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Helder Bataglia dos Santos

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Helder Bataglia

Hélder Bataglia dos Santos, né le 25 janvier 1947 à Seixal, près de Lisbonne, au Portugal est un homme d'affaires portugo-angolais, il est spécialisé dans l'investissement, le financement et le développement de projets en Afrique et notamment en Angola.

Helder Bataglia est le président du groupe Escom[1],[2]. Groupe qu'il a co-fondé en 1993 avec le Groupe Espírito Santo[3].

Enfance et jeunesse en Angola

En 1949, le père d'Helder Bataglia arrive en Angola, alors colonie portugaise, pour diriger une entreprise allemande de farine de poisson, lorsque son fils a un an.

Le jeune Helder est élevé sur la plage de Baia Farta et va à l'école locale.

En 1957, âgé de dix ans, il quitte le foyer familial pour étudier au collège de Benguela puis à l'Instituto Industrial de Huambo, afin de commencer des études d'ingénierie qu'il interrompt pour effectuer son service militaire.

De 1969 à 1972, il fait son service militaire dans l'armée portugaise et se rapproche de camarades engagés dans la décolonisation.

De 1972 à 1974, il monte une fructueuse entreprise de transformation de poisson[4] en utilisant une technique innovante d'assèchement. Cette première expérience marque le début de sa réussite financière.

En 1975, juste avant le déclenchement de la guerre civile angolaise, il part s'installer à Lisbonne avec sa femme et sa fille.

Parcours professionnel

Les affaires dans le monde arabe et en Union soviétique

À Lisbonne, Helder Bataglia décide de se lancer dans les affaires et parcourt à cette fin le Moyen-Orient, en particulier le Koweit, l'Iran, l'Irak, et l'Algérie.

Il rencontre en 1980 en Égypte sa seconde femme, fille d'un constructeur italien dans le génie civil.

En 1982 il participe à un grand projet de coopération internationale visant à développer la formation professionnelle en Algérie[5].

En 1985, il part pour l'URSS, où il participe à la construction de quatre usines de tannerie et de quatre autres de chaussures. Ce projet est commandé par le gouvernement soviétique à l'Italie. Le gouvernement italien confie le projet à un Consortium qui choisit la société Codest, dirigée par le beau-père d'Helder, pour la construction de ces usines. Le beau-père d'Helder l'invite à le rejoindre pour participer à la construction de ces huit sites.

La création d'Escom Group en Angola

En 1991 il revient au Portugal. La banque d'investissement Espirito Santo le charge de créer en Angola le groupe Escom pour lui permettre d'investir dans ce pays. Helder Bataglia développera l'activité du groupe en République du Congo (Congo Brazzaville) (en 2000), en Afrique du Sud (en 2009) et au Mozambique (en 2011), où il fonde Networx Moçambique Lda[6], filiale d'Escom.

La société se spécialise dans les domaines de l'immobilier, de la production de diamants et de l'énergie (pétrole, turbines électriques et énergies renouvelables).

Une négociation est actuellement en cours[Quand ?], concernant la vente des 67 % d'actions détenues à par Espirito Santo au sein d'Escom Group.

Depuis 2014, Helder Bataglia développe les relations avec des fonds d'investissements internationaux, pour permettre la mise en place de projets dans le secteur des infrastructures et des transports en Afrique, plus spécifiquement en Angola et au Mozambique.

Les relations avec la Chine

En 2004, Helder Bataglia ouvre les portes de l'Angola aux investisseurs chinois.

Il joue un rôle clé dans le rapprochement entre la Chine et l'Angola en les mettant en contact au travers de sa filiale China Beya Escom International Limited et Sonangol, entreprise angolaise publique de production pétrolière.

Cette coopération permet l'apport d'une aide importante de la Chine au processus de reconstruction de l'Angola.

L'affaire des sous-marins

En 2004, Escom assiste l'entreprise German Submarine Consortium (GSG) dans la définition des contreparties de la vente de sous-marins au Portugal.

Le succès de la transaction rapporte à Escom 2,5 % du prix de vente soit 25 millions d'euros.

Le cabinet du procureur portugais, estimant la commission élevée, ordonne une enquête afin de vérifier qu'aucune personnalité politique, impliquée dans la négociation, n'en a tiré de profit personnel.

La direction d'Escom a été entendue à plusieurs reprises mais aucune preuve n'a été retenue contre elle. La dernière audition devant le président de la commission d'enquête parlementaire[7], en date du 25 aout 2014, à mis fin à 10 ans d'enquête, mettant Helder Bataglia hors de cause dans cette affaire[8].

Activités caritatives

En 1995, Hélder Bartaglia fonde l'ONG Apoiar Africa, qui agit au Mozambique et en Angola essentiellement dans le domaine de l'éducation et dont l'une des premières actions humanitaires a été d'ouvrir un orphelinat en Angola.

Le groupe Escom mène également des actions sociales en Angola, en particulier dans l'éducation primaire[9] et l'alphabétisation des adultes, ainsi que des campagnes de vaccination.

Distinctions

En 2007 il reçoit au Portugal l'Ordre de l'Infant Dom Henrique avec le rang de commandant pour son rôle dans les relations entre l'Angola et le Portugal.

Il est également décoré de l'Ordre du Mérite par le président de la République du Congo[10]Source insuffisante .

Ouvrage

En 2012, afin de faire connaître le visage actuel et le dynamisme de l'Angola, il publie un livre en anglais, Portrait of a New Angola, avec les photographies de Francesca Galliani et Walter Fernandes, aux éditions Skira, tiré à 5 000 exemplaires.

Vie privée

Helder Bataglia est père de deux filles ; l'une vit en France et l'autre au Portugal.

Notes et références

  1. De Hélder Bataglia a restaurantes e hóteis, 28 septembre 2009.
  2. O império do Espírito Santo em Angola, 11 décembre 2005.
  3. Présentation.
  4. (en) Irene S. Van Dongen, Sea Fisheries and Fish Ports in Angola, Columbia University, New York, , 30 p.
  5. Projet ONEP - 1982 : Centre de formation professionnel dans les domaines de la mécanique, la couture, le dessin,  la photographie, l'électromécanique, la menuiserie, la serrurerie...
  6. Archive payante : « Networx Moçambique, Lda, filiale du Groupe Escom », africaintelligence.fr,‎ (lire en ligne)
  7. http://www.publico.pt/politica/noticia/responsaveis-da-escom-asseguram-que-ges-conhecia-os-pagamentos-do-consorcio-alemao-dos-submarinos-1667719
  8. [vidéo] http://media.parlamento.pt/videos-canal/XII/SL3/02_com/18_cipraem/20140826ciem_hb.wmv
  9. « Fundação ESCOM rebuilds schools in Angola » [PDF], sur escom-group.eu

    « 

    Fundação ESCOM, the institution responsible for developing ESCOM's Social Responsibility activities, has just concluded the project of remod

    eling the elementary school in Itengo, in Lunda Sul province, and two local schools from the village of Xá-Muteba, in Lunda Norte province. With these projects, Fundação ESCOM is improving the learning conditions of 780 students.

    The reconstruction and modernization of the three schools represented an investment of USD 900,000.00 from Fundação ESCOM...

     »

  10. Revue Exame Angola de juin 2010 - pages 20 et 21

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