Encyclopédie Wikimonde

Hadrien France-Lanord

Aller à : navigation, rechercher

Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 118 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

Hadrien France-Lanord, né en 1976, est un professeur agrégé de philosophie qui enseigne la philosophie en classes d'Hypokhâgne et de Khâgne au lycée Jeanne d'Arc de Rouen. Il est aussi membre de l'équipe Identité et Subjectivité à l'université de Caen-Normandie.

À travers des perspectives diverses, ses travaux ont leur point d'ancrage au sein de la phénoménologie. Dans l’horizon ouvert au xxe siècle (notamment par Martin Heidegger) pour penser en dehors de la métaphysique, c’est-à-dire en dehors de la hiérarchisation traditionnelle entre le sensible et l’intelligible, il explore les possibilités nouvelles de rencontre entre la pensée et la poésie entendue ici dans un sens large qui comprend tous les arts. C’est le sens non seulement poétique, mais aussi éthique, qui l’intéresse dans cet espace de réflexion que libère la rencontre entre poésie et pensée, et qui se trouve être un des foyers de la modernité[interprétation personnelle][réf. nécessaire]. Son dernier ouvrage La couleur et la parole rassemble ces questions et les développe à travers une lecture de l'œuvre de Cézanne, et le dialogue que le regard phénoménologique de Heidegger a entretenu avec cette œuvre picturale. Sur le site de la Société Paul Cézanne, Michel Guérin écrit au sujet de ce texte :

« L’exposition de la pensée n’est pas séparée de la double expérience des œuvres de Cézanne (le chapitre consacré aux dernières aquarelles est particulièrement réussi) et de la méditation d’un penseur qu’il connaît bien et dans le texte (…). Il ne nous est en aucune façon imposée on ne sait quelle clef heideggerienne, faite pour ouvrir aux étourdis le monde de Cézanne. Le lecteur a même le sentiment que Cézanne est le motif principal de l’ouvrage. »[1]

Dans le numéro 55 des Cahiers de Philosophie de l'Université de Caen, sont précisés[Par qui ?] les enjeux de l'approche qu'a France-Lanord de l'œuvre d'art, qui n'est ni celle de l'histoire de l'art au sens traditionnel et iconographique, ni purement formaliste, car elle implique chaque fois une expérience existentielle des œuvres[interprétation personnelle] : « il faudrait penser une histoire des œuvres d'art en tant qu'elles laissent être le monde et engagent l'ouverture de notre propre existence dans ce déploiement. Peut-être pourrions-nous tout simplement dire : une histoire poétique de l'art… » Puis : « Une histoire phénoménologique de l'art pour apprendre à voir et à entendre comment des sons, des mots, des couleurs, tout à coup deviennent l'événement en œuvre d'un monde qui nous met en résonance et nous requiert. (…) Enfin, cette histoire ne serait pas simplement une histoire de l'art moderne, c'est-à-dire une histoire de l'expérience des œuvres où la représentation a effectivement disparu, elle est plutôt une histoire moderne de l'art, c'est-à-dire libérée, pour l'œuvre, de l'idée de représentation. »[2]

Parcours

Élève de François Fédier en Khâgne, il a aussi étudié auprès de Didier Franck à l'université de Paris X-Nanterre et de Friedrich-Wilhelm von Herrmann à l'université de Fribourg-en-Brisgau. Il coanime avec Fabrice Midal des séminaires de philosophie au sein de l'École occidentale de méditation.

Dans la perspective musicale, il a traduit en collaboration avec Patrick Lang les entretiens de Sergiu Celibidache : La musique n’est rien. Textes et entretiens pour une phénoménologie de la musique (Actes Sud, 2011).

Il a édité en 2018 avec Caroline Andriot-Saillant aux éditions P.O.L, improvisations et arrangements, volume d'entretiens de Dominique Fourcade.

Publication

Ouvrages

  • La fête de la pensée. Hommage à François Fédier, avec Fabrice Midal, Paris, Lettrages, 2001.
  • Paul Celan et Martin Heidegger. Le sens d’un dialogue, Paris, Fayard, 2004.
  • S'ouvrir en l'amitié, Paris, Éditions du Grand Est, 2010.
  • Heidegger, Aristote et Platon, Dialogue à trois voix, Paris, Le Cerf, 2011.
  • Dictionnaire Martin Heidegger, Paris, Le Cerf, 2013 (avec Ph. Arjakovsky et F. Fédier).
  • La couleur et la parole. Les chemins de Paul Cézanne et de Martin Heidegger, Paris, Gallimard, 2018.

Articles

  • « Être – autrement plus – humain. Heidegger et la critique de la métaphysique, de l’anthropologisme, du racisme et du nazisme », Études heideggeriennes, n° 23, 2007.
  • « Heidegger et la question de l'autre I, II, III & IV », Études heideggeriennes, n° 20, 2004 ; 21, 2005 ; 27, 2011.
  • « Martin Heidegger et Sergiu Celibidache. Interprétation et subjectivité », Interprétation(s), P. David (éd.), Rennes, P.U.R, 2010.
  • « La pensée de Heidegger à l'épreuve des œuvres d'art », Cahiers de Philosophie de l'Université de Caen, n°55, Presses Universitaires de Caen, 2018.
  • « Libres résonances entre sculpture et phénoménologie : Martin Heidegger et Anthony Caro », Cahiers de Philosophie de l'Université de Caen, n°55, Presses Universitaires de Caen, 2018.

Traductions

  • Clemens von Podewils : « Ce que m’a confié Paul Celan », in Po&sie, n° 93, Paris, Belin, 2000.
  • Martin Heidegger, La Dévastation et l’attente, traduit de l'allemand par Ph. Arjakovsky et H. France-Lanord, Paris, Gallimard, 2006.
  • Martin Heidegger, « Le péril », traduction, présentation et notes par H. France-Lanord, L'Infini, n° 95, Paris, Gallimard, 2006.
  • Hartmut Buchner, « Les traits fondamentaux de l'éthique aristotélicienne », in Aristote, Ethique à Nicomaque. Livre VI, trad. Ph. Arjakovsky, Paris, Pocket, coll. "Agora", 2007.
  • Paul Celan, « Fugue de mort », in Armand et Eliette Abécassis (éd.), Le livre des passeurs. De la Bible à Ph. Roth, trois mille ans de littérature juive, Paris, Robert Laffont, 2007.

Liens externes

Notes et références

  1. « Société Paul Cézanne », sur http://www.societe-cezanne.fr, (consulté le 8 décembre 2018)
  2. Cahiers de Philosophie de l'université de Caen, n°55, "Heidegger et la phénoménologie de l'art", Caen, 2018, p. 36.

Article publié sur Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 189 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).