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Hôtel Les Armures

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Hôte Les Armures, Genève

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L'hôtel Les Armures est un hôtel cinq étoiles avec un restaurant typique, situé au n° 1, rue Puits-Saint-Pierre au centre de la vieille-ville de Genève.

Historique

Les sondages des caves ont permis d'observer en de nombreux points, des maçonneries caractéristiques de l'époque médiévale (XIIIe siècle). Les quatre bâtiments composant l'hôtel-restaurant ont été transformés au fil des siècles et des événements. Pour exemple, à la révocation de l'édit de Nantes vers 1690, de nombreux protestants se réfugièrent à Genève, ce qui nécessita la surélévation de nombreux immeubles de la cité ; ce fut sans doute le cas du n° 1, Puits-Saint-Pierre qui possède de petites fenêtres sous les avant-toits.

Le numéro 1 est constitué de quatre bâtiments différents, adossés à l'ancienne enceinte capitulaire, porte de Caralèses du XIIIe siècle. Ce mas a été transformé plusieurs fois et, dans leur état actuel, ses différentes composantes remontent essentiellement au XVIIe siècle. Grâce à sa situation au cœur de la cité historique, cette demeure séculaire a connu les grandes heures de l’histoire Genevoise, comme la célèbre « Escalade » de 1602.

Les héritiers de Samuel Chouet : Léonard Chouet, conseiller en 1683, puis trésorier général de la république, Jean-Louis son fils, magistrat, auteur du Journal de Wilmergen[1] de 1712 où les Genevois s'étaient distingués aux côtés des Bernois - en 1822 les consorts Bertrand et Mallet - en 1863 Daniel Benjamin Roux - en 1895 les Dames Mestrezat et de Mandrot alliées Roux - puis dès le XXe siècle l'hoirie des frères de Madrot d'Echichens, jusque 1977.

L’immeuble a appartenu successivement du XIIIe au XVIe siècle aux comtes et évêques de Genève (les oubliettes du Café des Armures ont servi de caves à l'évêque Guillaume de Marcossay)[1], à Joseph de Normandie (famille de syndics de Genève, 1636), pour partie à Pierre Mauger, boulanger, 1640. Les différents corps de l'immeuble actuel, inspirés des demeures italiennes, furent réunis au XVIIe siècle par la famille Samuel Chouet.

À la rue du Soleil-Levant, baptisée d’après une ancienne auberge, le visiteur tombe sur ce très chic hôtel et son restaurant. Mais ça n’a pas toujours été le cas: pendant la Seconde Guerre mondiale, les lieux abritaient, en plus d’un café, une salle de spectacle, le Moulin à Poivre. Celui-ci sert de scène à de nombreux comédiens français ayant fui l’occupation. Certains comédiens genevois, comme Michel Simon et Bernard Haller, y font aussi leurs premières armes. Après la guerre, l’établissement fait la part belle au jazz, comme d’autres bars et caves du secteur, donnant à la Vieille-Ville un petit air de Saint-Germain-des-Prés[2].

L'Hôtel-Restaurant

Amédée Granges, locataire dès 1957, restaura le plus vieux café de Genève avant d’en devenir propriétaire en 1977, date à laquelle il entreprit les démarches de transformations en hôtel : cela a permis la mise à jour de plafonds peints d'élégants rinceaux colorés, de peintures de façades, de fresques intérieures, de cheminées. Les restaurations d'art ont été entreprises par Anne-Marie Pellot et Claude Rossier, surveillés par E. Nierle délégué de la commission des monuments et des sites, sous la direction de F. Schenk, architecte, qui réalisa l'ensemble de la rénovation d'avril 1979 à septembre 1980.

Dans les années 1980, Nicole Borgeat-Granges, la fille d’Amédée Granges, reprit le flambeau et entreprit de faire de cette vénérable demeure un hôtel de luxe, mêlant avec goût l’historique et le contemporain.

Notes et références

  1. Atrium, section histoire
  2. « Tribune de Genève - Bal de troquets historiques » (consulté le 23 mars 2015)

Voir aussi

Article connexe

Lien externe

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