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Hanan Badr El-Din

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Hanan Badr El-Din est une militante égyptienne des droits de l'homme, détenue depuis 2017. Elle est co-fondatrice de l'Association des familles de victimes de disparition forcée, un réseau de personnes dont les proches ont été victimes de disparitions forcées.

Détention de son mari

La jeune femme est devenue militante après la disparition, en 2013, de son mari Khalid Mohamed Hafez Ezz el-Din, suite sa participation à une manifestation anti le coup d'État du général Sissi le 18 août 2015[1]. La dernière fois qu’elle a aperçu son mari, c’était à la télévision. Il se trouvait alors sur un lit d’hôpital après avoir été blessé dans une manifestation le 27 juillet 2013[2]. Hanan Badr el-Din s’est rendue sur place mais n’a pu le voir. Elle a en suite écumé les hôpitaux, les morgues et les prisons en vain. Son mari est resté introuvable[3].

Emprisonnée pour avoir cherché son mari disparu

Hanan Badr El-Din a cofondé, début 2014, l’Association des familles de victimes de disparition forcée qui organise des conférences de presse, des rassemblements publics et sensibilise les médias à sa cause.

Le 20 mai 2017, dans l’espoir d’avoir des nouvelles de son mari, alors qu’elle rendait visite à une victime de disparition forcée qui avait refait surface dans la prison de Qanatar, elle a été arrêtée par des membres de la sécurité pénitentiaire. Ces derniers lui ont confisqué ses affaires, y compris un bout de papier sur lequel figuraient des informations sur son mari. Ils accusée d'avoir tenté de faire entrer des articles de contrebande dans la prison. Elle a été placée en détention de 14 heures jusqu’à 5 heures du matin le lendemain, et elle a été interrogée par des agents de l'Agence de sécurité nationale[4].

Elle a ensuite été transférée au poste de police de Qanatar, puis présentée au parquet de Banha Sud, qui a ordonné sa détention dans l’attente des résultats des investigations de l'Agence de sécurité nationale. Dans un compte rendu, l'Agence a affirmé que Hanan était membre de la branche féminine des Frères musulmans. Elle a été inculpée à tort d’appartenance à une organisation interdite. Elle risque cinq ans de prison[5].

Privée de soins vitaux.

Hanan est atteinte de la fièvre méditerranéenne familiale, une maladie génétique qui provoque des fièvres et des inflammations douloureuses dans l'abdomen, les poumons et les articulations. En février 2018, elle était encore privée des soins médicaux dont elle avait besoin, ce qui peut constituer une forme de torture ou de mauvais traitements. Elle risque même une insuffisance rénale. Les hôpitaux publics égyptiens refusent de fournir un diagnostic aux détenus et les autorités carcérales refusent de la transférer vers un hôpital à l’extérieur de la prison[4].

Des ONG telles que Amnesty International[6] et Front Line Defenders[7] ont pris en charge le cas de Hanan Badr El-Din l en mobilisant un maximum de sympathisants à sa cause en faisant signer des pétitions pour la faire libérer.

Grâce à la mobilisation internationale en sa faveur, notamment dans le cadre de la campagne "Ecrire pour les Droits" d'Amnesty International, Hanan a bénéficié des soins nécessaires dont elle avait besoin[8] .

Sources

  1. (ar) « مظاهرات عمالية تنعش أمال المعارضين بمصر », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 19 mai 2018)
  2. « Emprisonnée pour avoir cherché son mari disparu », Amnesty International,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mai 2018)
  3. (en) « ECRF: Fighting for life and freedom in Egypt », New Internationalist,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mai 2018)
  4. 4,0 et 4,1 « Amnesty International »
  5. (en-GB) « Egypt holds lawyer probing disappearances », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mai 2018)
  6. liberte-algerie.com, « "Nous célébrons la plus grande campagne mondiale en faveur des droits humains": Toute l'actualité sur liberte-algerie.com », http://www.liberte-algerie.com/, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 19 mai 2018)
  7. « HANAN BADR EL-DIN OTHMAN ARBITRAIREMENT MAINTENUE EN DÉTENTION », sur frontlinedefenders.org
  8. « Hanan a reçu des soins »

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