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Jacques Guigou

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Jacques GUIGOU (né en 1941) est un sociologue et un poète français. Professeur à l’université de Montpellier, il est l’auteur d’une théorie critique des systèmes de formation. Depuis les années 1970, il écrit et dit de la poésie. En 1990, avec Jacques Wajnsztejn, il fonde la revue Temps critiques.

Jacques Guigou et les théories critiques de la société contemporaine

Années 1970 : Le stage de formation comme opérateur politique de la crise "La stagification" [1].


Années 1980 : L’échec de l’autogestion engendre l’égogestion, un hyperindividualisme qui culmine dans ce que l’auteur a nommé : La Cité des ego [2];

Années 1990 : L’affaiblissement de l’État-nation conduit à une résorption des institutions [3] dans une « gestion des intermédiaires » et le développement de « l’État-réseau » [4];

Années 2000 : La globalisation [cf.sortir de l'économie] qui intensifie la capitalisation des activités humaines enferme les individus et les groupes humains dans une autonomie-dépendance : La société capitalisée [5].

Bibliographie politique (sélection)

- Critique des systèmes de formation. Anthropos 1972. Réédition augmentée 1993.

- Les analyseurs de la formation permanente. Anthropos, 1979.

- L’institution de l’analyse dans les rencontres. Anthropos, 1981.

- La cité des ego. L’impliqué, 1987.

- L’individu et la communauté humaine (dir. avec J.Wajnsztejn). L’Harmattan, 1998.

- La valeur sans le travail (dir. avec J.Wajnsztejn). L’Harmattan, 1999.

- Violences et globalisation (dir. avec J.Wajnsztejn). L’Harmattan, 2003.

- L’évanescence de la valeur (avec J.Wajnsztejn). L’Harmattan, 2004.

- Mai 68 et le Mai rampant italien (avec J.Wajnsztejn). L’Harmattan, 2008.

- Crise financière et capital fictif (avec J.Wajnsztejn). L’Harmattan, 2008.

Poésie

Dit de Gaston Marty sur Vents indivisant

« Car cet univers de Vents indivisant, n'ignore point les affrontements qui fragmentent et confondent les êtres dans un lent mouvoir ou un brusque et violent enlacement "l'instant déverse des accidents / soudain les deux quais". Se rassemblent, se séparent tour à tour les éléments animés de vies personnelles, telles ces mains attirées vers les unités. Cet incessant affrontement s'infléchit d'une douceur et d'un apparat tout en esquive: "platanes qui concèdent le chant aux partisans du vent". Domine la caresse, celle des hommes "proches des roseaux". Toute forme d'amour s'y infiltre. Et tout mystère souffle une haleine de poésie. Que s'abolisse la "finitude du littoral" sous la pression de l'ailleurs, que circulent les voix "venues avec les hautes eaux", flux et reflux dignes d'un battement. Le fond de la mer lui-même sait s'entrouvrir comme un miracle ; celle-ci est lieu de tragédie. Elle refuse d'avouer la cause de sa couleur nouvelle, changée ; liqueur, sang répandu ? Inquiétude et splendeur, la musique et ses paroles enchantent du même élan la page et le monde, constamment réciproques et intervertis. Car poésie il est ici, qui culmine en fascination autour de l'oiseau marin "Elle / mouette aimantée par sa visée sans cible ni flèche / elle veine ouverte / pour l'instant de ses visions". Ici se fiancent les charmes envoûtants, la mort, la grâce, les possibles assemblés capables de nous convaincre sans bavardage de cette infinie richesse du monde que vantait Octavio Paz. Un univers comblé qui inclut la parole, exhalée et fondatrice puisqu'elle remonte à "avant les vivants", de toute éternité. L’homme et son poème ﷓ le "poème de la mer" rimbaldien ﷓ s'avancent tout ensemble insurgés et assagis. Jusqu'à insuffler la force de l'évidence à ses présentations de vigueur sobre, ramassée, tel ce "rire à satiété de l'enfant" modèle de condensation vive. Inversant les trop logiques termes du réel, la permanence infinie enchante l'instant, l'instant qui nous saisit. Soyons prévenus, le mot contient tout, ne se sépare de rien. Sans l'expliciter, Jacques Guigou fustige l'emphase qui prétend dominer. Il préfère, en confidence, le "dire des filets délaissés" une fête dont il connaît le prix, générée par l'incommensurable accessible de la vague. L’homme a ses commencements et sa vigoureuse présence.

Publié dans SOUFFLES, revue de l’association "Les Écrivains méditerranéens" n°210-211, octobre 2005, p.162-163. ISSN 09857427

Dit de Gabrielle Althen sur Prononcer Garder

« Prononcer Garder et son grand mouvement, son grand vent de paroles, et, je crois aussi, d’espérance. »

Bibliographie de poésie

L'infusé radical, Saint-Germain-des-Prés, 1980.

Actives azeroles, Les Presses du Castellum, 1981.

Contre toute attente, le moment combat, Dominique Bedou, 1983.

Ce monde au nid, Dominique Bedou, 1986.

Temps titré, Dominique Bedou, 1988.

Blanches, L'impliqué, 1993.

Une aube sous les doigts, L'Harmattan, 1994.

Elle entre, L'Harmattan, 1995.

Son chant, L'Harmattan, 1997.

Sables intouchables, L'Harmattan, 1999.

Ici primordial, L'Harmattan, 2001.

Vents indivisant, L'Harmattan, 2004.

Prononcer, Garder, L’Harmattan, 2007.

Par les fonds soulevés, inédits 2009.

Références internes

- Autogestion - Etat-nation - Institution - Analyse institutionnelle - Valeur-travail - Globalisation - Individu - Gauche communiste - Autonomie - Mai 68 - Capitalisme - Théorie critique - Poésie

Références externes

- Le printemps des poètes [6]

- Extrait vidéo[7] du récital de poésie et de musique J.Guigou (voix) et Ch.Zagaria (luth et violon)

- revue Education permanente [8]

- Jacques Guigou [9]

- revue Temps critiques [10] Article publié sur Wikimonde Plus.