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Isabelle Françoise du Plessis

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Isabelle Françoise du Plessis, mentionnée pour la première fois en 1901 par Oscar de Poli dans Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux serait une sœur ignorée du Cardinal de Richelieu qui épousa Louis Pidoux, médecin à Nozeroy, qui serait issu de la famille Pidoux du Poitou.

Origine

Selon Oscar de Poli, Isabelle Françoise du Plessis était une fille de François du Plessis, seigneur de Richelieu (1548-1590) et la sœur d'Armand-Jean du Plessis futur cardinal de Richelieu.

D'après l'auteur, Louis Pidoux, âgé de vingt-cins ans,l'un des fils de Jean Pidoux, médecin du roi et doyen de la faculté de Poitiers, se serait épris d'Isabelle Françoise du Plessis[1], « âgée de trente ans mais encore fille »[2],

Il écrit que des raisons inconnues contrarièrent cette union et que les deux amants vinrent en Franche-Comté (alors possession du roi d'Espagne) où ils se marièrent à Dôle le 2 juin 1613[3].

Oscar de Poli indique qu'Isabelle Françoise du Plessis ne se retrouve dans aucune des généalogies de la famille du Plessis de Richelieu et que l'original de son acte de mariage le 2 juin 1613 à Dole dans le Jura ne se retrouve pas non plus dans les registres. Il écrit à ce sujet :

« Malgré mes recherches, je n'ai pu trouver cette Isabelle Françoise dans aucune des généalogies de la famille de Richelieu,, mais cela ne saurait nous étonner; elle est comme morte pour les siens après 1613, de même que Louis Pidoux ; pour les actes antérieurs (...) Du reste, tout doute est impossible en présence de l'acte de mariage dont si l'original est malheureusement perdu, nous avons une copie authentique (conservée en 1901 dans les archives de M. Pidoux donnée le 30 novembre 1749 sous la signature de M. de Pourcheresse d'Avanne, doyen du chapitre collégial de Notre-Dame de Dole, dans les registres de qui l'acte était conservé. »[4].

Il écrit qu'Isabelle Françoise du Plessis et son époux ignorés de la famille du Plessis vécurent à Nozeroy (Jura) où son mari exerça la profession de médecin et qu'ils eurent trois enfants : 1) Gabriel Pidoux, tué en 1639 au siège de Nozeroy, 2) Elisabeth, religieuse et Antoine qui fit souche en Franche-Comté[5].

Oscar de Poli indique : « Louis Pidoux et Isabelle Françoise du Plessis furent inhumés dans la nef centrale de l'église collégiale de Nozeroy, près de leur fils Gabriel. Ces deux tombes ornées de leurs armoiries ont depuis disparu. Les inscriptions en sont conservées par des relevés du XVIIIe siècle dans les archives de M. Pidoux »[6] :
« Ci-Gyst noble homme messire Pidoux, escuyer Dr de la Vénérable Univ. de Poitiers qui trépassa le 10e du mois de nov., l’an 1640, et damoiselle Ysabel-Françoise du Plessis qui trépassa le 5e de juin, an 1648. Sr, recevez-la dans votre paix éternellement avec l’époux qu’elle a tant aimé. »[6]. ,[7].

Pierre André Pidoux de la Maduère rédigea dans La Revue des Deux Mondes (1er novembre 1936) avec Maximilien Deloche un article intitulé : « Une sœur ignorée de Richelieu » sur la découverte de cette sœur jusque-là inconnue et le rattachement de sa famille à la famille Pidoux la famille du Poitou[8].
Pierre Grillon, spécialiste de Richelieu et éditeur des Papiers de Richelieu écrit à ce sujet : « L'histoire s'écrit avec des documents authentiques et des témoignages contrôlés, et non avec des affirmations ou des hypothèses dépourvues de fondement (...) M. Pidoux de la Maduère affirme qu'un de ses lointains parent, nommé Louis, avait épousé, en juin 1613, une sœur inconnue du cardinal de Richelieu (...) Ce silence général observé par les contemporains sur une prétendue « sœur ignorée » du cardinal de Richelieu ne peut avoir qu'une explication: c'est que cette sœur n'a jamais existé, si ce n'est dans l'imagination de ceux qui ont « arrangé », en 1749, la copie de l'acte de mariage de Louis Pidoux de la Maduere »

D'après Louis Mousnier, Isabelle Françoise du Plessis reste inconnue des historiens jusqu'au XXe siècle, notamment en raison des conséquences politico-familiales de son mariage avec Louis Pidoux[9].

Références

  1. Oscar de Poli, Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, Conseil héraldique de France, (lire en ligne), p. 26.
  2. Erik Orsenna, de l'académie Française, La Fontaine, une école buissonnière, éditions Stock, (ISBN 978-2-234-08236-6, lire en ligne)
  3. Oscar de Poli, Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, Conseil héraldique de France, (lire en ligne), p. 19.
  4. Oscar de Poli, Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, Conseil héraldique de France, (lire en ligne), p. 27.
  5. Oscar de Poli, Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, Conseil héraldique de France, (lire en ligne), p. 28
  6. 6,0 et 6,1 Oscar de Poli, Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, Conseil héraldique de France, (lire en ligne (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56245659/f33.image)), p. 29.
  7. Alphonse Gaillard, revue « Le Pays Comtois »
  8. Pierre André Pidoux de la Maduère, Maximilien Deloche, Revue des Deux Mondes : Une sœur ignorée de Richelieu, , p. 162-179
  9. Mousnier 1992, Part. II, ch. IV, p. 84-89

Bibliographie

  • Oscar de Poli, Notice historique et généalogique sur la famille Pidoux, , 35 p. (lire en ligne (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k56245659/f5.image)) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Roland Mousnier (ill. Éric Schlumberger), L'homme rouge : la vie du cardinal de Richelieu (1585-1642), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », (réimpr. 1994), XVI-905 p., Broché, 13,3 × 19,7 cm (ISBN 2-221-06592-1, notice BnF no FRBNF35510620)
  • Jean Schelstraete, La Fontaine : énigme briarde, Presses du Village, , 196 p. (ISBN 2 84100 009 5)

Voir aussi

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