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Ingalan

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Ingalañ est une association de promotion et de développement économique d'un commerce équitable local et international. Ingalañ est un verbe breton qui signifie "partager dans le sens d'égaliser".

Promotion du commerce équitable en Bretagne

Pour ce faire, les membres d'Ingalañ installent des stands tout au long de l'année lors de festivals et autres évènements, essentiellement dans les cinq départements bretons. Nous intervenons également lors de conférences-débats et en milieu scolaire. L'association organise ou co-organise des évènements festifs et militants.

L'association totalise environ 80 jours de présence devant le public. Parmi les nombreuses installations réalisées notons La Place Bretagne Solidaire, mise en place octobre durant le salon Ille & Bio de Guichen, le Village Equitable du Festival des Chants de Marin de Paimpol, le Marché du Soir estival d'Ambon et bien sûr notre salon Reizh e Pep Lec'h de Lorient.

L'association a organisé d'avril à août 2009 le Parcours[1], ensemble d'évènements éthiques et éclectiques.

Développement économique du commerce équitable

Ingalañ a pour mission le soutien et l'aide au développement économique du commerce équitable en Bretagne, qu'il s'agisse de projets ou d'activité existantes, à la condition que la création ou la consolidation d'un ou de plusieurs emplois soient dans les objectifs.

Ingalañ a achevé sa quatrième année d'action pour le développement économique du commerce équitable en Bretagne. Le nombre de porteurs suivis a augmenté de manière conséquente. Les services ont évolué en fonction des besoins des porteurs de projets rencontrés depuis juillet 2004.

La mission de développement économique de l'association consiste à :

  • Repérer les projets liés au commerce équitable et aider à la réalisation d'activités économique créatrices d'emplois dans ce secteur.
  • Conseiller, aider, et accompagner les projets en phase de démarrage.
  • Conseiller, aider et accompagner les entreprises ou associations déjà existantes à développer leurs activités en les faisant évoluer vers le commerce équitable.
  • Appuyer les acteurs, actrices ou porteurs et porteuses de projets dans leurs recherches de financements.
  • Solliciter les orientations vers le commerce équitable dans des secteurs d'activité propices à son développement.
  • Intégrer les porteurs de projet dans la dynamique générale du commerce équitable en Bretagne.
  • Développer des partenariats pour augmenter le potentiel de réussite des projets et activités en cours.
  • Éviter les collisions des projets en informant des risques de concurrence, en favorisant les rencontres et la concertation entre porteurs.

Le projet Penn Da Benn : pour une valorisation locale du coton biologique et équitable

Le premier point mis en avant est qu'aborder la problématique du coton en Afrique de l'Ouest ne peut se limiter à la seule production de matières premières. Ce secteur a un effet multiplicateur important, avec environ une dizaine d'étapes allant de la culture du coton en passant par sa récolte, la filature, la teinture des fils, le tissage, la teinture du pagne tissé, la bonneterie, la confection, le lavage des produits et la vente.

Ces différentes filières font du secteur textile le plus grand pourvoyeur d'emplois en Afrique de l'Ouest après l'agriculture. Il utilise environ 65 à 70 % des artisans au Mali, 50 % au Burkina Faso, entre 30 et 40 % au Ghana.

Quelques chiffres complémentaires sur le coton du Burkina Faso :

  • Économie :
    • Les fibres de coton représentent 60 % des recettes d'exportations totales du Burkina Faso, 40 % du PIB
    • Production de 700 000 tonnes de coton (dont environ 450 tonnes en coton Bio Equitable)
    • 0,8 % du coton fibre seulement est transformé au Burkina Faso[2]
  • Social :
    • 400 000 exploitations agricoles familiales produisent du coton
    • 300 000 artisans textiles ont été recensés
    • 3 millions de personnes (sur 14 millions) vivent directement ou indirectement des activités économiques liées au coton.
  • Environnement :
    • La culture du coton occupe environ 2,5 % de la superficie agricole mondiale. Pour celle-ci est utilisée environ 25 % du total des insecticides et 11 % de tous les pesticides.
    • Au Burkina Faso, 35 % des assolements sont consacrés au coton sur un total de 4 840 000 hectares
    • Culture consommatrice d'eau (de 10 000 à 17 000 litres d'eau pour un kilogramme de coton fibre)
    • La culture du coton en monoculture provoque l'appauvrissement des sols.
    • l'utilisation de pesticides engendre quantité de problèmes de santé pour celles et ceux qui y sont directement exposés : Perte de poids, faiblesse, maux de tête, tremblements, affections des reins, affections du système nerveux, du fœtus en développement, immunodéficience du foie, cancers de la prostate, du sein ou du cerveau sont quelques uns des effets associés aux pesticides chimiques utilisés dans les champs de coton.

Charte d'Ingalañ

L'association réunit en son sein des individu-e-s, des associations, des entreprises dans le but de faire la promotion du commerce équitable et permettre son développement économique en Bretagne.

L'association :

  • Remet en cause les règles qui régissent le commerce international et local. Le commerce équitable est une alternative concrète aux échanges inégaux entre les pays, les régions et les individus : il met le respect de l'individu et de l'environnement, le dialogue, la transparence et l'équité au cœur des relations économiques.
  • Reconnaît et promeut le commerce équitable local dans le cas de relations économiques Nord-Nord et Sud-Sud
  • Dénonce la présence du commerce équitable en grande et moyenne distribution et dans toute structure non engagée de manière pérenne dans une démarche de commerce équitable.
  • Promeut un commerce équitable dont l'objectif est de développer l'équité à chaque étape de la filière, du producteur, productrice, au consommateur, consommatrice. Le commerce équitable est donc un objectif qui reste à atteindre.

Pour défendre ses convictions, l'association se fixe les règles d'intervention suivantes :

  • L'association privilégie d'autres réseaux alternatifs qui permettent une consommation plus responsable et un respect des producteurs et des productrices.
  • Elle travaille concrètement avec les producteurs et productrices locaux afin de développer un commerce équitable local.
  • Elle sensibilise les acteurs et actrices du secteur économique (consommateurs, consommatrices, producteurs, productrices, entreprises, syndicats...), les institutions et les responsables politiques, à l'existence d'un autre mode de commerce plus juste et viable.
  • Elle se fixe comme mission de soutenir et d'accompagner les porteurs de projet et structures désireuses de travailler pour rendre leur activité économique équitable et ainsi pérenniser leurs postes.
  • En conscience des paradoxes que véhicule le commerce équitable, l'association se positionne pour la promotion la démarche en la rattachant à la notion de décroissance.

Notes et références

  1. Reizh E Bep Lec'h
  2. L'UEMOA avait souhaité dans ses orientations stratégiques faire valoriser 25 % du coton fibre localement d'ici 2010.

Lien externe

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