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Jacques Coulondres

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Jacques Coulondres, né le 18 septembre 1921, à Saint-Thibéry (Hérault), et décédé le 22 octobre 2004 à Castelnaudary (Aude), est un militaire français ayant évolué dans la Marine nationale de 1939 à 1979.

Jeunesse

Jacques Coulondres fait toutes ses études secondaires à Montpellier.

Il entre à l'École navale en 1939. Après la débâcle de l'Armistice du 22 juin 1940, sa promotion de l'École Navale embarquée sur le Richelieu se retrouve à Dakar. Après divers embarquements sur des petits bâtiments, il est affecté sur l'aviso colonial « d'Entrecasteaux » avec lequel il fait le tour de l'Afrique pour rallier la base de Diégo Suarez à Madagascar.

Le 4 mai 1942, c'est l'attaque britannique contre les forces maritimes françaises de Diégo Suarez ; tous les bâtiments français sont gravement avariés ou coulés ; le « d’ Entrecasteaux » s'échoue au fond d'une baie mais ses canons demeurent disponibles. L'enseigne de vaisseau Coulondres est envoyé à terre pour observer les tirs des pièces d'artillerie de son bâtiment sur lequel les cuirassés britanniques et l'aviation s'acharnent. Après la fin des combats, les marins français se rendent et sont transférés comme prisonniers de guerre en Écosse, à Windermere, après une longue navigation le long des côtes d'Afrique. Cet internement ne cessera que bien après le débarquement américain de novembre 1942 en Afrique du Nord.

Avides de reprendre le combat pour libérer la France, ces marins vont fournir les cadres du régiment blindé de fusiliers-marins, le RBFM, qui se crée en 1943 à Casablanca. Ce régiment effectuera un premier déploiement en Tunisie en 1943 pour combattre les Allemands, près de Bizerte. Le régiment désormais équipé de chars américains tous neufs est affecté à la deuxième Division Blindée (2ème DB) dont le général Leclerc a pris le commandement. Il est donc déplacé vers le Royaume-Uni où il se prépare et s'entraîne en vue du débarquement de Normandie. À 23 ans, Jacques Coulondres y commande un peloton de chars destroyers.

La division débarque en Normandie le 1er août 1944. Son parcours en France l'amène à participer à la libération de Paris en août, puis de Strasbourg en décembre. Il participe aussi aux combats contre la poche allemande de Royan en septembre. Il prouve sa bravoure dans la traversée de Saverne, son peloton détruisant 3 chars et deux canons. L'un de ces vaillants pilote de chars était Jean Gabin (qui deviendra célèbre en tant qu'acteur).

C'est à Berchtesgaden, le nid d'aigle d'Hitler, que, le 8 mai 1945, il sabre le champagne avec son régiment blindé. Alors vont se suivre, d'abord à Brest, le commandement de la vedette lance-torpille MTB 90, puis en Indochine celui du bâtiment de débarquement LSSL n°3, et enfin le commandement du secteur fluvial de Vinh Long, sur le Mékong.

Après-Guerre

La paix revenue, il embarque sur les porte-avions La Fayette et Bois Belleau. Il prend le 28 novembre 1959, le commandement de l'escorteur rapide « le Normand ».

Il effectue ensuite trois séjours en Algérie, le premier au centre Sirocco, puis pendant la guerre à la demi brigade de fusiliers-marins et sur la frontière algéro-marocaine.

Capitaine de vaisseau en 1965, il est chef d'état-major de l'amiral commandant les forces maritimes de l'Afrique avec poste de commandement à Dakar. Après une affectation au cabinet militaire du Premier Ministre, il prend le commandement le 18 janvier 1968 de l'aviso escorteur « Protet » et de la division des avisos du Pacifique, puis est affecté au cabinet militaire du ministre de la défense, Mr Michel Debré.

Contre-amiral en 1971, il n'a pas encore 50 ans, et commande la zone maritime de l'Océan Indien. Il est le dernier commandant en poste à Diégo Suarez, qu'évacuent les forces françaises en 1973.

Il sert ensuite à Brest comme préfet maritime adjoint en poste à Brest de 1973 à 1975 ; il commande l'arrondissement maritime de Lorient de 1975 à 1976, en poste à Lorient.

Promu vice-amiral d'escadre, il est commandant en chef pour l'Atlantique et préfet maritime de la deuxième région, en poste à Brest. Il marque fortement son passage. (Notamment la gestion du naufrage de l'Amoco Cadiz. Il passe le 22 mars 1978 au journal TV de la chaine INA. Il quitte le service actif en juin 1979 à 58 ans et se retire dans sa ville de Castelnaudary.

Titulaire de 8 citations dont 3 à l'ordre de l'armée, deux fois blessé, il n'a manqué aucune occasion de combattre, pendant la libération de la France, en Indochine et en Algérie.

Retraite

Puis pendant 10 ans, il devient exploitant agricole et assure simultanément la présidence départemental du Secours catholique.

Il a 6 enfants, et 29 petits-enfants.

Jacques Coulondres décède le 22 octobre 2004.

Articles connexes

Notes et références

Source : Journal local de Saint-Thibéry et who's who

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