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Jacques Ardoino

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Jacques Ardoino, né le 6 mars 1927 à Paris (14e), est un enseignant-chercheur français en sciences de l'éducation à l'Université de Paris VIII.

Biographie

Jacques Ardoino fait partie de ces enseignants-chercheurs d'après-guerre qui a naturellement accumulés des diplômes dans différentes disciplines, spécialement dans les années 1949-1950 à l'Université de Rennes : Licence en Droit, Licence d'enseignement de Philosophie, Licence de Psychologie Diplôme d'Études Supérieures de Philosophie.

En novembre 1966 son Doctorat de 3e cycle est en administration des entreprises, micro-économie, sous la direction de J-L. Merigot (Président du jury R. Passet, Université de Bordeaux). Puis en décembre 1973 il obtient un Doctorat d'État es Lettres et Sciences Humaines (Sciences de l'Education, Université de Caen).

Très tôt il finance ses études en assumant des emplois, comme celui de directeur d'un foyer de jeunes travailleurs à Rennes en 1946-1947, du professorat en Collège et Lycée (Philosophie) de 1947 à 1954. Parallèlement de 1948 à 1956, il fait partie des pionniers de la psychosociologie, comme Moniteur de travaux pratiques au Centre Psychotechnique (Rennes); puis détaché auprès de l'Institut des Sciences Humaines Appliquées de l'Université de Bordeaux (ISHA), hargé de mission en AOF (Sénégal, Soudan, Haute-Volta, Côte d'Ivoire) par le Commissariat Général à la Productivité.

De 1958 à 1970 il suit une Psychanalyse didactique (APF, J. Favez-Boutonier) ; une formation au psychodrame (J-L. Moreno, A. Ancelin-Schutzenberger, G. Testemale-Monod) ; à la dynamique de groupes (NTL, Bethel) ; et aux interventions dans les organisations et les institutions.

Son parcours professionnel dans l'enseignement supérieur est marqué par les étapes suivantes :

-De 1956 à 1969 : Assistant (psychologie et psychologie sociale) à la Faculté des Lettres de l'Université de Bordeaux, auprès de l'ISHA, en tant qu'assistant itinérant (Universités d'Aix Marseille, de Grenoble, de Paris et de Strasbourg), puis à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de l'Université de Bordeaux (enseignement principal à l'Institut d'Administration des Entreprises) puis Chef du département de psychosociologie appliquée aux affaires, Maître Assistant délégué à la Faculté de Droit et de Sciences Economiques de l'Université de Bordeaux (Institut Universitaire de Technologie).

- Du 1er octobre 1969 à fin septembre 1972 , par suite d'un "oubli" administratif, il est sans poste ni traitement, bien que fonctionnaire titulaire de l'enseignement secondaire, puis en 1971 inscription sur la liste d'aptitude aux fonctions de Maître Assistant en Sciences de l'Education (CSCU).

- À partir de septembre 1972 il développe sa carrière dans le domaine des Sciences de l'Education : Maître-Assistant (1972, Université de Vincennes-Paris-VIII), Maître de Conférence (1974, Université de Vincennes-Paris-VIII) Professeur (1978, Université de Caen), puis Professeur en sciences de l'éducation à l'Université de Paris-VIII, Vincennes à St Denis, devenant Professeur émérite en 1995.

- À ses fonctions au sein de l'équipe de direction de l'Université de Paris-VII, s'ajoutent ses activités de co-responsable du DEA de sciences de l'éducation à Paris-VIII, une période de direction de l'UFR-8 (Communication-Animation-Psychanalyse-Formation-Education-Didactique), des rôles de conseil comme en 1981 sa participation à la Commission Ministérielle, puis inter-ministérielle, chargée de redéfinir les enseignements de Sciences de l'Education, ou encore aux travaux d'un groupe d'études permanent de la "Mission recherche en éducation et socialisation de l'enfant" au Ministère de la Recherche et de l'Industrie (Groupe 6 : Systèmes d'éducation et de formation hors du champ scolaire); une présidence et plusieurs années de participation aux travaux de la commission de spécialités de Sciences de l'éducation de l'Université de Paris-VIII (1990) ainsi que ses responsabilités éditoriales : Rédacteur en Chef de la revue du service de la formation permanente de l'Université de Paris VIII ( Pratiques de Formation-Analyses ).

- Parallèlement à ces activités, il influença les fondamentaux de la formation pour adultes avec une participation à la commission sur la "Formation des Formateurs" du Ministère de la formation professionnelle, la direction d'un diplôme d'Université de Formation des Adultes (DUFA) à l'Université de Paris-VIII; la réalisation et animation d'un séminaire pour la formation continue des personnels de l'Education nationale avec l'Institut de Formation des Enseignants et de Formateurs de l'Université de Paris-VIII dans les années 1980; la responsabilité du DEA de Sciences de l'Education : "approches multiréférentielles des situations et des systèmes éducatifs", jusqu'en 1991.

- Au plan international, il a assuré plusieurs missions : membre du comité chargé de la réorganisation de l'AIPELF. (Association internationale de Pédagogie Expérimentale de Langue Française), constitution de l'AFIRSE. Président-fondateur (avec Gaston Mialaret) de cette dernière (1990). Coordonnateur de la cellule "Brésil" pour l'université de Paris-VIII (1996), chargé de mission auprès du Ministère sur « l'harmonisation des diplômes et des formations entre France et pays d'Amérique latine. Expert de la DES pour les habilitations des diplômes de sciences de l'éducation 1998-2000.

Chevalier des Palmes Académiques, ces dernières années, Jacques Ardoino était en particulier :

Un théoricien des sciences humaines appliquées et de l'épistémologie de l'intervention psychosociologique

C'est dès le tournant des années 1950-1960 que Jacques Ardoino, en tant que cofondateur et animateur principal de l'Association Nationale pour le Développement des Sciences Humaines Appliquées (ANDSHA) a créé les conditions d'une expérimentation de la multiréférentialité, associant Chercheurs et Praticiens en Économie, Gestion, Management, Psychosociologie, Psychanalyse... On comprend que son apport dépasse largement le champ des sciences de l'éducation.

Bien que son affectation universitaire ait été dans les sciences de l'éducation, Jacques Ardoino, a, en amont, travaillé sur les discours issus d'une palette de disciplines (sciences humaines, épistémologie, philosophie, etc.). En aval, les applications des concepts qu'il développe intéressent nombre de pratiques de recherche, d'éducation, de service public, d'entrepreneuriat, etc.). Avec Edgar Morin, Mauro Ceruti et d'autres, Jacques Ardoino réfléchit à l'évolution de l'université – dans ses deux dimensions d'institution de recherche et d'éducation – dans l'épistémè hypermoderne (voir ci-dessus sa participation aux diverses commissions de différents ministères).

Tout en reconnaissant certains des mérites anciens du modèle cartésien-comtien, il en souligne la nocivité intellectuelle lorsqu'il s'agit de faire un travail de recherche ou d'intervention dans les temps hypermodernes. Les deux grands principes – les impératifs du chercheur – que sont « diviser l'objet de recherche » et « étudier les « bouts » séparément sont particulièrement contre-productifs lorsqu'il s'agit d'étudier des systèmes réputés comme complexes tel l'individu, le groupe ou le système social.

Jacques Ardoino s'intéresse au holisme en tant que méthode qui « voit d'abord le tout avant de voir les parties » mais n'en reste pas là. Il observe que, lorsque l'on réalise une recherche multidimensionnelle, il y a bien une phase de division de l'objet de recherche en des dimensions (D1, D2, Dn) choisies par le chercheur mais ce dernier ne développe pas la croyance que D1 + D2 + Dn équivaut à l'objet de recherche. Tout un travail de « remise en ensemble » est nécessaire pour retrouver – le moins imparfaitement possible – l'objet de recherche (voir Transversalité, ci-après).

Même attention lorsque la recherche devient multiréférentielle c'est-à-dire lorsque le chercheur considère chaque dimension de l'objet à l'aide d'instruments d'investigation et d'outils critiques hétérogènes. Le chercheur a une conscience aiguë qu'il va produire des îlots de discours hétérogènes dont la juxtaposition nécessite un travail de la part du lecteur pour comprendre comment se jouent les articulations et les tensions. Deux métaphores sont développées par Jacques Ardoino pour rendre compte de cette cohabitation des îlots de discours hétérogènes qui résultent du croisement des dimensions et des référentiels : transversalité et métissage.

Dans l'éditorial du numéro 28 de PRATIQUES DE FORMATION / ANALYSE "Microsociologies interactions et approches institutionnelles" 1994, Publication de l'Université Paris 8, Jacques Ardoino souligne les apports de Félix Guattari, Georges Devereux, Georges Lapassade et René Lourau dans la définition de cet « être ensemble » des postures, des regards et des attitudes critiques quelles que soient leurs hétérogénéités.

Une attitude « romantique » (cf. René Girard) amène à regarder le monde non pas comme il est mais comme il devrait être, comme il pourrait être si les hommes étaient pure rationalité, perfection, cohérence, etc.. Jacques Ardoino souligne combien cette attitude est nocive en particulier lorsqu'il s'agit d'éduquer le jeune enfant puis l'adolescent et l'étudiant tout au long de la vie. Il propose que les maîtres soient formés à ces figures de l'hétérogénéité afin de pouvoir accueillir et insuffler la pensée nécessairement métisse de l'individu hypermoderne issus de parents, de cultures qui sont au sens propre ou au sens métaphorique métisses. Enfant qui évoluera dans des groupes eux-mêmes métisses.

Un penseur et praticien du paradigme de l'accompagnement : éducatif, psychosociologue, sociocognitif

Lorsqu'un passeur est auprès d'un individu qui franchit la frontière vers un nouveau territoire, lorsqu'un accompagnateur est au côté d'un individu pour son projet d'être « le même mais autrement » toute une palette de manières d'aider est en jeu – écoute, reprise en écho, reformulation, proposition, accueil critique des allant de soi, conseil, etc.. Le terme « accompagnateur » relève d'un paradigme de l'accompagnement que Jacques Ardoino a précisé comme l'article : "De « l’ accompagnement », en tant que paradigme" (Numéro de la revue Pratiques de Formation/Analyses(Université Paris 8, Formation Permanente, décembre 2000, en l'honneur de René Lourau). Il a donné lieu à plusieurs développements théoriques et méthodologiques, spécialement sous l'intitulé « accompagnateur professionnel».

Le concept d'autorisation rend compte de ce qui se passe pour l'accompagné qui se sent autorisé à dire, autorisé à contredire, autorisé à explorer de nouveaux espaces, autorisé à être autrement. Autrement que ce que son milieu naturel, son milieu d'adoption et lui-même ne l'avait pensé possible. C'est l'attitude du passeur ou de l'accompagnateur qui va faire que l'accompagné ressentira, comprendra éventuellement cette autorisation. Cette autorisation comporte une multitude de volets comme :

  • Chacun de nous va survivre au changement,
  • Nos proches vont y survivre,
  • Les remaniements vont permettre de constituer un ensemble avec à la fois de la cohérence et de l'hétérogénéité « vivable ».
  • etc.

Les temps hypermodernes voient un développement exponentiel des pratiques d'"assistance", d'"aide", de "conseil", de "tutorat", "d'entraînement", de « coaching », de « compagnonnage », « accompagnement des malades », etc. avec des tentatives extrêmement hétérogènes d'en donner des définitions et d'établir des consensus sur les manières de faire ou « bonnes pratiques ». Dans un article consacré à René Lourau, ("De « l’ accompagnement », en tant que paradigme") Jacques Ardoino souligne la différence entre les dimensions spatiales du travail du passeur et celles temporelles de l'accompagnateur. : « L'accompagnement, qui suggère immédiatement l'espace (le cheminement commun, le "bout de route" fait ensemble) ne peut toutefois se comprendre proprement que dans le temps et l'histoire vécus. C'est justement ce qui va distinguer le " passage " de Winnicott, ou la "passe" de Lacan, de l'accompagnement tel que nous l'entendons. L'image très usitée du "passeur" suppose bien le franchissement d'une ligne, d'un "cap". … Dans l'accompagnement, le changement, la modification (Michel Butor) attendus impliquent beaucoup plus encore une initiation-réitération, une altération, une maturation et une appropriation, qui, elles, ne peuvent être que temporelles. L'accompagnement s'effectue donc à la fois dans le temps et dans l'espace. »

En décembre 2000, Jacques Ardoino décrit le concept de pratiques sociales ainsi : « les comportements, habitus, coutumes et croyances exprimant et traduisant des systèmes de valeurs culturels et sociaux, que les membres d'une société, d'une communauté, données, peuvent agir ensemble, tout à la fois individuellement et collectivement, en incluant ainsi la part de variation, d'interprétation personnelle, de création, voire de transgression, que comporte toujours l'observance des lois et des règles de vie mutuellement reconnues et acceptées ou subies. »

Une des vertus de cette définition est de « mettre ensemble » des concepts habituellement développés séparément par les différences sciences humaines qui se partagent :

  • les coutumes, croyances, systèmes de valeurs, lois règles pour la sociologie,
  • les comportements d'un groupe, d'une communauté pour la psychosociologie,
  • l'interprétation personnelle, la création, la transgression pour la psychologie.

Ainsi est né le Diplôme de Hautes Études de Pratiques Sociales qui permet à des étudiants de considérer un objet de recherche de manière multidimensionnelle et multiréférentielle.

Un praticien et théoricien français de la recherche-action

Guy Berger dans la Revue française de pédagogie (N°138 Janvier-février-mars 2002) présente Jacques Ardoino comme un homme pragmatique, pour qui la pratique est à la fois une « conséquence » – de la réflexion épistémique déclinée en modèles d'action, et un « déjà là » que le praticien-chercheur va théoriser au fil de ses projets.

Le rôle tenu par Jacques Ardoino de passeur et de partenaire des théoriciens de la recherche-action en France est essentiel. Il est l'auteur d'un « Historique de la recherche-action », in Pratiques de Formation/Analyses No 18 (disponible sur : http://www-ufr8.univ-paris8.fr/pfa/18presentation.html) qui expose les étapes clefs de la recherche-action, la fondation par Kurt Lewin bien sûr, auxquelles s'ajoutent les approches psychométriques et d'inspiration psychanalytiques de J.-L. Moréno, les avatars de la psychologie industrielle américaine, d'Elton Mayo et Boethlisberger, les introducteurs en France de l'intervention psychosociologique comme Jean Dubost, mais aussi d'autres praticiens et théoriciens de la Recherche-Action : René Barbier, Gérard Mendel, Georges Lapassade, René Lourau. Tous ces auteurs cités par Jacques Ardoino ont croisé eux-mêmes son chemin de fertilisateur des pratiques et des théorisations. On peut ajouter à titre d'exemple histoirique comment il donne l'opportunité au tout jeune Didier Anzieu en juin 1960 d'expérimenter le "groupe de diagnostic" dans le cadre du premier séminaire national de psychosociologie industrielle à Rambouillet organisé par l'Association Nationale pour le Développement des Sciences Humaines Appliquées (ANDSHA).

Le promoteur d'un dialogue des notions

Au tournant des années 2010, Jacques Ardoino s'engage dans la tâche de faire vivre un projet : "le dialogue des notions". Avec Le Dialogue des Notions, il s'agit de prendre au sérieux une fiction prenant la forme d'une hypothèse : une notion aurait sa propre vie, elle ne serait pas qu'un vocable que chaque individu candide utilise selon ses besoins et ses intérêts. La notion devient dès lors cette entité vivante qui tire sa propre vie sociolinguistique des locuteurs qui recourent à elle (cf la noologie d'E.Morin). La notion doit être envisagée en tant qu'elle-même utilise ces locuteurs comme des moyens d'émergence, de croissance, d'évolution, de renforcement... Et toujours en arrière-plan du théâtre humain de nos pensées autonomes, il faut également considérer comment les notions dialoguent entre elles. Comme le dit Jacques Ardoino : "elles dialoguent sans pour autant éviter le risque d'oppositions ou de contradictions, elles-mêmes capables de générer de nouvelles notions, ou acceptions nouvelles des notions existantes" (Paris, le 27/03/2012). Elles constituent ce faisant un univers dynamique et autonome caractérisé par une activité de pensée exploitant la naïveté des locuteurs s'imaginant au commande de leurs réflexions personnelles. Cet exercice de participation au dialogue des notions mérite exploration en tant qu'il permet de se familiariser avec : la porosité des référentiels, la transversalité des domaines, l'hétérogénéité des points de vue. Explorer le dialogue des notions - et plus encore, accepter humblement de le faire vivre - c'est s'exercer à cette éducation métisse que Jacques Ardoino appelle de ses vœux. De la fiction, on passe au projet ludique d'écriture et de pensée : faire parler les notions en les libérant de leur obligation présupposée d'être au service des locuteurs qui les utilisent. Ensuite, il s'agit de faire répondre d'autres notions à la parole inaugurale des notions premières. Le jeu nous conduit à un véritable exercice de l'esprit, qui s'inscrit dans le lignage des œuvres littéraires métissant méditation philosophique et écriture dramaturgique. Le Dialogue des Notions trouve un prolongement digital sous la forme d'un projet partagé, ludique, sérieux et collaboratif. La première notion qui s'y exprime est celle de La Complexité : "On parle déjà suffisamment de moi pour qu'il y ait encore beaucoup à en dire..." (J.Ardoino à propos de La Complexité, Paris, le 29 février 2012).

Citations

(1)L'émergence et le devenir des sciences humaines et sociales ont permis, en près d'un siècle, un changement assez radical du statut même de la scientificité. Nous sommes, aujourd'hui, assez éloignés du modèle canonique : champ, objet et méthodes, à partir duquel se définissait habituellement une discipline d'enseignement ou de recherche. Beaucoup plus que les territoires et les cloisonnements, encore largement conçus en termes de réalité des objets par les découpes positivistes, ce sont des perspectives holistiques et des lectures plurielles s'interrogeant et se fécondant mutuellement, admettant les hypothèses de l'hétérogénéité et de la complexité, explicitement situées au niveau des regards portés sur les objets, conjuguant les points de vue de la particularité et de la singularité avec celui de l'universalité, faisant place à une temporalité-historicité-durée, articulant le politique, le praxéologique et le scientifique, qui constituent aujourd'hui les formes les plus heuristiques d'une connaissance également soucieuse d'action, de mise en pratiques et d'ancrages de terrain. In article « Transversalité ».
(2) Les termes hétérogénéité (substantif féminin indiquant un état), et hétérogène (adjectif) se caractérisent très vite par la diversité de leurs emplois. Pour en donner une première idée, pas moins de 284 occurrences sont dénombrées dans la 6e édition de l'encyclopaedia universalis (2001), orientant vers près d'une quarantaine de domaines de références : biologique, physiologique, psychologique, psycho-social, sciences de l'éducation, sociologique, philosophique, théologique, ethnologique, anthropologique, historique, linguistique, sémiotique, sémiologique, sémantique, économique, politique, sciences de l'organisation, information et communication, chimique, immuno-chimique, mathématiques, physique, géologique et pédologique, limnologique, sciences de la terre, volcanologique, sismologique, géographique, ecogénétique, climatique ou météorologique, hydrographique, métallurgique, métallographique, jusqu'aux technologies des mélanges et matériaux granulaires poreux (" percolation ")… En revanche, La grande encyclopédie Larousse ne consacre, de façon explicite, aucun article ou mention spéciaux à l'hétérogénéité ou à l'hétérogène. In Pour une éducation enfin reconnue métisse.

Articles en ligne de Jacques Ardoino

  • L'approche multiréférentielle (plurielle) des situations éducatives et formatives Paru dans Pratiques de Formation-Analyses, Université Paris 8, Formation Permanente, n° 25-26, janvier-décembre 1993[1]
  • Transversalité[2]
  • Pour une éducation enfin reconnue métisse. (statuts respectifs de l'hétérogénéité et de l'impureté dans une telle optique) Communication au colloque de l'AFIRSE (Natal, Brésil), septembre 2001 et l'Année de la recherche en sciences de l'éducation, PUF, Paris, 2001[3]
  • De l'" accompagnement ", en tant que paradigme ; à René Lourau in revue Pratiques de Formation/Analyses(Université Paris 8, Formation Permanente) décembre 2000[4].

Sélection d'autres publications de Jacques Ardoino

  • « Historique de la recherche-action », in Pratiques de Formation/Analyses No 18 (disponible sur : http://www-ufr8.univ-paris8.fr/pfa/18presentation.html).
  • "De « l’ accompagnement », en tant que paradigme" (Numéro de la revue Pratiques de Formation/Analyses(Université Paris 8, Formation Permanente, décembre 2000, en l'honneur de René Lourau
  • Editorial du numéro 28 de PRATIQUES DE FORMATION / ANALYSE "Microsociologies interactions et approches institutionnelles" 1994, Publication de l'Unievrsité Paris 8
  • Sur quelques aspects psychosociologiques des problèmes de communications et d'informations dans les groupes de travail et les organisations - cahier numéro 4 de la collection "Travaux et Documents" de l'Institut d'Administration des Entreprises de l'Université de Bordeaux, Bordeaux 1961. Réédité en deuxième édition, revue et augmentée, sous le titre "Information et Communication dans l'Entreprise et les Groupes de Travail", Éditions d'Organisation, Paris 1964 - 3e édition Paris 1969 ("10e mille").
  • Le Groupe de Diagnostic, Instrument de Formation - Cahier numéro 5 de la collection "Travaux et Documents" de l'Institut d'Administration des Entreprises de l'Université de Bordeaux, Bordeaux 1962.
  • Propos actuels sur l'Education - Cahier numéro 6 de la collection "Travaux et Documents" de l'Institut d'Administration des Entreprises de l'Université de Bordeaux, Bordeaux 1963. Ces ouvrages réédités, en deuxième édition, revue et augmentée, sous le titre -Propos actuels sur l'Education, Collection Hommes et Organisations, Éditions Gauthier Villars, Paris 1965, 6e édition 1978 ("20e mille"). Ouvrage traduit en japonais, espagnol et portugais.
  • Communications et Relations Humaines (thèse de Doctorat de spécialité), cahier numéro 12 de la collection "Travaux et Documents" de l'Institut d'Administration des Entreprises de l'Université de Bordeaux, Bordeaux 1966,( 4e 1.000).
  • Management ou Commandement (Participation et Contestation), Éditions Mame Fayard, Paris 1970, éditions EPI, Paris, 1975, (7e 1.000), (en collaboration avec J.P. Moreigne.
  • Un groupe de sensibilisation d'enseignants., éditions EPI, Paris 1975.
  • Education et Politique, Gauthier-Villars 1977. Ouvrage traduit en espagnol.
  • Education et Relations, UNESCO-Gauthier Villars, Paris, 1980. Ouvrage partiellement traduit en italien, Palomar, Bari, Educazione e relazioni, 1996.
  • En collaboration avec G. Berger, .D'une évaluation en miettes à une évaluation en acte., Matrice-ANDSHA, Paris, 1989.
  • En collaboration avec René Lourau, Les Pédagogies institutionnelles, collection pédagogues et pédagogies, PUF, Paris, 1994 (traduction en espagnol).
  • En collaboration avec André de Pereti, Penser l'hétérogéne, Desclée De Brouwer, Paris, 1998.
  • Réédition d'Education et politique, en 1999, aux éditions Anthropos-Economica, Ouvrage partiellement traduit en italien, Palomar, Bari, Educazione e politica, 2001.
  • Les avatars de l'éducation, problématiques et notions en devenir, Collection Education et formation, pédagogie théorique et critique, PUF, Paris, 2000.
  • "Avec Jacques Ardoino : temps, éducation et formation", revue le Sociographe, hors série n° 3, 2008, sous la direction de Jacques Papay
  • Figures de l'Autre, imaginaires de l'altérité et de l'altération, en co direction avec Georges Bertin, Teraedre, 2010.
  • "Propos actuels sur l'éducation" Gauthier-Villars, Paris, Collection Hommes et organisations, 1965.

Notes et références

Liens externes

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