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Hominisme

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L'hominisme, presque systématiquement appelé Masculinisme dans les médias[1] et par certaines organisations féministes, est un mouvement issu de pays francophones dont le but est d'intégrer la préoccupation de la condition masculine à la préoccupation de la condition humaine en général.

Ce néologisme est fondé sur deux racines : la racine française « homme », au sens d'individu masculin, et la racine latine homo, hominis : « humain ».

Axes

Historique

Le terme a été créé et popularisé au début des années 2000 par Yvon Dallaire, psychologue et auteur québécois, dans son livre "Homme et fier de l'être", et surtout lors du colloque de 2005 intitulé "Féminisme + hominisme = humanisme".

Trois colloques ont été organisés, sous l'appellation générique « Congrès de la condition masculine - Paroles d'hommes ». Le premier congrès a eu lieu à Genève en 2003 sur le thème "Quand l'homme reprend la parole…"[2], le second à Montréal en 2005 sur le thème "Féminisme + Hominisme = Humanisme"[3], et le troisième à Bruxelles en 2008 sur le thème "Hommes, états des lieux : inventaire des ressources et des besoins"[4].

En 2006 a été publié le Manifeste hoministe, qui expose ces préoccupations en onze points[5].

En France, les hoministes ont lancé ou soutenu plusieurs campagnes. Fin 2011, ils ont soutenu la campagne pour la suppression de la mention « Mademoiselle » dans les documents administratifs. En février 2013 et les mois qui ont suivi, ils ont apporté leur soutien à l'action de Serge Charnay, père divorcé perché sur une grue à Nantes, et participé à plusieurs actions du même type[6]. Ils ont organisé plusieurs conférences sur les hommes victimes de violence conjugale, dont, en 2015, la première donnant la parole à Maxime Gaget, auteur du premier livre-témoignage d'homme-victime. En 2016, ils ont lancé une campagne pour la désexuation des places de parking, concernant les places réservée aux "mères avec enfants".

Théorie

L'hominisme se veut la forme achevée de l'antisexisme. Il s'oppose à toute discrimination, qu'elle soit d'ordre misogyne ou misandre. C'est pourquoi il ne s'oppose pas au féminisme, mais prétend achever l'œuvre de celui-ci, cherchant à obtenir pour les hommes l'égalité des droits déjà quasiment obtenue par les femmes.[7]

Les principaux domaines de préoccupation de l'hominisme sont :

  • la recherche d'une masculinité débarrassée des stéréotypes
  • la dénonciation des violences, des discriminations et du sexisme à l'encontre des hommes
  • la valorisation de la place des pères dans la famille
  • la recherche des causes et de solutions à la sous-performance scolaire des garçons

Les principales revendications[8] sont :

  • la désexuation des instances politiques et sociales, en particulier celle des services voués à la prévention des violences familiales
  • la mise en place d'une procédure permettant de protéger les géniteurs contre les paternités imposées
  • la mise en place de procédures protectrices contre les fausses accusations d'abus sexuel
  • la mise en place d'une mission de recherche concernant les causes de la sous-performance scolaire des garçons
  • la complémentation des programmes scolaires abordant les discriminations et le sexisme par l'étude des discriminations et du sexisme contre les hommes (ou misandrie)
  • l'extension du congé de paternité
  • la priorisation de la résidence alternée dans les procédures de divorce

Critiques

Plusieurs organisations féministes[Lesquelles ?] critiquent très fortement le mouvement hoministe, qu'elles qualifient de masculinisme[9] . Elles l'accusent de remettre en question les droits des femmes, et donc de vouloir rétablir des privilèges pour les hommes.

Voir aussi

Bibliographie

  • Yvon Dallaire, Homme et fier de l'être, Option Santé, Québec, 2001.
  • Patrick Guillot, La misandrie. Histoire et actualité du sexisme anti-hommes, GES, 2010
  • Patrick Guillot, La cause des hommes. Pour la paix des sexes, Option Santé, 2004.
  • John Goetelen, La femme est-elle vraiment l'avenir de l'homme ?, Marco Pietteur, 2006.
  • Robert Bly, Iron John: A Book About Men, Reading, Mass., Addison-Wesley, (ISBN 978-0-201-51720-0).
  • Connell, R.W., (1995), Masculinities, Cornwall; Allen & Unwin.
  • Michael Kimmel, Manhood in America: A Cultural History, New York, Oxford University Press, , 3rd éd. (ISBN 978-0-19-978155-3).
  • Hooks, Bell., (2005), The Will To Change: Men, Masculinity and Love, New York; Washington Square Press.
  • Michael Messner, Politics of Masculinities: Men in Movements, Lanham, Rowman & Littlefield, (ISBN 978-0-8039-5576-9, lire en ligne).
  • Michael Schwalbe, Unlocking the iron cage: the men's movement, gender politics, and American culture, New York, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-509229-5).
  • Farrell W, The Myth of Male Power: Why Men Are The Disposable Sex, New York, Berkley Books, (ISBN 0-425-18144-8).

Notes et références

Notes

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Références

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Articles connexes

Liens externes

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  1. Masculinisme : attention danger ? L'Express, 22 avril 2013
  2. Actes du 1er congrès
  3. Actes du 2e congres
  4. Présentation du 3e congrès
  5. Manifeste hoministe (2006)
  6. http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/communiques/communiques-2013/solidarite-avec-les-peres-de-nantes-non-aux-discriminations-contre-les-peres-et-les-hommes-18-fevrier-13/
  7. Inégalités hommes-femmes : les hommes aussi victimes de sexisme ? Stanislas Kraland. Mediapart, 18 février 2013
  8. http://www.g-e-s.fr/base-de-documentation/plate-forme-de-propositions-maj-2014/
  9. Contre le masculinisme. Collectif Stop Masculinisme. Bambule, 2013