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Hervé Van Laethem

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Hervé Van Laethem est un ancien militaire et un militant nationaliste belge, auteur d'essais sur le nationalisme. Il est, depuis la fin des années 1980, un des dirigeants de l'extrême-droite belge la plus radicale et le contact belge de réseaux européens nationalistes. Il a été condamné pour racisme par la justice belge en 1997 et 2006[1],[2].

Parcours militant et politique

Hervé Van Laethem est un militaire de carrière[3], originaire de Spa dans la province de Liège.

Il est l'un des plus radicaux nostalgiques et fidèles de feu Léon Degrelle.[réf. nécessaire]

L'Assaut (années 1980-1990)

Il commence sa carrière militante en 1982 et passe par les directions de plusieurs petites organisation nationalistes : le Parti européen (EPE) (néo-nazi), le Mouvement européen, le Vlaamse Militanten Orde (VMO), le VMO-Bruxelles, le groupe de combat L'Assaut, le comité Bruxelles-Identité-Sécurité (BIS), le Front nouveau de Belgique (FNB). Sous le pseudonyme de Jonas, il collabore aussi à la rédaction de Polémique-Info, journal confidentiel d'ultra-droite dirigé par Alain Escada[4].

À la tête de L'Assaut, il négocie un accord électoral pour les élections législatives de 1991 avec le Front national du docteur Féret, accord qu'il dénonce ensuite en raison de l'attitude et du manque d'éthique de ce dernier.[réf. nécessaire]

Il est un militant de la liberté d'expression pour les négationnistes. C'est son groupe L'Assaut qui s'occupe de la sécurité du négationniste français Robert Faurisson, lorsque celui-ci se déplace en Belgique. L'Assaut diffuse aussi la propagande du VMO, un mouvement négationniste flamand.[réf. nécessaire]

Mouvement pour la Nation (1999)

En août 1999, il fonde, avec deux autres personnes, le « Mouvement pour la Nation », association sans but lucratif[5] connue aussi sous le nom de « Mouvement Nation » ou « Nation » tout court[6], dont un des buts affirmés est « la diffusion et la défense d'idées nationalistes »[7]. Le mouvement Nation, qui se présente aux élections depuis 2003, souhaite remplacer, sur l'échiquier politique belge, le Front national en Belgique dissout[8].

Le mouvement Nation apporte son soutien à Roeland Raes, vice-président du Vlaams Blok, de 1978 à février 2001, lorsque celui-ci suscite une polémique après ses propos pro-négationnistes tenus devant les caméras d'une télévision néerlandaise[9].

Lors du VIIIe congrès du mouvement, le 15 décembre 2012, il est élu secrétaire politique de Nation[10], puis président du mouvement lors du Xe congrès, le 2 avril 2016 (il était le seul candidat).

Alliance pour la Paix et la Liberté (2015)

En 2016, Hervé Van Laethem est membre de la direction de l'Alliance pour la Paix et la Liberté (APL), parti politique européen créé en 2015 et rassemblant divers mouvements ultranationalistes en Europe[1]. Sa reconnaissance comme parti européen lui a ouvert le droit à un financement de la part du parlement européen en 2016[11],[12].

Publications

  • Les fascistes rouges, Collection du Trident, 1998
  • Touchez pas à nos églises, Collection du Trident, 1999
  • Un rat noir à Bagdad, Editions pour la NATION, 2005
  • Propos d'un résistant, Editions pour la NATION, 2007

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Véronique Fievet, Comment le Parlement européen finance un parti d'extrême-droite à Bruxelles, sur rtbf.be, 21 septembre 2016 : « Un Belge figure également dans l'équipe de l'APL [Alliance pour la Paix et la Liberté]. Il s'agit d'Hervé Van Laethem, fondateur et leader du groupuscule belge néo-nazi "Nation". Cet ancien militaire a été condamné à plusieurs reprises pour des actes racistes ou des actions violentes. »
  2. Michel Gretry, L'extrême-droite liégeoise s'unit pour profiter d'un "effet Publifin", sur rtbf.be, 15 mai 2017 : « Hervé Van Laethem, un ex-militaire spadois, cheville ouvrière de "L'Assaut" qui, dans les années '90 s'est rendu tristement célèbre par l'une ou l'autre agression contre des militants de gauche. »
  3. Maurice Rajsfus, L'Europe en chemise brune: néo-fascistes, néo-nazis, et national-populismes en Europe de l'Ouest depuis 1945, Réflex, 1992, 160 pages, p. 56 : « cinq membres de la milice l'Assault (dont son chef Hervé Van Laethem, un militaire de carrière dont on se demande s'il n'a pas été protégé) sont arrêtés ».
  4. Rapport 1997: panorama des actes racistes et de l'extrémisme de droite en Europe, Centre de Recherche d'Information et de Documentation Antiraciste (CRIDA), 1996, 287 pages, p. 42.
  5. Pierre Blaise, Extrême droite et national-populisme en Europe de l'Ouest : analyse par pays et approches transversales, CRISP, 2004, 582 pages, p. 170.
  6. Nation, l’autre pays des identitaires, 11 janvier 2008.
  7. (fr + nl) « Annexe au Moniteur belge du 6 janvier 2000 : Associations sans but lucratif » [PDF], sur Moniteur belge, (consulté le 15 mars 2018), p. 74–76
  8. Wahoub Fayoumi, Qu'est-ce que le mouvement fasciste Nation? Trois questions à Manu Abramowicz, sur rtbf.be, 3 juin 2015 : « Manu Abramovicz, rédacteur du site d'informations sur l'extrême-droite, précise pour nous ce que représente ce mouvement. [...] "Le mouvement Nation est un mouvement d'extrême-droite qui se présente aux élections depuis 2003. Depuis 2012 quand le Front national en Belgique a été dissout, ils souhaite le remplacer sur l’échiquier politique. / Il est constitué essentiellement de jeunes nazi skins et de hooligans habitués à la violence quotidienne dans les stades de foot ou dans la rue". »
  9. « Le mouvement Nation décapité ? », sur www.resistances.be, (consulté le 14 septembre 2010)
  10. Résultats du VIIIème Congrès, 15 décembre 2012.
  11. Véronique Fievet, Comment le Parlement européen finance un parti d'extrême-droite à Bruxelles, sur rtbf.be, 21 septembre 2016 : « Quelque soit l'idéologie réellement véhiculée par l'APL, sa reconnaissance comme parti européen lui ouvre le droit à un financement de la part du parlement européen. En 2016, un montant de 400 000 euros a été accordé à l'Alliance et 197 625 euros à la fondation "Europa Terra Nostra" qui lui est adossée. Soit au total, un montant de près de 600 000 euros. »
  12. (en) Harry Cooper, Far right feels squeeze on EU funding. Alliance for Peace and Freedom wants its €600,000. MEPs aren’t convinced, sur politico.eu, 14 février 2017 : « Hervé Van Laethem, leader of the far-right Belgian party Nation and a board member of the Alliance of Peace and Freedom. »

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes


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