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Hilaire de Crémiers

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Hilaire de Crémiers
Hilaire de Crémiers en 2006
Nom de naissance Augier de Crémiers
Naissance 03 juillet 1944, Casablanca, MAROC
Auteur
Mouvement Restauration Nationale

Compléments

marié à Laurence Tricot, maître de conférence au département mathématique du CNAM en statistiques approfondies (2002)

Fils d'amiral, Hilaire Augier de Crémiers [1] est né le 3 juillet 1944, à Casablanca, au Maroc. Il est le dernier délégué général en titre de la Restauration nationale. Conseiller politique du prince Jean de France pendant près de 10 ans, il a été remercié en 2009 et remplacé par M. Franchet d'Esperey [2]. Il collaborerait cependant encore avec le second fils de l'actuel comte de Paris, Jean d'Orléans (1965) [3], lui apportant son total et entier soutien pour la restauration d'une monarchie parlementaire.

Une jeunesse d'Action française

De formation littéraire, il milite dans sa jeunesse à l'Action française. De juin 1968 à mai 1969, il dirige la revue trimestrielle royaliste française Les Dossiers d'Action française[4]. À l'origine il s'agissait d'un périodique trimestriel associé à Aspects de la France et à la Restauration nationale, et qui, suite à la scission survenue en 1971, devint l'un des organes de la Nouvelle Action française (NAF).

Les années à la CRC

Dans les années 1970, Hilaire de Crémiers rejoint la Ligue de la contre-réforme catholique (CRC) sous le nom d'habit Frère Hilaire de Jésus[5],[6],[7] et fait quelques interventions sur divers sujets dont notamment Louis XVII. Contre le scepticisme d'historiens de renom ayant longuement enquêté sur le sujet (G. Lenôtre, Sainte-Claire Deville, Edmond Dupland, André Castelot), il soutient avec une grande virulence la mort du petit dauphin Louis XVII dans son cachot de la prison du Temple (conférence donnée à la Mutualité - Paris - le 15 mars 1990[8]). Un chant martial que l'on peut trouver dans le recueil des Prières et chants CRC- Dieu le veut édité en 1993 témoigne de ce style[9]. Il est également l'auteur d'une tragédie en trois actes intitulée Le secret d'Ephèse parue aux éditions de la CRC.

Retour à l'Action française

En 1993, il quitte la CRC dans des conditions mal définies (cf. article de Libération du 18 juin 2001 par Nicolas de la Casinière[10]), sur fond de vives oppositions avec l'abbé Georges de Nantes. Il rejoint alors l'Action française et trouve rapidement la confiance de Pierre Pujo, qui le nomme délégué général de la Restauration nationale dans l'idée de redresser un mouvement à bout de souffle. Il donne à l'occasion quelques interventions lors des universités d'été de l'association Renaissance Catholique et signe quelques articles dans le magazine Spectacle du Monde. Survient en 1997 une nouvelle crise. Hilaire de Crémiers tente de contraindre Pierre Pujo d'arrêter la publication du journal, sous prétexte que la situation financière périlleuse dans laquelle celui-ci se trouvait mettait en danger le mouvement. Accusé par Pierre Pujo de vouloir devenir chef de l'Action Française et de rejeter l'autorité du président du Comité directeur de l'Action Française, il est chassé des locaux de l'Action Française à la fin de l'année. S'engage alors un combat juridique pour récupérer le nom de la Restauration Nationale. Il faudra l'intervention de la justice pour qu'Hilaire de Crémiers obtienne gain de cause.

Naissance de Politique Magazine

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Projet politique signé du délégué général Hilaire de Crémiers lors du congrès de la Restauration Nationale en 1998

Durant les mois qui suivent la rupture, pendant qu'Hilaire de Crémiers, isolé, retissera des liens, une petite équipe d'étudiants de la Fédération des Étudiants Royalistes lui offrira un sursis avec la reprise du mensuel Réaction Française qui redonnera un souffle frondeur pendant quelques années. En 1998, Hilaire de Crémiers organise le premier congrès de la Restauration Nationale qui se veut être un retour à la grande et vraie tradition du royalisme d'Action Française avec comme objectif la préparation de l'avenir associé à un plan à long terme. A partir de 2000-2001, le bulletin de la Restauration Nationale vit une première mutation : alors qu'une lettre d'information est laissée aux mains de Georges Rousseau à l'usage des membres du mouvement, naît Restauration nationale, non plus organe de mouvement mais élément de presse qui a pour objectif non avoué de viser un large public débordant de l'Action Française. Hilaire de Crémiers en est son directeur de la publication[11]. Le numéro 11 (janvier-mars 2001) restera un numéro historique puisqu'il titrait "Le vrai couple franco-allemand" afin de présenter le futur mariage du prince Jean de France avec Tatiana de Oldenburg. Un démenti suivait plusieurs mois plus tard. En 2002, Hilaire de Crémiers fait valoir auprès des membres du comité directeur de la Restauration Nationale, qui lui avaient accordé leur confiance en 1998, la nécessité d'un vrai magazine, fer de lance du mouvement. Malgré quelques oppositions s'appuyant sur le précédent de la crise de 1997 où l'urgence portait sur le mouvement et non le journal, Politique Magazine remplace ainsi Restauration Nationale avec Hilaire de Crémiers à nouveau directeur de la publication (et surtout gérant non associé de la société en commandite simple MEDIACOR, éditrice du magazine). Y contribueront pour commencer Benoît Gousseau (rédacteur en chef) puis Christian Wagner, transfuge de L'Action Française 2000. Grâce au travail de ces journalistes professionnels, Politique Magazine se trouve dans la disposition de forme et d'esprit de la presse du groupe Valmonde, particulièrement frappante lors du très polémique 2e tour de l'élection présidentielle en 2002. En 2009, le résultat net de MEDIACOR se montait à -56 534 Euros (rentabilité commerciale d'environ - 26%), en légère amélioration mais toujours en déficit par rapport aux chiffres de 2008 (- 67 000 Euros). Pour 2009, enfin, le taux de croissance du chiffre d'affaire de MEDIACOR - Politique magazine s'élevait à - 7,7%. Selon un expert financier de Pouey International, le chiffre d'affaire ne semble pas varier. La structure financière de l'entreprise apparaît comme déséquilibrée, ses fonds propres étant négatifs pour l'exercice 2009, présentant des facteurs de risque.

Reprise de la Revue Universelle des Faits et des Idées

En 2005, après la disparition d'Etienne Malnoux (François Natter), ancien de la revue politique et littéraire Esprit Public fondée par des intellectuels de divers courants de droite unis par leur hostilité au gaullisme et directeur de la Revue Universelle des Faits et des Idées, Hilaire de Crémiers a repris cette dernière dénommée Nouvelle Revue Universelle dont il est, là encore, le directeur de la publication.

« Conseiller politique » du prince Jean d'Orléans (1965)

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Hilaire de Crémiers en conférence en 2008

Pendant près de 10 ans, M. Hilaire de Crémiers a été conseiller politique du prince Jean de France. A ce poste, il aurait été remercié en 2009 et remplacé par M. Franchet d'Esperey. Il collaborerait cependant encore avec le second fils de l'actuel comte de Paris, lui apportant son plus fidèle soutien pour la restauration d'une monarchie parlementaire. Durant les visites du prince, il l'accompagnera ainsi à de nombreuses et multiples reprises. Le 12 janvier 2007, à l'occasion d'un dîner conférence organisé par « Alcyon – Club des Hongrois à l'étranger », le « Carrefour des Acteurs Sociaux » et l'association « Gens de France », son conseiller politique est présent. Le 11 juin 2007, lors du gala du 13ème anniversaire de l'association "Unité capétienne" en l'honneur du prince Jean de France, M. Hilaire de Crémiers dine à la table de la marquise Yolande de Bonvouloir. Le 19 octobre 2007, Vizille, musée de la Révolution française leur ouvrait grandes ses portes. A cette occasion, Jean de France, toujours accompagné de son conseiller, déclare : « Prince d'Orléans, prince de France, prince de mon temps et complètement de mon temps, exerçant un métier en France, j'assume tout dans mon héritage personnel, dans mon héritage familial, dans mon héritage national ». En soirée, invité par le président du « Rotary » de Grenoble-Ouest et toujours accompagné de son conseiller, le prince souligne que la France: « ne saurait tourner le dos aux exigences du marché ».

Notes et références

  1. Voir Familles subsistantes de la noblesse française : A.
  2. Cf. article de Minute n°2420 du 5 août 2009
  3. Minute n°2465 du 16 juin 2010.
  4. http://wiki.sylm.info/index.php/Nouvelle_Action_fran%C3%A7aise_(mouvement)
  5. http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article112
  6. http://royalisme.wikia.com/wiki/L'Action_Fran%C3%A7aise_(mouvement)
  7. http://f.s.f.free.fr/listenoire.htm
  8. Cf. "Réponse d'un survivantiste honnête aux malhonnêtetés anti-survivantistes" de Vincent MORLIER publié aux éditions AVM (58 pages - 7 €), frère Hilaire de Jésus y déclenche une des attaques les plus virulentes contre la survivance de Louis XVII, dans deux articles écrits par lui dans la Contre-Réforme Catholique de l'abbé de Nantes (bulletins n° 263 & 264 d'avril et mai 1990).
  9. Lève tes drapeaux, ma Phalange, entends-tu le combat des anges ? Dieu le veut, Phalange en avant ! tes drapeaux sont d'un rouge sang, Dieu le veut ! le cri que tu clames, tes drapeaux sont d'un rouge flamme , Dieu le veut ! Tu seras vainqueur, tes drapeaux ont le sacré cœur. […] « Dieu le veut » sur nos drapeaux rouges En lettres d'or se trouve inscrit Dieu le veut ! A cet appel bouge Le peuple saint de Jésus-Christ ! Délivrons la terre chrétienne Qu'envahit la horde païenne. Menons jusqu'au bout nos assauts ! L'été prochain sur notre plaine Fleuriront nos rouges drapeaux, Fleuriront nos rouges drapeaux. […] Ornés de la pourpre royale Drapeaux du trône de la Croix, Ouvrez la marche triomphale Du Seigneur et du Roi des rois. Il vient pour abattre la bête Et confondre le faux prophète, Cavalier au rouge manteau ! L'ange a sonné de la trompette ! Relevons nos rouges drapeaux, Relevons nos rouges drapeaux.
  10. http://www.prevensectes.com/crc.htm
  11. La date de création de la société MEDIACOR, société d'édition du magazine est le 01 septembre 2002. Sa forme juridique en est une société en commandite simple avec un capital social de 527 300 EURO (SIRET :443 165 253 00016 - deux employés à ce jour dont M. Hilaire de Crémiers).


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