoir recours à une dizaine de personnes pour la synchronisation limite les possibilités de représentations. 32 ans plus tard, Gilles T. Lacombe écoute un enregistrement de l'œuvre. Impressionné, il décide d'inventer une machine capable de la jouer automatiquement. Il met au point cet ingénieux mécanisme en six mois. Dès lors, l'œuvre pourra être interprétée fidèlement, à volonté et en public.

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