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Grippe aviaire dans l'Union européenne

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Allemagne

Allemagne, octobre 2005

  • Les oies cendrées retrouvées mortes le 24 octobre 2005 près de Koblenz ne présentent aucune trace du virus de la grippe aviaire, contrairement à ce qui avait été annoncé mardi, indique le ministère régional de l'Environnement de Rhénanie-Palatinat.

Allemagne, février 2006

  • 8 février 2006 : quatre cygnes (trois Cygnus olor et un Cygnus cygnus) sont trouvés morts à Wiek dans le nord de l'île de Rügen (mer Baltique). Le même jour et à proximité, dans le nord de l'ïle, un Autour des palombes (Accipiter gentilis) est trouvé mort à Dranske. Le H5N1 sera diagnostiqué chez 2 cygnes (Cygnus olor et Cygnus cygnus) et chez l'autour. Dans les semaines qui vont suivre, de nombreux autres oiseaux seront trouvés morts et porteurs du virus, d'abord sur l'île puis sur le continent au nord, puis au sud du pays et au centre.
  • Samedi 18 février 2006 : 40 cas de grippe aviaire confirmés.
  • Lundi 20 février 2006 : 59 cas de grippe aviaire confirmés.
  • jeudi 23 février 2006 : - 103 oiseaux sauvages touchés depuis le 14 février, la plupart sur l'île balte de Rügen.110 cas sont officiellement confirmés le 24 février 2006 (essentiellement des cygnes sauvages, dont la provenance n'est pas claire (grandes migrations ou déplacements locaux ?). Le ministre de l'agriculture annonce une nouvelle "grande" campagne de communication vers le public.
- Fausse alerte pour un canard d'élevage de l'île de Rügen d'abord testé positif.
- mais nouveau cas de canard confirmé porteur (sous réserve de confirmation pour lundi) sur le Lac de Constance plus au sud, près de la Suisse, sur la rive allemande, dans le land du Bade-Wurtemberg.
- Les cantons suisses limitrophes de Saint-Gall et Thurgovie n'étaient pas encore informés officiellement le 24 matin et n'avaient pris aucune mesure. "Il n'y a aucune raison de paniquer" (Markus Seiler, adjoint vétérinaire cantonal), mais si un canard est trouvé à moins de 10 km de la suisse, le pays prendra des mesures supplémentaires.
  • Vendredi 24 février 2006 : le H5N1 est confirmé dans le Land du Schleswig-Holstein (N-W) à proximité du Danemark, et du Land du Mecklembourg-Poméranie, où 110 oiseaux sauvages morts ont déjà été trouvés et testés infectés jusqu'à présent, et sur 2 canards sauvages trouvés morts les jours précédents.
  • Mardi 28 février 2006 : Un chat trouvé sur l'île de Rügen a été contaminé par le H5N1 selon les informations données par les médias après un communiqué de l'Institut de recherche fédéral pour la santé animale. Le virus H5N1 hautement pathogène a été confirmé sur ce chat par le laboratoire national allemand Friedrich-Loffler. Le félin a été retrouvé près de la baie de Wittow sur l'île balte de Rügen au nord de l'Allemagne.
    « On savait depuis un certain temps que les chats pouvaient être atteints en mangeant des oiseaux infectés », a rappelé Thomas Mettenleiter, président de l'institut. En attendant une analyse de confirmation, le laboratoire a demandé à toutes les personnes de la région de Wittow possédant des chats de les empêcher de circuler à l'extérieur. S'il est confirmé, ce sera le premier cas de félin touché en Europe.
    Pour en savoir plus voir la page : le chat et la grippe.

Allemagne, mars 2006

  • Mercredi 1er mars 2006 : après la découverte mardi du 1er chat mort du H5N1 sur l'île de Rügen, les allemands doivent garder les chats enfermés et garder les chiens en laisse dans les zones touchées par le virus H5N1 de la grippe aviaire. chats et chiens trouvés morts dans ces zones doivent être signalés aux autorités vétérinaires.
- Suite aux difficultés rencontrées sur l'île de Rügen et pour mieux coordonner la lutte, le Bundestag souhaite accroître ses compétences en matière sanitaire et épidémiologique. Barbel Hohn (Les Verts), président de la commission pour l'agriculture du Bundestag, estime que "le Bund devrait avoir un droit d'action dans les Lander" sur ces questions, ce qui impliquerait de changer la constitution allemande. M. SEEHOFER , ministre de l'agriculture, a regretté de ne pouvoir émettre que des recommandations. Un porte-parole du ministre avait annoncé lundi 27 février 2006 que la coordination ministérielle des plans de crise était à l'étude sans empiéter sur le domaine de compétence des Lander ni modifier la constitution. Et les Lands semblent effectivement avoir immédiatement appliqué les mesures demandées.
  • Vendredi 3 mars 2006 : alors que les aéroports doivent maintenir leur vigilance en matière de grippe aviaire, le sud et l'ouest de l'Allemagne sont touché par de fortes chutes de neige ; les régions du Main et du Rhin n'en avaient pas reçu autant depuis 15 ans. Les congères atteignent deux mètres d'épaisseur en Bavière (Sud) et dans le Bade-Wurtemberg (S-W) et la neige cause en quelques heures plusieurs centaines d'accidents routiers, dont au moins 3 mortels. De nombreux automobilistes sont bloqués dans leur voiture alors que la nuit tombe. La neige a dans la journée fortement perturbé le trafic aérien : plus de 430 vols ont du être annulé dans la journée rien qu'à l'aéroport de Francfort, bloquant 10 à 20 000 passagers. Les autres vols ont presque tous été retardés de plusieurs heures.
    Certain responsables se demandent ce qui se passerait si un début de pandémie advenait dans de telles conditions.
    Les autorités de Rügen estiment que la crise est passée. L'armée va quitter l'île et les rotoluves seront retirés le Samedi 4 février annonce la presse.
    À ce jour, les élevages et poulaillers allemands semblent épargnés, mais le virus a été trouvé sur plus de 140 oiseaux sauvages, dont 115 rien que sur l'île balte de Rügen. Le Land de Mecklembourg-Poméranie occidentale est le plus touché.
    Ce jour le H5N1 (sous réserve de confirmation) a été détecté pour la première fois dans une grande ville, chez un canard (à Mannheim, dans le S-W du pays), sur une foulque (retrouvée morte à Wandlitz, à environ 30 km du centre de Berlin), et sur un cygne (trouvé dans un champ à Neuküstrinchen à environ 60 km à l'est de Berlin).
  • Samedi 4 mars 2006 : un virus H5 est détecté dans un sixième Land allemand, la Basse-Saxe chez une oie cendrée «  tombée du ciel en plein vol » dans un champ des environs de Soltau-Fallingbostel selon un porte-parole du service de sécurité alimentaire et de protection du consommateur du Land.
  • Mardi 7 mars 2006 : deux autres chats sont morts, infectés par « la forme la plus virulente » du virus H5N1 sur l'île allemande de Rügen selon le ministère de l'Agriculture. Leurs cadavres ont été trouvés dans la baie de Wittau, à proximité du lieu où le premier chat infecté par le virus en Europe avait été découvert la semaine précédente. À ce jour 170 oiseaux ont été reconnus infectés dans six Lands, dont environ 145 sur l'île de Rügen, où le premier cas a été repéré le 14 février 2006.
  • Jeudi 9 mars 2006 : une fouine trouvée mourante le 2 mars sur l'île de Rügen est bien porteuse du virus H5N1. Elle a été abattue. C'est la première fouine trouvée porteuse du virus, mais cela ne modifie pas l'évaluation fondamentale de l'épizootie selon Thomas Mettenleiter, le président de l'institut qui a fait l'analyse.
  • Mercredi 22 mars 2006 / Recherche : Avec la création d'une "convention pour la recherche sur les zoonoses" le gouvernement annonce le 22 mars avoir débloqué 60 millions d'euro sur 4 ans pour la recherche sur les maladies infectieuses animales transmissibles à l'homme ("zoonoses"). L'Institut Robert Koch, l'Institut Paul Ehrlich et l'Institut Friedrich Loeffler (ou FLI) sont missionnés pour en urgence combler les lacunes scientifiques sur le H5N1 et plus généralement sur le risque pandémique et les stratégies de lutte contre ce risque. Le ministère de la Recherche soutient de son côté la recherche d'un vaccin humain avec 20 millions d'euros. Et 20 millions d'euros seront affectés à l'étude des modes de transmission des maladies infectieuses de l'animal à l'homme. Des équipes composées de médecins et de vétérinaires, en association avec l'industrie travailleront autour d'une "plate-forme de recherche sur les zoonoses".
  • Vendredi 24 mars 2006 : le gouvernement annonce qu'une buse trouvée le 18 mars 2006 à Marzahn-Hellersdorf (quartier périphérique de Berlin) était infectée par le H5N1.
  • Lundi 27 mars 2006 : la capitale Berlin est mise en zone de surveillance par précaution suite à la perte d'information sur le lieu de découverte de la buse porteuse du virus (l'adresse notée sur le sac dans lequel l'oiseau mort a été enfermé correspond à l'adresse de gens qui disent avoir trouvé un geai et non une buse).

Allemagne, après avril 2006

  • Mercredi 5 avril 2006 : Le ministère régional des Affaires sociales de Saxe a annoncé la présence de virus H5N1 de la grippe aviaire, pour la première fois, dans un élevage de volailles après la publication des analyses effectuées par l'Institut national vétérinaire à Reims.
- Le ministère avait auparavant annoncé que les 15.000 volailles de cet élevage seraient abattues par prévention.
  • Samedi 22 avril 2006 : Le ministre allemand de l'Agriculture, Horst Seehofer, a annoncé vendredi vouloir prolonger pour une durée indéterminée l'enfermement des volailles en Allemagne, à la suite d'une expertise jugeant toujours élevé le risque de contamination par la grippe aviaire.
- Une mesure de confinement des volailles, déjà appliquée entre octobre et décembre à l'occasion du passage des oiseaux migrateurs vers le sud, était entrée à nouveau en vigueur en février à la suite de la découverte d'oiseaux morts porteurs du H5N1 sur l'île de Rügen.
- Elle doit être réexaminée fin avril. Plus de 300 oiseaux sauvages infectés par le virus dangereux de la grippe aviaire ont été retrouvés morts.
  • Jeudi 3 Août 2006 / le jeune cygne noir mort au zoo de Dresde est mort du H5N1. Les autres oiseaux placés en quarantaine ne semble pas atteints, ni curieusement ses parents. Selon l'OIE, le H5N1 a été confirmé le 3 août 2006. Le séquençage fait le 4 août 2006 a montré un profil hautement pathogène de la séquence d'acides aminés au niveau de la zone de clivage de la protéine HA.

La vaccination des oiseaux du zoo est autorisée, mais aucun animal n'avait encore été vacciné. Mesures: contrôle des animaux sauvages réservoirs de l'agent pathogène ; contrôle des déplacements à l'intérieur du pays ; dépistage ; zonage

Autriche

Autriche, février 2006

  • Lundi 13 et 14 février 2006 : deux cygnes trouvés morts dans un réservoir dans le district de Graz-Umgebung à Mellach, ont été confirmés positifs au H5N1 le 18 février 2006.
  • Dimanche 19 février 2006 : l'ensemble du pays est classé en “zone à risque”, ce qui implique le confinement des volailles en enclos, des mesures de biosécurité renforcées et l'interdiction des marchés d'oiseaux, conformément à la législation de l'UE. Des zones de protection et de surveillance ont été établies autour du réservoir.
  • Lundi 20 février 2006 : le pays confirme à l'OIE que d'autres suspicions sont levées dans les provinces fédérales de Steiermark (district Hartberg), Niederösterreich (district Korneuburg), Vienne, et que des zones de protection et de surveillance ont été établies autour de tous les lieux où des oiseaux sauvages suspects ont été trouvés.

Autriche, mars 2006

  • Vendredi 3 mars 2006 : six nouveaux cas de H5N1 sont détectés dans l'ouest et le sud de l'Autriche (ce qui porte à 29 le total des cas découverts en Autriche).
  • Lundi 6 mars 2006 : Suite à une recherche du H5N1 chez quelques chats du refuge pour animaux de l'Arche de Noé à Graz dans le Land de Styrie, région montagneuse du sud du pays, où le premier foyer aviaire du pays a été identifié le 14 février 2006, le virus H5N1 y a été à nouveau détecté, cette fois sur 3 chats (encore vivants) dont deux selon les analyses semblent s'être naturellement débarrassés du virus, sans avoir développé la maladie annonce un porte-parole de l'Agence fédérale de sûreté alimentaire (Ages) le soir-même. C'est une donnée nouvelle qui peut avoir une grande importance écoépidémiologique.
Remarque : C'est dans ce même refuge que 2 poules avaient été trouvées porteuses du virus H5N1 le 22 février 2006 (les premières volailles contaminées de l'UE). Le ministère de la Santé avait alors attribué la contamination de ces poules à la proximité d'un cygne sauvage découvert le 10 février (date de début de l'événement = 13 février selon bulletin OIE, concernant deux cygnes ([PDF]ftp://ftp.oie.int/infos_san_archives/fr/2006/fr_060223v19n08.pdf) à Mellach, dans la banlieue de Graz. Ce cygne avait été transporté dans le refuge et il s'est avéré infecté par le H5N1.
Environ 170 chats et près de 200 chiens sont aussi abrités dans le refuge, dans des enceintes closes mais proches des cages des oiseaux. En février, trois canards du refuge avaient aussi été testés positifs au H5N1 HP. Aucun éleveur de volailles n'ayant déclaré la maladie dans les environs, les autorités vétérinaires avaient conclu à un « cas isolé» de transmission du virus d'un oiseau sauvage à des volailles.
Le refuge a été fermé et ses 170 chats placés en quarantaine à la faculté de médecine vétérinaire de l'université de Vienne, à Nickelsdorf en Basse-Autriche (est) où ils seront tous examinés. Malgré ce cas de contamination, le confinement des chats dans les zones proches de foyers déclarés de grippe aviaire n'est pas envisagée par le ministère de la Santé selon son porte parole.
Peter Wagner, responsable des services vétérinaires de Styrie estime que la contamination des chats aurait pu se faire via la nourriture ou des fientes.
L'OIE a rappelé le 1er mars 2006 (http://www.oie.int/fr/press/fr_060301.htm) qu'en 2004 dans un parc zoologique de Bangkok plus de 40 tigres sont morts et beaucoup d'autres malades, après avoir été nourris avec des carcasses entières de poulets « très probablement infectés par le H5N1 ».
Les tigres ont pu être infectés en inhalant des virus présents sur les plumes ou la peau ou par l'ingestion de fientes ou de virus présents dans l'intestins, ou en se léchant les babines.
« D'autres cas mortels "normaux" de H5N1 ont été rapportés chez des chats domestiques en Asie » ajoute l'OIE et les chats sont « connus pour être susceptibles du virus H5N1 » et que «  Dans des conditions expérimentales la transmission de chat-à-chat du virus H5N1 a été également démontrée ». L'OIE ne pense pas que le virus a évolué pour être plus transmissible au chat ou à d'autres mammifères, mais que la découverte d'un chat à Rügen traduit simplement un degré de vigilance élevé et un bon système de surveillance en Europe.
Comme le Centre européen pour le contrôle des maladies (European Centre for Disease Control ESDC), l'OIE recommande toutefois aux propriétaires de chat, de consulter un vétérinaire en cas de symptômes grippaux chez des chats qui ont pu se mouvoir en liberté dans des zones où le virus H5N1 a été détecté.
  • Quelques réactions au problème des chats touchés par un H5N1 en Autriche :
  • Mercredi 8 mars 2006 Horst Seehofer, ministre fédéral de l'Agriculture estime que le cat des chats infectés et morts signifie que le passage du virus sur un mammifère n'est pas un cas unique et que la grippe aviaire « se rapproche clairement des humains », mais on apprend le même jour que les trois chats qui avaient été contaminés par le virus dans un refuge le week-end précédent en Autriche semblent s'en être débarrassés. Les chats pourraient donc au moins dans certaines conditions se défendre contre le virus et s'en débarrasser. Ils n'étaient a priori pas en contact direct avec les oiseaux infectés. Peut-être ont-ils bien réagi parce que la dose qui les a infecté était plus faible, ou parce qu'ils ont bénéficié de meilleures conditions que les deux chats de Rügen qui étaient dehors exposé au froid, à moins qu'il ne s'agisse d'un variant moins pathogène du virus ?
Remarque : « Il n'y a jamais eu de description clinique d'une infection par le virus H5N1 chez le chat dans les conditions naturelles dans les pays asiatiques où l'infection est pérenne », pouvait on lire début 2006 sous la plume de Jeanne Brugère-Picoux, Pr. à l'École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort (auteure de le Point sur l'influenza aviaire, la Dépêche vétérinaire, supplément technique n° 97 et Grippe aviaire : les bonnes questions, les vraies réponses, Milan Actu, 6,50 euros.
  • Jeudi 9 mars 2006 : comme nombre de journalistes, Michel de Pracontal (NouvelObs en ligne, Semaine du jeudi 9 mars 2006 - n°2157 (http://www.nouvelobs.com/articles/p2157/a296955.html) estime que « Dans l'avenir, il y a peu de chances que les chats, petits ou gros, jouent un rôle plus qu'anecdotique dans l'évolution du virus. Il serait plus inquiétant de découvrir un cochon contaminé par le H5N1 : cet animal est sensible à la fois aux virus aviaires et humains, et peut fournir l'occasion d'un « réassortiment » d'où surgirait une souche adaptée à l'homme ». Pourtant expérimentalement, on a montré que le chat peut être infecté par l'homme par des virus de grippe saisonnière. S'il est sensible au H5N1, on peut aussi craindre qu'il puisse servir de creuset à une recombinaison virale.
  • Jeudi 9 mars 2006 : la SPA allemande a déjà recueilli des centaines de chats abandonnés. Les médias relayent le message d'autorités sanitaires telles que l'AFSSA (Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments) ou l'OIV suisse qui affirment que le risque qu'un chat transmette le virus à l'homme est estimé « nul à négligeable» (Afssa) ou que le risque que les chats soient infecté est nul dans les zones où le H5N1 n'a pas été trouvé ou qu'il n'y a jamais eu de cas avéré de contamination d'un homme par un chat…
  • Dimanche 12 mars 2006 : à l'initiative de la Chambre fédérale des vétérinaires et de l'Agence pour la santé et l'alimentation (AGES), après la découverte de chats porteurs du virus en Styrie, dans le sud de l'Autriche, ainsi qu'en Allemagne, un test H5N1 est proposé aux propriétaires de chats pour 100 à 120 euros à partir de salive prélevée par le vétérinaire, avec un rendu en 1 semaine.
  • Vendredi 31 mars 2006 : un huitième cas de canard sauvage porteur au H5N1 est confirmé dans le Land du Vorarlberg. Il avait été trouvé à Hard du côté autrichien du lac de Constance (la ville était déjà en zone de protection), près de la Suisse.

Belgique

Le virus n'est pas signalé dans le pays, mais la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux alerte sur le fait que ces dernières semaines, des dizaines d'oiseaux de proie ont été retrouvés abattus ou empoisonnés dans toute la Belgique. Préparant la période de reproduction des faisans et autre perdrix, de nombreux chasseurs et gardes-chasses tentent de faire le vide sur le territoire en ce qui concerne les prédateurs naturels.
Les associations ornithologiques font le même constat de manière cycliques. La première l'été, alors que les derniers lâchers de gibier d'élevage (faisans, perdrix) légaux sont opérés ; la seconde en fin de l'hiver, à l'aube de la période de reproduction pour le petit gibier. De nombreux chasseurs n'ont pas encore compris la fonction essentielle des rapaces qui mangent les animaux malades en priorité et contribuent ainsi à la bonne santé des populations sauvages. Ils veulent tuer tous les prédateurs potentiels afin de 'réserver' le gibier aux seuls chasseurs.
Le 17 février, à Howardries (sud de Tournai), une caisse en bois jetée par-dessus une barrière dans un site contenait les cadavres de plusieurs pigeons, d'une poule et… de deux buses variables empoisonnées. L'une d'elle avait encore l'appât dans son bec.
Trois jours plus tard, le 20 février, le Centre de Revalidation pour Oiseaux Handicapés (CROH) de Wéris (Durbuy) récupérait une autre Buse variable blessée par balle. Elle avait été récupérée dans un champ à quelques mètres d'une cabane de chasse. L'oiseau est mort.
Le 22 février, le CROH de Héron (près d'Andenne) récupéra une buse empoisonnée à l'Aldicarbe, un reste de haché empoisonné toujours figé dans le bec.
À Bruxelles même, ces 3 dernières semaines, 3 Buses variables ont été trouvées empoisonnées en Forêt de Soignes et à Watermael-Boitsfort. Idem en Flandre avec le 10 février, un Milan royal trouvé empoisonné à Neerpelt (nord du Limbourg) et d'autres rapaces (buses, éperviers, autours) dans d'autres provinces.
La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux s'est constituée partie civile dans la plupart de ces affaires. L'association continue de dénoncer ces pratiques barbares et illégales qui entachent et discréditent le monde de la chasse.
Les oiseaux empoisonné (illégalement) peuvent être confondus avec des oiseaux morts de grippe aviaire ou les cacher.
  • Abandons (comme en Allemagne et localement en France) de dizaines d'oiseaux domestiques et d'élevage, lâchés illégalement dans la nature (communiqué 23 février 2006) :
La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) s'inquiète (…) Pris de panique, de nombreux propriétaires de canaris, perruches et autres perroquets lâchent volontairement leurs oiseaux dans la nature, faisant courir des risques graves non seulement à leurs anciens protégés, mais également à tout l'équilibre de notre avifaune.
Le 22 février, un propriétaire inconscient et apeuré est observé aux abords des étangs Mellaerts, à Woluwé-St-Pierre, alors qu'il lâchait canaris et perruches. Des cas similaires ont été observés un peu partout et relatés à l'association qui rappelle qu'outre que ces oiseaux ont peu de chance de survivre (ils mourront rapidement de froid et/ou de faim), ceux qui parviendront à s'en sortir peuvent perturber les écosystèmes (ex : des perruches à collier libérées volontairement par les anciens gestionnaires du Meli Park, au Heysel, se sont multipliées rapidement et de manière inquiétante, mais on trouve aussi des perruches jeunes-veuves, perruches Alexandre, canards mandarins, tortues à joues rouges, ouettes du Nil, écureuils de Corée, tamias rayés, grenouilles rieuses, crapaud buffles qui occupent maintenant les niches écologiques d'une ou plusieurs de nos espèces indigènes (au Royaume-Uni, les écureuils gris américains relâchés dans les jardins ont rapidement provoqué la quasi-disparition de l'écureuil roux naturel).
  • Fausse alerte : un Belge rentrant de Chine et ayant eu des contacts avec des volailles est soigné pour des symptômes grippaux, mais sans détresse respiratoire, ce qui laisse penser qu'il ne s'agit pas du H5N1, ce qui sera confirmé les jours suivants.
Néanmoins par précaution, en attendant les résultats, les autorités sanitaires ont identifié les personnes avec lesquelles le patient a été en contact étroit.
  • Mercredi 8 mars 2006 : le fond sanitaire belge dédommagera les entreprises victimes du H5N1 s'il apparaissait en Belgique dit le ministre belge de la Santé publique, Rudy Demotte, en commission Santé publique de la Chambre. 50 % des dédommagements seront financés par l'Europe annonce-t-il.
  • Dimanche 12 mars 2006 Si le H5N1 apparaît en Belgique, l'AFSCA envisage d'interdire les engrais de poulet et des produits dérivés, le transport d'animaux biongulés, des chevaux, du fumier, des litières et des œufs provenant d'une exploitation agricole active aussi dans l'élevage de volailles.

Chypre

  • Lundi 30 janvier 2006 : un oiseau mort est porteur du virus H5N1 dans la partie nord du pays.

Danemark

  • Dimanche 12 mars 2006 : une buse est trouvée morte près du rivage de Svinoe, Près de Naestved, à 70 km au sud de Copenhague.
  • Mercredi 15 mars 2006 : le H5 est confirmé pour la buse. Une zone de protection et de sécurité est instaurée par précaution dans le sud-ouest de l'île du Seeland (mer baltique).
  • jeudi 16 mars 2006 : selon l'institut de recherche alimentaire et vétérinaire danois, la buse était bien porteuse du H5N1. Le laboratoire de référence de l'UE doit encore confirmer cette analyse.
  • Vendredi 17 mars 2006 : chez 9 cygnes sauvages trouvés morts sur l'île d'Aeroe à environ 170 km au S-W de Copenhague, on détecte un virus H5. Une zone de protection est mise en place sur l'île.
- Carte de l'île
- Image satellite
  • Lundi 20 mars 2006 : le pays confirme que 9 cygnes étaient porteurs d'un virus H5N1 HP (sous réserve d'une confirmation par le laboratoire référence pour l'UE).
  • Mardi 28 mars 2006 : la buse trouvée morte le 14 mars portait bien le H5N1 confirme le laboratoire de référence de l'UE. C'est le 1er cas confirmé dans le pays. 11 autres cas ont été détectés depuis, qui ont justifié l'établissement de zones de quarantaine et de surveillance/
  • Lundi 15 mai Les autorités danoises ont confirmé à la Commission européenne un foyer de grippe aviaire dans un élevage de volailles privé en Fionie. Deux poules et un paon dans cet élevage comptant environ 1000 volatiles ont été trouvés porteurs du virus.

C'est la première fois que le H5N1 est découvert au Danemark dans un petit élevage privé.

  • Deux cas en élevage de gibier sont détectés en Juillet 2006 ;
- Mercredi 5 juillet 2006 : un foyer aviaire est suspecté à Loevel (Comté de Viborg) dans le couvoir d'un élevage cynégétique (de gibier ; canards colverts et faisans), ainsi qu'oies domestiques de différentes espèces, et différentes espèces d'oiseaux d'ornements).
L'élevage contenait 19 779 oiseaux (qui ont tous été détruits. Le diagnostic positif sera confirmé par PCR le Mercredi 19 juillet 2006 ; la séquence d'acides aminés au niveau de la zone de cliavage révéle un profil jugé faiblement pathogène.
- Mercredi 19 juillet 2006 : 15 jours après le cas de Loevel, un nouveau foyer est signalé à Illebolle (Compté de Funen) également dans un élevage de gibier un peu plus petit contenant un peu plus de 7 000 canards (qui tous ont été détruits). Il s'agit encore d'un virus peu pathogène.
La source des virus est classée "inconnue ou incertaine" pour l'OIE.
Les Mesures ont été : abattage sanitaire ; mise en interdit de l'exploitation atteinte ; contrôle des déplacements à l'intérieur du pays ; zonage ; désinfection des établissements infectés. la vaccination reste interdite dans le pays.
La destruction des animaux s'est achevée le 12 juillet 2006 à Viborg et le 20 juillet 2006 à Funen.
- Vendredi 28 juillet 2006, les autorités vétérinaires ont approuvé la désinfection de l'exploitation atteinte à Funen, mais on pour l'élevage de Viborg où le travail devait se poursuivre.
  • Jeudi 10 août 2006 ; Le pays fait savoir à l'OIE qu'il considère que les foyers de grippe aviaire détectés sur son territoire (début : 16 mai 2006, signalé le 18).sont clos, aucun nouveau virus hautement pathogène n'ayant été détecté hors de l'exploitation atteinte dans les zones de protection et de surveillance par les examens cliniques et/ou de laboratoire. La destruction des animaux s'est achevée le 18 mai 2006 et la désinfection de l'exploitation atteinte le 29 mai 2006. La zone de restriction a été levée le 30 juin 2006.

Espagne

  • Vendredi 7 juillet 2006 : le ministère espagnol de l'Agriculture annonce que des analyses en laboratoire ont confirmé un premier cas du virus hautement pathogène H5N1 de la grippe aviaire. Les premières informations données par la presse divergent, certaines évoquant un grèbe et d'autres un canard (les informations ultérieures confirmeront qu'il s'agissait d'un grèbe huppé trouvé dans les marais du Parc Naturel de Salburua, près de Vitoria-Gasteiz et de Vitoria, dans le pays basque au Nord-Ouest de l'Espagne.
- Une zone de protection d'un rayon de trois kilomètres a été établie autour du lieu de découverte du cadavre.
- Une autre zone, dite de surveillance, d'un rayon de 10 km, a été établie, conformément aux prescriptions de l'OIE.
- À l'intérieur de ces zones, le transit d'oiseaux de basse-cour a été interdit ainsi que la concentration d'oiseaux et la chasse aux oiseaux sauvages.
Cette zone est assez proche de la baie de San Sebastian, où la grippe improprement dite "espagnole" semble avoir démarré en espagne en 1918. Le gouvernement espagnol et l'Europe n'ont publié que très peu d'information sur ce cas durant la période touristique de juillet 2006. Il semble que les autorités aient attendu une semaine, le temps de faire deux analyses de confirmations en laboratoire pour signaler le cas et mettre des mesures en place. La qualité de membre de l'Union Européenne imposait à l'Espagne d'informer immédiatement l'Europe et de prendre aussi rapidement que possible des mesures adéquates en matière debiosécurité.Le gouvernement régional Basque justifie ce délai d'information et d'action dans la presse (El Pays) par le motif qu'il doutait de la fiabilité des premiers essais effectués par le laboratoire Neiker et qu'il n'a pas voulu alarmer le public. tous les experts sont pourtant unanimes sur l'importance de la promptitude à informer et agir en cas de début d'épidémie ou de zoonose fortement contagieuse. Le CDC européen (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ou CEPCM), situé à Stockholm ne peut élaborer de stratégie pertinente sans être immédiatement informé de ce types de cas).
En Espagne à cette époque, les volailles élevées à proximité de zones humides devaient déjà être enfermées. le 7 juillet 2006, la région de Madrid a imposé le confinement de toutes les volailles, même éloignées des zones humides, et d'autres régions s'apprêtaient à faire de même. Mais cette réglementation n'est pas toujours respectée ou n'est pas rapidement respectée.
  • Mercredi 9 août 2006 : l'alerte Grippe aviaire est officiellement levée à Salburua et la quarantaine terminée dans le périmètre de sécurité autour du parc naturel. Les 234 analyses faites en juillet 2006 sur des oiseaux sauvages ou en captivité dans cette zone n'ont révélé aucun nouveau cas de H5N1 HP. Ce cas isolé n'est pas expliqué.

Rappel : Le grèbe huppé est un petit migrateur souvent sédentaire, se déplacant vers le littoral quand il gèle en hiver.

Finlande

Mai 2006 : Plusieurs centaines de pigeons et vanneaux huppés (mais aussi plus d'une vingtaine de cygnes, alors que d'autres oiseaux d'eau semblent épargnés) sont morts depuis pâques sur la petite île de Jurmo (Archipel de Turku, Finlande). le service postal ayant refusé de transporter des cadavres d'oiseaux, et le vétérinaire officiel étant intervenu tardivement à cause du gel, les insulaires ont incinéré les cadavres qu'ils ont trouvé sur leurs propriétés. Les autorités ne semble s'être inquiétées qu'après la mort signalée de cygnes.
Cette mortalité pourrait être due à des pesticides, ou au froid, mais elle inquiète les experts ( Cf. notamment le H5N1 qui a fortement touché le danemark il y a qqs mois.)

France

France, février 2006

  • Samedi 11 février 2006 : il fait froid dans la région. Plusieurs canards sont trouvés morts sur un étang gelé de la commune de Joyeux dans les Dombes. L'ONCFS de Birieux, prévenu, envoie un agent technique de l'environnement (Gérard Racine) du réseau SAGIR qui trouve 7 oiseaux morts, tous des canards milouins dont 4 ont été partiellement consommés par des prédateurs (corneilles ?). Il les ramène au laboratoire vétérinaire de Bourg.
  • Lundi 13 février 2006, les médias font savoir que des examens sont en cours pour déterminer si huit autres oiseaux migrateurs trouvés morts mardi sur des plages de Capbreton (Landes), sont porteurs de la grippe aviaire.
  • Aucun signe de grippe aviaire pour les onze étourneaux retrouvés morts mardi 7 février au pied d'un arbre à Mâcon, selon la préfecture de Saône-et-Loire.
  • Soupçon de grippe aviaire sur trois malades hospitalisés à l'île de la Réunion après un séjour en Thaïlande, où ils avaient visités un parc ornithologique.
  • Des tests pratiqués sur une dizaine de personnes, ayant voyagé dans un pays touché, sont tous négatifs, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS).
  • Mercredi 15 février 2006 : Un virus H5 est détecté sur un des 7 oiseaux analysés et autopsiés. Les échantillons sont envoyés en urgence au laboratoire de l'agence française de sécurité sanitaire et alimentaire (AFSSA) de Ploufragan (Bretagne).
  • Vendredi 17 février 2006 : en milieu d'après-midi, le préfet de l'Ain est informé qu'il s'agissait bien du H5N1.
L'Agence France Presse diffuse l'information. En fin d'après-midi les médias sont à Joyeux. Un périmètre de sécurité autour du village est vite mis en œuvre par la préfecture. Les volailles sont confinées.
  • Jeudi 23 février 2006: le préfet de l'Ain Michel Fuzeau confirme un second cas de grippe aviaire (également un canard milouin, découvert une semaine auparavant près du plan d'eau de Bouvent à Bourg. Le préfet active le dispositif prévu.
Dans l'après-midi, des fuites évoquent une mortalité anormale chez les dindes d'un élevage industriel à Versailleux. Le préfet confirmera l'information à 18 h 30. 11 000 dindes devront être euthanasiées par précaution, sans attendre confirmation du diagnostic.
Dans la matinée, la France apprend par les médias son 1er cas de grippe aviaire hautement pathogène à H5N1 dans un élevage industriel de dindes, dans le village de Versailleux (Ain) (258 habitants).
Sur 11 000 dindes enfermées dans les locaux, 400 sont mortes en quelques heures avec les symptômes de la grippe aviaire.
Cet élevage est est contigu à la commune de Joyeux, et il est construit en bordure de l'étang de Chapelier, à quelques centaines de mètres du lieu où a été découvert le premier canard sauvage infecté par le H5N1, au cœur de la région des étangs à 37 km de Lyon et 30 km de bourg en Bresse.
Conformément aux recommandations et principes de la FAO et de l'OIE, de l'Union européenne et du Plan national, un plan d'urgence a été déclenché par la préfecture : après que les éleveurs aient signalé une mortalité anormale, l'exploitation a été isolée, une zone de protection de 3 km et périmètre de surveillance de 7 km ont été établis. Tous les animaux ont été abattus par précaution avant la fin de l'après midi sans attendre les résultats des analyses, sous l'autorité du préfet de l'Ain Michel Fuzeau. Onze barrages de gendarmes ont bloqué toutes les entrée-sortie dans le périmètre. Et près du parc ornithologique voisin (fermé pour la circonstance), les gendarmes ont dès le lendemain inspecté les voitures pour vérifier qu'elles ne transportaient pas de volailles.
Les 11 000 cadavres ont été transportés vendredi 24 par camions et sous escorte de gendarmes à Viriat (Ain) où ils ont été incinérés.
Les éleveurs ont été pris en charge par les médecins de l'hôpital de Bourg-en-Bresse, qui leur ont donné un traitement préventif (Tamiflu), ainsi qu'au vétérinaire de l'exploitation et à un électricien ayant travaillé sur le site.
Après une 1re analyse à Bourg-en-Bresse, des prélèvements faits par la DSV ont été envoyés à Ploufragan par avion.
Le 1er ministre avait jeudi 23 promis les résultats des test "dans les prochaines heures".
Le matin, D. Bussereau (ministre de l'Agriculture) indique à la télévision (France 2) que les dindes sont mortes d'un virus H5, précisant qu'il n'avait pas encore "les éléments complets" pour savoir s'il agissait bien du virus A H5N1 HP.
De plus, 15 autres oiseaux morts, dont des cygnes, sont en cours d'analyse dans l'Ain selon les médias. Le préfet rappelle que tous les habitants doivent déclarer en mairie tous les oiseaux qu'ils ont chez eux à l'intérieur ou dehors, confinés.
En début d'après-midi, quatre nouveaux foyers sont confirmés (sous réserve d'analyses complémentaires) avec quinze cygnes morts à Versailleux, Birieux, Marlieux, Villars-les-Dombes, et Sandrans.
La France prend un arrêté interdisant l'importation des produits à base de volaille ou plumes à partir des pays contaminés.
- On soupçonne un H5N1 sur un cygne mort près de Millau (source : Préfecture, DSV de l'Aveyron, 21 février 2006).
- Dans un autre département (Lozère) on enquête après la découverte mercredi 22 février 2006 de 6 poules dont 5 mortes, le cou tordu, et une vivante - sur une aire de repos le long de la route nationale 9, à une trentaine de kilomètres de la préfecture (Mende). Elles ont été déposées dans un endroit escarpé, qui a été depuis désinfecté dans une zone où ne se trouve aucun élevage.
Rappel : Abandonner des animaux morts dans la nature est en France passible de contravention et en cas de présence du H5N1, cet acte pourrait être requalifié en délit.
Ce jour, après la découverte de cinq cas nouveaux suspects (5 cygnes) dont certains autour de la commune de Versailleux, 1/3 du Département de l'Ain est classé en « zone de surveillance »,
160 communes doivent installer des pédiluves dans les zones de protection et de surveillance, et confiner toutes les basses-cours.
Tous les détenteurs d'oiseaux ou de volailles que ce soit de basse-cour, d'ornement, de gibiers d'élevage, etc. « sont tenus de se faire connaître dans les mairies ».
Vendredi 24 matin, une explication proposée est que des fientes de canard sauvage auraient pu contaminer la paille de litière, hypothèse annoncée par l'agence de communication travaillant pour la Fédération des industries avicoles (FIA).
Rem : la paille était entreposée à l'abri, mais les rouleaux étaient déposés au sol avant d'être rentrés manuellement. Les pailles sont maintenant généralement rentrées ou emballées, il arrive d'y trouver des animaux morts tués par les moissonneuses batteuses, dont des oiseaux qui nichaient dans les champs. La paille peut-être aussi fréquentée par des souris ou des rats.
  • Samedi 25 février 2006 : le virus A H5N1 HP (Hautemetn pathogène) a été officiellement confirmé dans la nuit du 24 au 25, quelques heures avant l'ouverture du salon de l'Agriculture. C'est le 1er cas dans un élevage français et dans l'UE. Il est jugé d'autant plus préoccupant qu'il n'a suivi que de quelques jours la 1re découverte d'un canard sauvage touché, et qu'il concerne un élevage qui devait être confiné « depuis le début de la semaine », selon la presse. Une enquête a été ouverte pour tenter de comprendre comment le virus est entré dans l'élevage.
"Ce qui nous inquiète c'est que l'élevage se situe dans le périmètre de protection que nous avions mis en place pour le premier canard" porteur du virus H5N1’ (dont le cas a été révélé le samedi 18 février), commentait D. Bussereau.
Comment ces animaux ont-ils été contaminés ? Jeanne BRUGÈRE-PICOUX (École vétérinaire d'Alfort) rappelle que les dindes sont plus sensibles que les poules à la grippe aviaire et que la contamination peut aussi se faire par les chaussures (aux pays bas en 2003, des élevages confinés semblent avoir été contaminés par des militaires qui ne portaient pas de bottes et ne désinfectaient pas leurs chaussures dans des pédiluves). Une seconde hypothèse posée par l'éleveur est que des journalises auraient pu amener des fientes sous leurs chaussures. Ils ne sont pas entré dans le hangar d'élevage, mais ils sont passés devant.
  • Dimanche 26 février 2006 : Suspicions à la frontière franco-belge. En courant sur la route d'Houplines, entre le Bizet et Houplines, côté belge, un jogger dénombre quatre cadavres de rapaces et un faisan mâle mort, non loin de la Deûle, cours d'eau qui localement fait la frontière entre la Belgique et la France. En rentrant chez lui, il prévient la préfecture du Nord, qui prend note qu'elle ne peut intervenir mais qu'elle avertira les autorités belges. Le lendemain, le jogger retrouve les cadavres qui n'ont pas été ramassés, et à nouveau jeudi soir, dont l'un a été en partie mangé par un animal. Samedi la Voix du Nord explique que la police de Warneton s'en est occupée après avoir été contactée par des journalistes. Cette anecdote montre l'importance de contacts suivis entre départements, régions et pays frontaliers.
Une semaine après, pas de nouvelles des analyses (si elles sont été faites).
  • Mardi 28 février 2006 : le ministère de l'Agriculture confirme la présence du H5N1 sur un cygne sauvage trouvé mort le 21 février sur le territoire de la commune de Monthieux. Ce virus présente une forte parenté avec celui détecté le 18 février à Joyeux. Les mesures de protection et de surveillance habituelles ont été mises en place.
  • Fin février 2006 : recensement de tous les élevages d'oiseaux ou des gens qui possèdent des oiseaux ou volailles.
De nombreux habitants ne recevront le courrier de leur mairie que la 1re ou seconde semaine de Mars.

France, mars 2006

  • la zone de protection et de surveillance passe de 170 communes à près de 300, couvrant toute la Dombes en touchant sur quatre départements tous les sites où des oiseaux sauvages et l'élevage (dindes) ont été contaminés par le H5N1 HP.
  • « Dans l'immédiat et en vertu du principe de précaution, il est demandé aux propriétaires de chats de ne pas les laisser divaguer dans les zones ou le virus H5N1 a été détecté » a demandé Dominique de Villepin lors de sa conférence de presse mensuelle.
  • La presse relaye les préoccupations quant aux premiers impacts économiques : Les restrictions aux exportations françaises de produits avicoles de la part de 43 pays touchent 14% des exportations totales de viande de volaille et 10% de celles des volailles vivantes, selon le ministère du Commerce extérieur. Hors UE, le pourcentage des exportations concernées monte à 33% pour les viandes de volaille et à 44% pour les volailles vivantes. Pour les produits "traités thermiquement", dont le foie gras, les chiffres sont de 2% des flux totaux et 14% vers les pays hors UE. Le ministère a annoncé mardi soir que 43 pays avaient décidé d'imposer un embargo total ou partiel sur leurs importations de volailles françaises et de produits dérivés en raison de la crise de la grippe aviaire. Aucun n'est membre de l'UE.
  • Onze nouveaux cas d'oiseaux sauvages sont reconnus infectés par le virus H5N1 aviaire (un héron, un canard et neuf cygnes) selon le ministère de l'Agriculture.
  • Selon le Nouvel Obs, les douanes ont effectué fin 2005 plusieurs visites d'entrepôts illégaux en Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne et ans le Val-d'Oise où elles sont saisi un volume important de volailles illégalement importées de Chine via Rotterdam et/ou Anvers.
  • Un Virus H5 est détecté sur le littoral du Pas-de-Calais dans le nord de la France. Après l'alerte H5 dans un élevage de dindes, la préfecture du Département du Pas-de-Calais annonce qu'un virus H5 a priori "faiblement pathogène" a été trouvé sur neuf mouettes et un goéland morts à Dannes non loin de l'Autoroute A16 entre le port d'Étaples et celui de Boulogne-sur-Mer. En se basant sur les premières analyses du laboratoire national de Ploufragan (Bretagne) la préfecture assure que "c'est la grippe aviaire, mais ce n'est pas celle qui est très pathogène, le virus H5N1" .
- Des ornithologues notent que tous les sites français concernés sont des sites où les oiseaux sont susceptibles de souffrir de saturnisme suite à l'ingestion de grenaille de plomb, ce qui peut affaiblir leur immunité. Dannes était aussi connu pour sa cimenterie et sa décharge qui alimentait des milliers de mouettes et goélands. Les ornithologues se souviennent aussi d'une mortalité de 15 000 à 30 000 mouettes environ 10 ans auparavant sur ce secteur, attribuée à une forme rare de botulisme,sévissant habituellement dans les zones plus circumpolaires.
Ce secteur est également situé juste au nord de la commune d'Étaples où certains experts estiment qu'un précurseur du virus pandémique de 1918 aurait pu naître ou se développer (hypothèse citée dans le livre « pandémie, la grande menace », des Pr Bricaire et Derenne, page 163).
  • Suspicions dans le Nord : un jogger français a trouvé 4 à 5 rapaces morts à Houpline côté belge. La préfecture aurait prévenu la Belgique, mais les cadavres n'ont pas été ramassé rapidement (Des articles évoquent aussi de nombreux oiseaux empoisonnés par les chasseurs belges en cette saison, pour qu'ils ne mangent pas le gibier élevé et relâché).
  • Chats et chiens :
L'AFSSA recommande aux propriétaires de garder le "contrôle effectif" de leur animal dans les zones où des volatiles ont été infectés. Elle estime dans un communiqué que "le risque d'infection du chat est nul" dans les zones exemptes d'oiseaux infectés par le virus.
Dans les zones infectées, "toute mortalité anormale de chats doit faire l'objet d'une investigation vétérinaire approfondie".
Il est en outre recommandé dans les zones touchées de ne pas laisser à proximité des exploitations de cadavres d'animaux, déchets organiques ou tout aliment susceptibles d'attirer les chats errants et autres carnivores domestiques errants ou sauvages.
- L'Éducation nationale déconseille aux enseignants de science naturelle de disséquer et observer les Pelottes de rejection, d'utiliser des œufs crus, d'observer des plumes d'oiseaux.
  • Le confinement des chats et des chiens est imposé dans les zones touchée par le virus.C'est une première en France.
Un Arrêté du ministre de l'agriculture (JO du samedi 4 mars 2006) stipule que dans les Dombes (Ain) et jusqu'à nouvel ordre « les chats doivent être enfermés et les chiens tenus à l'attache ou enfermés ». Les chiens peuvent circuler sur la voie publique «  tenus en laisse ou sous le contrôle direct de leur maître ».
Les chiens et chats peuvent être transportés en cage, en panier fermé ou à l'intérieur d'un véhicule.
Dans les zones exemptes d'oiseaux infectés par le virus, le risque d'infection du chat est jugé nul selon l'AFSSA précise le ministère de l'agriculture. Le ministère demande aux propriétaires de « ne pas abandonner les animaux de compagnie, comme on l'a vu ces derniers jours » et de ne faut pas toucher les chiens et chats trouvés morts mais d'en informer les services vétérinaires départementaux.
  • Pas-de-Calais : Après une fausse alerte dans un élevage de dindes, la préfecture annonce cette fois qu'un virus H5 a priori "faiblement pathogène" a été trouvé sur neuf mouettes et un goéland morts vendredi 3 mars 2006 sur le littoral à Dannes non loin de l'Autoroute française A16 entre le port d'Étaples et celui de Boulogne-sur-Mer. En se basant sur les premières analyses du laboratoire national de Ploufragan, la préfecture assure que "c'est la grippe aviaire, mais ce n'est pas celle qui est très pathogène, le virus H5N1" .
  • L'AFSSA confirme le H5N1 HP chez un canard sauvage trouvé mort le 28 février 2006 sur le territoire de la commune de Prevessin-Moens (Ain). Et la DSV craint qu'une buse trouvée morte à Saint-Marcel-en-Dombes soit aussi porteuse du virus.
  • un cygne porteur du H5N1 est retrouvé à Saint-Mitre-les-Remparts dans les Bouches-du-Rhône,
  • LA PROVENCE EST TOUCHEE, confirme le labo de Ploufragan :
    Le H5N1 HP est confirmé sur un cygne sauvage trouvé mort par des promeneurs sur les berges de l'étang du Pourra, un site de promenade, mais surtout de chasse à la bécasse et aux canards, au Nord-Est de la cimenterie Lafarge, à Saint-Mitre-les-Remparts (5.500 habitants) près de l'étang de Berre à 40 Km de Marseille, 50 Km d'Aix-en-Provence et 40 Km d'Arles, dans le département des Bouches-du-Rhône en Camargue (région Provence-Alpes-Côte d'Azur).
    La trouvaille date du 25 février 2006 (et non du 28 février comme d'abord annoncé par le ministère de l'Agriculture). Deux autres cygnes trouvés les jours précédents sont en cours d'autopsie, avec près d'une dizaine d'autres animaux selon la DSV.
Ce secteur est située sous l'un des 2 grands couloirs de migration aviaire qui relient l'Afrique à l'Europe.
Une quinzaine d'élevages et d'oiselleries y sont installés, maintenant inclus dans la zone de surveillance des 10 km. Trois élevages (confinés et non touchés par le virus à ce jour) dont l'un abrite 2 700 poules pondeuses, le 2e élevant des faisans (6 000) et perdrix et le troisième des poules et des canards sont eux situés dans la zone centrale de 3 km de rayon.
C'est la première zone très urbaine et très industrielle touchée en France, et c'est la première zone industrielle à être touchée en Europe. Elle sera plus difficile à contrôler puisqu'on trouve dans le nouveau périmètre de surveillance outre Saint-Mitre-les-Remparts, la ville de Martigues (43 490 habitants), Istres (39 500 habitants), Fos-sur-Mer (14 500 habitants) et Port-de-Bouc (16 686 habitants), soit près de 120 000 habitants desservis par un dense réseau routier et l'aéroport et l'hydro-aéroport « Marseille-Provence » de Marignane bien connu pour ses canadairs…
Les chats doivent être confinés et les chiens tenus en laisse.
La zone est touristique, mais aussi très industrielle et localement très polluée, avec des terminaux portuaires pétrolier, méthanier et minéralier, un port de marchandises, un complexe sidérurgique assurant le quart de la production française d'acier (SOLLAC), des raffineries de pétrole (Esso, Shell), des usines chimiques (Elf Atochem) et de constructions métalliques offshore (Eiffel), des unités de stockage et d'incinération de produits chimiques, une cimenterie, sans parler des dépôts pétroliers parmi un total d'environ 400 entreprises.
  • Réactions
On apprend que le salon de l'agriculture a connu une baisse de fréquentation de 20 %,
Le ministre s'est engagé à ce que les aides promises soient chez les agriculteurs dès lundi 6 mars.
Xavier Bertrand (ministre de la Santé) a annonce la création d'une commission d'évaluation du système de veille sanitaire, pour déterminer si celui-ci peut être amélioré, après les critiques adressées au gouvernement sur sa gestion de la crise sanitaire à La Réunion.
  • Alors qu'un douzième cygne infecté est confirmé dans le département français de l'Ain, dans la région des 1000 étangs (les Dombes), Dick Thompson, porte-parole OMS sur la grippe, répond à la presse qu'il estime que le risque d'une transmission du H5N1 à l'homme reste très faible venant d'un oiseau, et plus encore venant d'un autre animal comme le chat, mais que le risque de transmission du Chat vers l'Homme" ne peut pas être exclu dans l'état actuel des connaissances. Ce même jour, Reinhard Kurth, de l'Institut allemand de santé Robert Koch suppose que le chat mort pourrait avoir été infecté par la forme asiatique du virus, et signale aussi un nombre anormal de chats morts signalé en Irak les semaines précédentes.
  • Nouveau cas de grippe aviaire dans l'Ain près de la frontière Suisse.
  • Le 6 mars 2006, une association de défense des chats, « Au petit bonheur des chats » craint que la mairie de Port-de-Bouc ne veuille ramasser tous les chats errants le 7 mars pour les mettre en fourrière et les euthanasier dans les huit jours». La mairie n'a pas pu être jointe précise la presse (http://www.tageblatt.lu).
  • Le maire de Fos-sur-Mer a demandé aux industriels de la commune de l'aider à récupérer les nombreux chats errants de la zone et de les conduire dans le refuge municipal, où a-t-il précisé, ils ne seront pas tués. La DSV a envoyés à analyser des échantillons de 47 oiseaux morts depuis une dizaine de jours.
  • Un peu plus au nord, Dans une lettre adressée à ses concitoyens propriétaires de volaille, le maire de Saint-Baudille-de-la-Tour (Isère) croit bon d'appeler, au nom de la "prévention" de la grippe aviaire, à "l'éradication d'un certain nombre d'espèces de charognards ou de carnassiers sauvages", citant pèle-mêle renards, fouines, belettes, corbeaux, pies, buses et autres rapaces sédentaires… (http://www.action-nature.info/actu.htm)
  • Nombre d'ornithologues s'inquiètent que certains élus ou gouvernements ont demandé aux chasseurs d'éliminer les migrateurs, et que d'autres proposent d'assécher les zones humides pour empêcher les oiseaux de se poser. Des nids d'oiseaux nichant près de l'homme, comme ceux de l'Hirondelle rustique (Hirundo rustica) ou de la Cigogne blanche (Ciconia ciconia) ont été détruits. Aucune de ces décisions ne permettrait de limiter la progression de la grippe, elles pourrait même la favoriser note selon le site ornithomedia http://www.ornithomedia.com/magazine/mag_art283_1.htm .
plusieurs ONG s'émeuvent de ce que le maire de Saint-Baudille-de-la-Tour, en Isère a demandé aux chasseurs de la commune d'éradiquer les renards, fouines, belettes, putois, corbeaux, pies, buses et autres rapaces sédentaires (bien que protégés), au motif qu'ils pourraient êtres vecteur du virus de la grippe aviaire H5N1. Pour l'ASPAS (Association de sauvegarde et de protection des animaux sauvages), certains maires ont également demandé à leurs habitants de détruire les nids d'hirondelles (ce qui est interdit) sous prétexte qu'elles seraient, elles aussi, sensibles à l'épizootie aviaire…
  • L'AFSSA prépare un nouvel avis sur la vaccination des volailles, analysant les risques et les mesures à prendre au regard de l'évolution de la situation.
  • Bourgogne : à Sens, dans l'Yonne, vers 8h du matin, des policiers prévenus par un riverain tirent sur 3 canards perchés sur une oie morte. Deux canards sont récupérés pour analyses, le troisième est perdu.
  • Renard et chien… selon Jeanne Brugère-Picoux, ils ne sont pas sensibles au virus influenza H5N1 dans l'état actuel de nos connaissances (…) Les chiens sont tenus en laisse, non par risque pour cette espèce mais pour éviter qu'ils déplacent un animal mort. Elle rappelle qu'aucun oiseau sauvage n'a été trouvé mort porteur du virus H5N1 en Afrique. La contamination du Nigéria serait liée à des importations frauduleuses de volailles ou de poussins ou cannetons de un jour de Chine et/ou de Turquie.
  • Alors que 46 pays hors-UE ont décrété un embargo total ou partiel sur la volaille française, un communiqué publié suite à une réunion sur la consommation de volailles présidée par le 1er ministre, annonce que le Gouvernement va demander aux acheteurs étrangers d'accepter de régionaliser l'embargo aux seuls produits à risque issus des seuls départements touchés par le virus et uniquement quand le virus est présent dans des élevages.
Cela s'est déjà fait aux Pays-Bas en 2003, mais pour un virus réputé bien moins dangereux, et la confiance des acheteurs nécessite un contrôle strict des flux dans le pays.
  • Réaction de la FNSEA : Luc Guyau, le président de l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture(APCA) annonce prévoir des "cellules de veille" dans les Chambres d'agriculture concernées par la zoonose, pour réagir en en cas de difficulté : relations avec les agriculteurs, avec les pouvoirs publics, avec les médias et le grand public.
Les Chambres réaliseront des dossiers technico-économiques pour de mesurer l'impact de la crise et accompagneront les programmes de promotion des produits avicoles.
  • Mardi 14 mars 2006 : le département de l'Ain est confronté à l'impossibilité de commercialiser sa volaille donc l'abattage des animaux concerne jusqu'à 950 000 volailles.
Alors que des cygnes et canards et d'autres oiseaux continuent à mourir potentiellement de la grippe aviaire dans l'Ain, la DSV et le ministère de l'Agriculture annoncent que l'administration a cessé de compter les nouveaux cas. « On ne les ramasse plus et si on les ramasse on ne les analyse plus. Les analyses coûtent trop cher, on les limite aux oies, aux buses ou aux hérons », a déclaré jeudi Catherine Dupuy au Groupement de défense sanitaire (instance réunissant professionnels, vétérinaires et fonctionnaires). Les élus locaux et la population ou les découvreurs de cadavres d'oiseaux n'ont pas de retours, pas même sur un héron découvert plus de 8 jours avant.
- Dans le Pas-de-Calais ou dans d'autres départements où plusieurs cas suspects ont été découverts, l'administration n'a pas non plus révélé le type de virus qui a tué certains oiseaux possiblement morts de peste aviaire.
- De plus, après avoir reçu le soutien de l'État pour une campagne d'abattages pour destruction (ou « retrait »), les 135 éleveurs, situés dans la zone centrale sont, après les 21 jours réglementaires, autorisés à commercialiser leur production, alors que des oiseaux sauvages continuent à mourir dans leur environnement. Ils peuvent néanmoins continuer à détruire leurs volailles, en étant remboursé par un fond de compensation de 3 millions d'euros. Les destructions se font dans les mêmes abattoirs de la région que ceux qui fournissent les filières alimentaires - note le journal français Le Figaro.
Pour la journée internationale sans viande, le collectif antispéciste de Paris (http://antispesite.free.fr ) annonce qu'il déposera des « cadavres d'animaux » devant le CIV (Centre d'information des viandes) à qui il reproche d'inciter à la consommation de viande, sans information objective (« selon le CIV, ne pas manger d'animaux est un régime restrictif dangereux, thèse qui va à l'encontre de nombreuses études scientifiques ainsi que l'expérience de millions de végétariens à travers le monde ») et sans prise en compte éthique « de la souffrance de ces animaux, broyés, asphyxiés ou gazés vivants » « À quel moment reconnaît-il honnêtement n'accorder aucune valeur (sinon marchande) aux animaux ? » Au service de qui est-il ? Sa seule réponse à la grippe aviaire : “ Mangez du poulet, mangez du poulet ! ”.
  • Mardi 21 mars 2006 : l'État confirme que le grèbe huppé (Podiceps cristatus) présenté comme canard sauvage par de nombreux journaux, trouvé mort le 15 mars 2006 dans l'Ain était bien porteur du H5N1. Il avait été trouvé à Divonne-les-Bains près de la Suisse, non loin de Prévessin-Moëns où le cadavre d'un canard sauvage porteur du H5N1 avait été trouvé le 28 février 2006. Les prélèvements ont été transmis le 17 mars par le laboratoire départemental vétérinaire de l'Ain au laboratoire de Ploufragan. Les zones de protection (3 km) et de surveillance (10 km) prévues ont été mises en place, débordant sur le territoire suisse dont les autorités ont été prévenues.
- La zone de surveillance mise en place autour de l'élevage touché par la grippe aviaire dans la région de la Dombes sera supprimée à partir du 27 mars 2006.
- La France ainsi que le reste de l'Union européenne interdisent les importations de volailles vivantes et de viande de volaille d'Israël, où plusieurs élevages de volailles ont été contaminés par le virus H5N1.
  • Lundi 27 mars 2006 : la zone de surveillance des Dombes est levée.
  • Mardi 28 mars 2006 : l'INAO a accordé "à titre exceptionnel", et de manière non renouvelable, une dérogation pour le maintien de l'appellation d'origine contrôlée "Volaille de Bresse" (seul label AOC pur la volaille en UE), malgré les mesures de confinement. Le Comité Interprofessionnel de la Volaille de Bresse envisage que soit autorisé alimentaire de céréales, fibres végétales, minéraux et vitamines en substitution de l'alimentation en parcours herbeux extérieur.

France, avril 2006

Ce département était le seul en Bourgogne et en Franche-Comté à ne pas être concerné par ces mesures.
  • Samedi 22 avril 2006 : début d'un déconfinement dans la Bresse suite au nombre décroissant d'animaux retrouvé mort dans la région.
- Le dispositif de prévention de l'influenza aviaire dans l'Ain, qui a montré son efficacité puisqu'un seul élevage a été touché à ce jour, est en permanence adapté à l'évolution de la situation sanitaire dans ce département.
- L'Ain reste aujourd'hui le seul département français où des périmètres de protection sont encore en place.
- La découverte récente de deux cygnes infectés montre qu'il est nécessaire de rester vigilants et de maintenir des mesures de biosécurité dans les zones infectées. Compte tenu des enjeux sanitaires, seuls des éléments objectifs et une analyse épidémiologique justifient l'adaptation des mesures de prévention.
- Depuis le 1er janvier 2006, plus de 14 000 oiseaux sauvages morts ont été examinés en France, 64 d'entre eux se sont révélés positifs au virus H5N1 hautement pathogène, dont 63 dans l'Ain et un dans les Bouches du Rhône.
- Un exercice, préparé par le Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), se déroulera les 24 et 25 avril. L'objectif de cet exercice en salle est de tester la capacité de réaction des services centraux de l'Etat dans le cas où le virus A(H5N1) deviendrait, par mutation, transmissible entre humains.
- Cet exercice d'état-major se déroulera en deux séquences d'une demi-journée chacune, dans le souci de faire jouer les structures de gestion de crise dans leur configuration la plus opérationnelle et selon le plan gouvernemental de prévention et de lutte « Pandémie grippale » du 6 janvier 2006.
- La première séquence (situation 5A/5B du Plan Pandémie grippale) sera centrée sur la mise en œuvre de mesures destinées à freiner l'épidémie sur le territoire national.
- La seconde séquence (situation 6 du Plan Pandémie Grippale) sera centrée sur la gestion de l'extension d'une pandémie sur le territoire national.
  • Lundi 24 avril 2006 : La zone de protection autour de Versailleux, réduite mercredi à quatre communes, a été agrandie à huit
- Cette mesure fait suite à la découverte de deux nouveaux cygnes victimes du H5N1 dans le secteur, a annoncé la préfecture de l'Ain. Les oiseaux ont été trouvés morts cette semaine à Saint-Paul-de-Varax, dans les marais de la Dombes.
- L'étang se situe non loin d'autres étangs où avaient été collectés les derniers cas d'oiseaux sauvages victimes du virus a indiqué la préfecture.
- En conséquence, le préfet de l'Ain a pris un arrêté qui vient délimiter une nouvelle zone de protection qui comporte désormais huit communes: Lapeyrouse, Le Plantay, Marlieux, Saint-André-le-Bouchoux, Saint-Germain-sur-Renon, Saint-Paul-de-Varax, Versailleux et Villars-les-Dombes.
  • Mercredi 26 avril 2006 : Un nouveau cas de grippe aviaire H5N1 a été confirmé chez un cygne mort retrouvé le 18 avril en bordure d'un étang de l'Ain, département le plus touché par le virus en France.
- L'animal touché dans l'Ain a été découvert dans la zone de protection mise en place après la découverte de cygnes contaminés par le virus de la grippe aviaire et du premier cas d'élevage touché de l'Union européenne.
- Le cygne mort a été retrouvé en bordure de l'étang Rouland à Villars-les-Dombes, un secteur déjà concerné par des cas similaires, et ne modifie donc en rien la délimitation des zones de protection et de surveillance déjà en place, a expliqué la préfecture de l'Ain.
- Toutefois, la levée théorique de ces mesures se trouve repoussée de 31 jours, sous réserve qu'aucun autre cas ne soit révélé d'ici là, a précisé la préfecture.

France, après mai 2006

  • Six mois après l'apparition du H5N1 dans les Dombes, le tourisme a chuté en fréquentation de 20 à 30 % en juillet, selon l'ODT (Office départemental du tourisme), mais l'image de la région reste bonne (sondage Ipsos juin 2006) commandé par le département de l'Ain, qui début août a lancé une campagne de publicité et offres promotionnelles pour attirer les vacanciers dans la Dombes. Les campings estiment cependant avoir eu « une saison correcte ». Ce sont les restaurateurs qui ont souffert, au printemps semble-t-il.

Un arrêté (du 4 août 2006, JO du 17 août 2006) du Ministère de l'agriculture lève les dernières mesures exceptionnelles de confinement qui étaient encore en vigueur des les 64 communes de la Dombes (Ain). Les éleveurs doivent continuer à appliquer les consignes normales de biovigilance.

Aout 2006 ; A Beuvry dans le Département du Pas de calais, des cygnes et canards morts ont été repérés par la population, et signalés à la Mairie. Le premier cas de cygne mort, dans la gare d'eau de Beuvry, a été cité par les journaux Nord-Eclair et La Voix du Nord (qui précise que personne n'est venu analyser la carcasse du cygne, dans l'édition de Béthune, du 6 août 2006). Les mortalités sont a priori attribuées à des bactéries (On pouvait soupçonner le botulisme, car cet évènement faisait suite à une période de températures élevées, dans une région où l'eutrophisation des eaux superficielles est courante, et alors qu'un curage du canal était en cours.

Grèce

Grèce, janvier 2006

  • 30 janvier 2006 : à Paralia-Katerini un pêcheur ramène un cygne mort trouvé en mer près de la côte, envoyé au laboratoire national de référence.
  • 31 janvier 2006 : à Stavros, on trouve un cygne trouvé mort sur la côte, qui est envoyé au laboratoire national de référence.

Grèce, février 2006

  • 1er février 2006 : à Néi Epivatès, un autre cygne est trouvé mort sur la côte, également envoyé au laboratoire national de référence.

Dans les 3 cas précédents, les cygnes selon les autorités vétérinaires grecques proviendraient tous d'un groupe arrivé vers le 10 janvier, probablement venus du nord poussé par le froid.

  • 3 février 2006 : un pêcheur trouve un cygne mort en mer près du village d'Asprovalta. Le même jour, les autorités côtières détectent un autre cygne trouvé mort en mer par un pêcheur près de Thessalonique. Les 2 cygnes sont analysés par le laboratoire national de référence.
  • 9 février 2006, les autorités vétérinaires de Thessalonique entament des recherches épidémiologiques dans toute la préfecture et appliquent des mesures de biosécurité aux élevages des volailles, établissements d'oiseaux en captivité et animaleries et aux de basse-cour dans des villages de toute la préfecture.
  • 10 février 2006 : un cygne (Cygnus olor) est trouvé mort sur la côte du village de Polychrono (H5N1 confirmé le 17 février 2006).
  • 20 février 2006 : à cette date, 5 cas de grippe aviaire sont confirmés.
  • Mercredi 22 février 2006 : 7 cygnes suspects (porteurs de H5) ont été découverts dans le nord du pays (régions de Chalcidique, Thessalonique, Pellas et Pierias). Un autre cygne trouvé mort en Chalcidique, envoyé au Laboratoire communautaire de référence OMS à Londres s'est révélé positif au virus A H5N1 HP).
    Annonce mercredi soir, de sept nouveaux cas de grippe aviaire sur des cygnes sauvages, portant à 16 le total des cas grecs confirmés depuis 2005 (tous des oiseaux sauvages).
  • Samedi 25 février 2006 :
Six cygnes trouvés morts dans les préfectures d'Evros, Xanthi et Imathia dans le Nord et le Nord-Est sont positifs au H5.
La presse annonce qu'un immigrant afghan de 21 ans, venant de Turquie, a été hospitalisé sur une île dans l'est du pays, pour des symptômes proche de ceux de la grippe aviaire.

Quatre nouveaux cas d'infection au H5N1 en Grèce.

Grèce, mars 2006

  • Vendredi 3 mars 2006 : 3 nouveaux cygnes sauvages sont toruvés morts porteurs du H5N1, portant à 22 le total des cas dans le pays.
  • Samedi 11 mars 2006 : Quatre nouveaux cas d'infection au virus H5N1 de la grippe aviaire sur des cygnes morts, portant à 30 le nombre d'oiseaux sauvages victimes de la souche hautement pathogène dans le pays. Pour l'heure, aucun cas de la maladie n'a été dépisté dans des élevages.

Hongrie

  • Mardi 21 février 2006 : la presse annonce que la Hongrie devient le septième pays de l'UE touché par une souche H5N1 HP, trouvé sur les cadavres de trois cygnes (alors que le H5N1 n'est pas encore confirmé par Weybridge).
- Les cadavres de plusieurs pigeons trouvés dans le sud du pays.
- Le cadavre d'un autre cygne, retrouvé dans le Nord-Ouest a été testé négatif.
  • Des tests sont en cours sur un autre cygne abattu en Croatie mais enregistré en Hongrie.
  • Mardi 28 février 2006 : un virus H5 aviaire a été détecté sur un cygne sauvage à proximité de Budapest (selon le journal L'Orient-Le Jour).
  • Jeudi 16 mars 2006; Le laboratoire pharmaceutique hongrois Omnivest, basé à Bilsborosjeno, près de Budapest confirme avoir créé un vaccin contre le H5N1 pour l'Homme. Il a été approuvé par l'Institut national pharmaceutique (OGYI) et fera l'objet d'une production dans le pays, à destination notamment de ceux qui travailleront en contact ou à proximité d'oiseaux infectés par le H5N1. Le 1er ministre hongrois estime qu'il ne faudrait que 8 semaines au pays pour produire un nouveau vaccin si le H5N1 mutait.
- La Hongrie et la Russie annoncent qu'elles vont construire une usine de production de vaccin anti- grippe aviaire dans la région d'Ural Chelyabinsk (sud de la Russie).
  • Vendredi 9 juin 2006 : Sur quelques échantillons de 2300 volailles subitement mortes les jours précédents dans un élevage industriel à Kiskunmajsa (Comté de Bacs-Kiskun, Sud), un virus de type H5 est trouvé chez ces volailles alors qu'aucun cas n'avait jamais été détecté chez la volaille dans le pays, ni aucun dans la faune sauvage depuis mars 2006, après que plus de 60 oiseaux sauvages morts avaient été testés positifs au H5N1 dans ce pays de février à mars 2006. Le laboratoire référent de l'OMS de Weybridge confirme qu'il s'agit bien du H5N1 le Samedi 17 juin 2006 : C'est le 1er cas de H5N1 confirmé en élevage dans le pays. (Source : service vétérinaire national). 450.000 autres volailles (oies et canards principalement) avaient préventivement été abattues avant même la confirmation du H5N1.

Italie

Pays-Bas

  • 1er aout 2006 : Un Virus H7Nx de la grippe aviaire faiblement pathogène a été détecté lors d'un contrôle de routine aux Pays-Bas dans un élevage de volailles de Voorthuizen (Centre) non loin de la grande réserve naturelle Hoge Veluwe.
L'élevage a été isolé, ainsi que 5 fermes voisines dans un rayon d'1 km. Les volailles seront sans doute tuées.
C'est une variante bien moins pathogène que celle du H7N7 qui avait dramatiquement touché les Pays-Bas en 2003, conduisant à l'abattage de plus de 25 millions de volailles (1/4 des volailles du pays à l'époque) et dont on pense qu'il avait aussi tué un vétérinaire.
(Source : ministère néerlandais de l'Agriculture).

Pologne

  • Mi-février 2006 : le confinement général de toutes les volailles devient obligatoire, même pour les particuliers, mais pas le recensement.
  • Samedi 4 mars 2006 : un cygne mort trouvé à Torun (200 000 habitants) sur les berges de la Vistule dans le nord du pays en fin de semaine est le premier cas (sous réserve de confirmation) d'infection par le virus H5N1. Une cellule de crise est mise en place à Torun ainsi qu'un périmètre de sécurité de 3 km autour du lieu où le cadavre a été trouvé.
  • Lundi 6 mars 2006 : le H5N1 est confirmé faisant de la Pologne le 9e pays touché de l'Union européenne.
Les boulevards des berges de la Vistule sont fermés et sur les axes de sortie de Torun, quatre rotoluves de désinfection ont été installés et au moins cinq autres suivront.
Quatre entreprises avicoles sont situées dans la région, dont l'une dans la zone infectée.
Un recensement des volailles chez les petits fermiers de la région est entamé.
Les autorités rappellent aux éleveurs d'enfermer leurs oiseaux, mais selon les services vétérinaires nombre d'entre eux rechignent à le faire.
  • Samedi 11 mars 2006 : Le virus a été diagnostiqué chez un cygne mort trouvé près d'une station de pompage d'eau dans la ville de Kostrzyn, puis une oie a été découverte dans le port de Swinoujscie, à environ 155 kilomètres en amont de Kostrzyn.
Et deux autres cygnes morts d'un virus H5 sont trouvé à Bydgoszcz, au nord-ouest de la ville de Torun (N-E).
La station de pompage de Kostrzyn se trouve au bord d'une des plus belles et plus grandes zones humides européenne, alimentée par la rivière Warta avant qu'elle ne se jette dans l'Odra (Oder) qui rejoint la mer baltique. C'est un point d'étape et de vie pour de nombreux oiseaux aquatiques migrateurs. C'est une des zones d'hivernage en Pologne du cygne chanteur (Cygnus cygnus)
Carte sur la répartition du cygne en Europe : http://europa.eu.int/comm/environment/nature/directive/cygnus_cygnus_en.htm
  • Vendredi 17 mars 2006 : Les tests ont confirmé que les deux cygnes trouvés morts à Kostrzyn (province de Kujawsko-Pomorskie (N/N-E) étaient infectés par un virus A H5N1 HP.
Des mesures de précaution ont été prises dans la ville, dont l'établissement d'une zone de sécurité d'un rayon de 3 km autour du lieu de découverte des cygnes infectés.
  • Lundi 20 mars 2006 : Les tests confirment le H5N1 HP sur le cygne mort à Bydgoszcz, selon le ministère de l'Agriculture. C'est le troisième cas dans cette ville.
- Un autre cygne mort à Kostrzyn (W) a aussi été testé positif au virus H5N1 (dixième cas en 15 jours dans le pays, depuis le 1er cas le 5 mars 2006). Le ministre polonais de l'Agriculture, Krzysztof Jurgiel demande aux ministres de l'Agriculture de l'UE à Bruxelles un renforcement de l'aide économique aux éleveurs avicoles, producteurs et des vendeurs de produits à base de volaille.
  • 15 juin 2006 à Paris, lors du colloque Grippe aviaire, urgence planétaire, Philippe Vannier (AFSSA) a expliqué qu'en Pologne, il y a eu près de 60 cygnes prélevés. Certains sont morts, mais d'autres avaient des anticorps (c'est à dire qu'ils ont contracté la maladie et ont guéri) ou portaient le virus et n'en sont pas morts. Le virus a été détecté avant, pendant ou après les signes cliniques. Le cygne pourrait donc aussi être porteur asymptomatique.

Portugal

  • Pas de trace de grippe aviaire sur 3 000 oiseaux retrouvés morts ces dernières semaines.

Royaume-Uni

  • Dimanche 23 octobre 2005 : Le virus H5N1 aurait selon la presse et les autorités sanitaires été découvert sur un perroquet mort dans un ces 52 centres privés qui au Royaume-Uni détiennent un permis autorisant la détention d'oiseaux exotiques en quarantaine. Ce perroquet était importé du Surinam (Amérique du Sud), mais on apprendra quelques semaines plus tard qu'il y a eu confusion, ce perroquet dont les échantillons avaient été mélangés avec ceux d'autres oiseaux morts, du H5N1, serait mort d'autre chose.
  • La ministre de l'Environnement, relayée par la presse annonce qu'un virus H5 de la grippe aviaire a été détecté sur certains d'un groupe de 32 petits oiseaux chanteurs morts en quarantaine dans un aéroport avant la mi-octobre 2005 (plus tard, on parlera de 53 oiseaux morts). Des tests supplémentaires doivent déterminer s'il s'agit bien d'une souche de H5N1 HP.
- La séquence pour le virus A/Q-cagebird/England/1219/05 détecté dans la zone de quarantaine aéroportuaire est : PPRERRRKRGLF. Cette séquence présente un motif typique des virus grippaux aviaires hautement pathogènes (HPAI).
- Le motif pour l'isolat A/turkey/Turkey du virus H5N1 (Türkiye)/05 et A/chicken/Romania/05 est : PQGERRRKKRGLF, qui correspond également à un virus hautement pathogène.
(source : http://www.defra.gov.uk/)
  • 15 novembre 2005 : Une certaine confusion règne : alors que les responsables et employés du centre de quarantaine refusent de répondre aux questions des médias, à la demande du DEFRA selon eux, les autorités sanitaire et le ministère britannique de l'Environnement annoncent qu'il y a eu une erreur concernant le perroquet. Il ne serait pas mort du H5N1. Par contre 53 canaris mesias (Leiothrix argentauris) importés de Taiwan sont bien mort du H5N1 dans ce même centre de quarantaine appartenant à la société Pegasus Birds, dans l'Essex (West Horndon, Nr.Brentwood, Essex, Sud-Est de l'Angleterre, à proximité d'une rivière et d'une dizaine de mares et étangs susceptibles d'accueillir des oiseaux migrateurs).
    Par une curieuse coïncidence, ce centre jouxte l'abattoir ou la fièvre aphteuse a été découverte en 2001 notaient le Daily Mail et Le Guardian le 25 octobre 2005. Selon la presse britannique, le propriétaire a eu plusieurs fois à faire à des plaintes ou à la justice, avec en 1997 une condamnation grave pour la fraude de TVA. En 1997, le centre a été cambriolé par des voleurs qui en ouvrant une trentaine de cages ont permis à des centaines d'oiseaux exotiques de s'échapper note aussi le Daily News.
    Le virus n'est pas sorti du centre, et il n'a pas touché d'autres espèces, le Royaume-Uni conserve donc son statut de pays non infecté, insiste le ministère.
    Les 53 oiseaux morts étaient inclus dans un lot de 186 oiseaux arrivés de Taiwan le 28 septembre 2005. Ce lot contenait 101 canaris mesias mais aussi 85 mainates et grives de Chine, qui eux n'ont pas été touchés par le H5N1, pas plus que 148 perroquets introduits dans le même centre de Pegasus Birds le 16 septembre 2005, bien qu'ils aient été proches du lot arrivé de Taiwan douze jours plus tard. Curieusement, les quatre poulets vivant en permanence dans les locaux de l'entreprise n'ont pas non plus été touchés, alors que cette espèce est réputée particulièrement sensible. (Ils ont cependant été euthanasiés et incinérés le 21 octobre 2005, par précaution, ainsi que tous les oiseaux encore vivants dans les hangars après l'apparition du H5N1 en octobre 2005, ce qui fait que d'autres tests n'ont pas pu être faits).
    De cet épisode, certains ont déduit que ce variant du virus avait des difficultés à infecter toutes les espèces d'oiseaux et qu'il était encore peu contagieux, tant qu'il n'a pas muté. D'autres (vétérinaires notamment) ont demandé que les conditions de quarantaines animales dans le pays soient révisées. Par exemple, on ne devrait jamais faire cohabiter en quarantaine des oiseaux importés de continents différents. Debby Reynolds (vétérinaire en chef du gouvernement) a annoncé que les règlements de quarantaine seraient rapidement réexaminés, après un rapport d'évaluation annoncé pour décembre 2005. (l'ont-ils été ?).
    Selon le RSPCA, ce sont environ 250 000 oiseaux exotiques qui sont importés chaque année au Royaume-Uni.
  • Mardi 28 février 2006 : le Pr David King, principal conseiller scientifique du gouvernement, dit qu'il attend le H5N1 se manifeste au Royaume-Uni dans la faune sauvage ou domestique, et qu'il pourrait y persister au moins cinq ans. Le Royaume-Uni pourrait alors être amenée à vacciner la volaille, « bien que le vaccin ne soit pas une très bonne chose » a-t-il précisé.
  • Jeudi 6 avril 2006 : La présence du virus H5N1 sur un cygne retrouvé mort en Écosse a été confirmée par des analyses dans la région de Fife, au nord d'Édimbourg.
Les autorités britanniques ont fait savoir qu'elles établiraient en Écosse une zone à risque de 2.500 km² dans laquelle les éleveurs devront garder leurs volailles à l'intérieur.
Il existe dans cette zone 175 élevages totalisant quelque 3,1 millions de volailles, dont 260 000 élevées en plein air, ont précisé les autorités.
Le Royaume-Uni est le 14e pays de l'Union européenne touché par le virus hautement pathogène de la grippe aviaire.
  • Samedi 22 avril 2006 : Les autorités ont annoncé que la zone de quarantaine mise en place en Écosse après la découverte d'un cygne atteint du virus de la grippe aviaire allait être levée dans la nuit de vendredi et samedi à minuit heure locale . La souche la plus virulente de la grippe aviaire H5N1 avait été détectée sur un cygne sauvage retrouvé mort le 29 mars.

Slovaquie

  • Jeudi 23 février 2006 : Un faucon et un grèbe trouvés près de Bratislava, pour lesquels le H5N1 HP a été détecté pour la 1re fois dans ce pays.

(confirmé le 24 par le labo de référence OMS)

Slovénie

  • mardi 25 octobre 2005 : Les tests effectués sur un cygne mort au nord-est du pays, à la frontière avec la Croatie, s'avèrent négatifs.
  • Samedi 11 février 2006 : On a trouvé dans la Région Podravska, sur le fleuve Drave (Drava), près de Maribor, un cygne tuberculé (Cygnus olor) mort qui a été testé positif à un virus H5.
    L'OIE est prévenu le lendemain.
  • Lundi 20 février 2006 : Selon la presse, un cas de grippe aviaire est confirmé.
  • Vendredi 24 février 2006 : De nouveaux foyers sont annoncés à l'OIE avec 6 oiseaux morts ; cinq cygnes tuberculés (Cygnus olor) et un héron cendré (Ardea cinerea) tous signalés dans la région du fleuve Drave dans les communes de Spodnji, Duplek, Dogoše, Zrkovci, Starše et Maribor.
  • Confirmation du H5N1 HP le 23 février 2006 pour un héron gris trouvé en Slovénie à Maribor dans le nord-est de la Slovénie, à 15 km de la frontière autrichienne.

Suède

  • Mardi 28 février 2006, les autorités vétérinaires annoncent qu'une souche "hautement pathogène" de la grippe aviaire a été détectée chez des canards sauvages, sans préciser s'il s'agit bien du H5N1 HP (Hautement pathogène). Des résultats définitifs d'analyses sont attendus autour du 9 mars.
  • Lundi 6 mars 2006 : le Gouvernement annonce que huit nouveaux oiseaux (canards) ont trouvés été positifs à un virus H5 les 4 et 5 mars 2006, parmi 31 oiseaux sauvages trouvés morts le long du littoral du sud-est (Baltique), près d'Oskarshamn où deux canards avaient été trouvés morts et porteurs du H5N1 mardi 28 février. Sous réserve de confirmation du H5N1, la Suède serait le 9e ou 10e pays touché dans l'Union européenne.
  • Mercredi 8 mars 2006 : 4 canards sauvages trouvés morts en Suède bien étaient porteurs du H5N1 , dont 3 morillons (Aythya fuligula).
Ce sont des plongeurs pouvant manger jusqu'à 7 m de fond des mollusques bivalves, des invertébrés aquatiques, de petits poissons et des crustacés en complément de graines broutées au sol (céréales). Leur nid est souvent proche de ceux de mouettes ou goélands et ils fréquentent à l'occasion les eaux marines. Les 3 cadavres ont été trouvés à à Oxelösund, à 100 km au sud de Stockholm sur la côte-Est.
L'autre cadavre était celui d'un fuligule milouinan (Aythya marila ou Greater Scaup pour les anglophones) trouvé à Karlskrona (côte sud-est). Cette espèce passe le plus souvent l'hiver en mer. Ce plongeur descend jusqu'à 6 m de fond où il mange notamment des mollusques mais il est omnivore.
Ces deux espèces sont des nicheurs de la zone boréale en été.
Ces nouveaux cas portent à dix le nombre d'oiseaux chez lesquels on a trouvé la forme hautement pathogène du virus en Suède (sur 14 porteurs d'un virus H5). On attend encore les analyses de deux morillons morts à Oskarshamn (côte sud-est).
  • Vendredi 17 mars 2006 : Un second cas de H5 HP (Hautement pathogène) est confirmé dans un élevage avicole d'environ 500 canards et 150 faisans (euthanasiés).
- Le communiqué à la commission européenne parle d'un H5N1 HP détecté sur un canard mort, non loin de la ville d'Oskarshamn (Côte Est), commune déjà classée en zone de surveillance après un premier un cas chez les oiseaux sauvages le 28 février 2006. (En attente de confirmation d'un H5N1 suspecté, par le labo de Weybridge. Les mesures de surveillance et bio-sécurité sont renforcées.)
- Le virus ne semble curieusement n'avoir été trouvé que sur un seul canard, mais des volailles abattues seront testées.
- S'il y a confirmation, ce serait le second cas dans un élevage européen après celui de l'Ain (France).
- Dans les deux cas, il s'agit d'élevages confinés, situés dans une zone déjà surveillée suite à la détection d'oiseaux sauvages tués par le H5N1.
  • Lundi 20 mars 2006 : alors que de nombreux oiseaux morts ont été trouvés dans 4 régions du sud du pays depuis fin février, dont certains porteurs de H5N1. C'est maintenant la capitale qui est touchée. Deux cygnes morts ont été trouvés au centre de Stockholm, l'un sur un îlot et l'autre sur un lac gelé. Ils sont porteur d'un virus H5 qui laisse suspecter un H5N1 HP. Le ministère de l'Agriculture n'a pas voulu établir de zones interdites dans la ville au motif que les cadavres sont peu nombreux, mais une surveillance renforcée est prévue pour une semaine. Le ministère estime que la maladie vient du sud, et que sa diffusion vers le nord a été freinée par un hiver inhabituellement long qui a ralenti la remontée des oiseaux migrateurs.
  • lundi 27 mars 2006 : le pays annonce découverte d'un vison sauvage (d'Europe ou plus probablement d'Amérique) trouvé à Sölvesborg (S-E). Sous réserve de confirmation par des tests complémentaires, il est porteur du H5N1 aviaire HP. On sait que la famille des mustélidés est sensible au H5N1, mais c'est le premier mammifère tué par le virus trouvé en Suède. On suppose qu'il s'est contaminé en mangeant un oiseau malade ou mort. Une zone de protection était déjà en place dans cette région suite à la découverte de deux oiseaux morts trouvés près de Solvesborg. Source : Margareta Tervel, ministère de l'agriculture.
- Des dizaines d'oiseaux porteurs du H5N1 ont été découverts depuis la confirmation du premier cas il y a deux semaines. Dans tous les cas, il s'agissait d'une souche hautement pathogène du H5N1.

République tchèque

  • Lundi 27 mars 2006 : Le ministre de l'agriculture, Jan Mladek annoncne une suspicion de grippe aviaire chez un cygne trouvé mort dans la soirée à Hluboka Nad Vltavou (Hluboká nad Vltavou), 4500 habitants) dans le sud de la Bohème, au sud du pays,à 150 km au sud de Prague, et à 10 km de Ceske Budejovice. (Source : Jan Mladek, ministre de l'Agriculture).
- Deux groupes d'étangs sont situés à l'Ouest et à l'Est de la ville qui est traversée par un fleuve qui rejoint Prague vers le nord. La ville est desservie par un proche aérodrome.
- Le pays compte environ 700 élevages industriels et des centaines de milliers de poulaillers. Le dégel permet aux cygnes de remonter vers le nord, venant notamment d'Autriche.
  • Mercredi 29 mars 2006 : Les autorités agricole et vétérinaire annoncent que le laboratoire de référence de l'UE à Weybridge (R-U) a confirmé le H5N1 HP chez le cygne mort à Hluboka nad Vltavou.
- Un autre cygne mort et porteur du H5N1 a été trouvé à 3 ou 4 km du précédent.
  • Dimanche 2 avril 2006 : Trois autres cygne ont été trouvés morts, d'un virus H5, également dans la province de Jihocesky Kraj.
  • Mardi 4 avril 2006 : Un sixième cygne porteur d'un H5 a été retrouvé mort, dimanche, près de Ceske Budejovice, en Bohême du Sud, dans la province de Jihocesky Kraj, région où avaient été retrouvé morts quatre autres cygne.
  • Mercredi dernier, le premier cas d'infection au virus H5N1 a été confirmé par les tests sur un cygne découvert le 20 mars près de Hluboka nad Vltavou (Bohême du Sud). Le même jour, un deuxième cygne porteur de la souche pathogène H5 avait été trouvé à Ceské Budejovice, et un troisième cygne porteur du virus H5 été repéré jeudi à Hluboka.
  • Mercredi 26 avril 2006 : Le virus H5N1 a été confirmé sur douze cygnes sauvages. Aucun élevage de volaille tchèque n'a été jusqu'à présent touché par la maladie.
- Tous les douze cygnes sont morts du virus H5N1. Ils avaient été découverts dans un rayon relativement restreint dans la région de Bohême du sud, à environ 150 km au sud de la capitale Prague.

Voir aussi

Liens externes

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