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Jean-Claude Irvoas

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Jean-Claude Irvoas (1949-2005) était un employé d'une firme de mobilier urbain, victime d'une agression mortelle le 27 octobre 2005, au premier jour des « émeutes de 2005 ».

Agression violente

Le 27 octobre 2005, Jean-Claude Irvoas et sa famille rentrent de promenade et s'arrêtent à Épinay-sur-Seine, dans le quartier sensible d'Orgemont, dans le but de photographier un lampadaire installé par la société ETI, chez qui il travaille. Deux jeunes vendeurs de cannabis et un de leurs clients, croyant qu'il les photographie, l'agressent violemment pour lui voler son appareil. Jean-Claude Irvoas, roué de coups sous les yeux de sa femme et de sa fille, tombe en arrière et sa tête heurte violemment un muret, entraînant sa mort quelques heures plus tard.

Quelque 200 habitants et élus d'Epinay organisent le samedi suivant une marche, suivie d'une minute de silence en hommage à M. Irvoas.

La veuve et la fille de la victime, de crainte de représailles, malgré l'arrestation des meurtriers présumés, seront reçues quasiment en secret, le 31 octobre, par le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy.

Procès et condamnations

L'agression est filmée en partie par des caméras de surveillance installées par la municipalité pour lutter contre le trafic de drogue dans le quartier d'Orgemont. À la suite de l'enquête, quatre jeunes sont arrêtés pour les faits. Ils ont tous déjà été condamnés pour vols, recels, ou trafic de drogue. Le 20 novembre 2007, commence aux assises, leur procès pour « vol avec violence ayant entraîné la mort » et complicité.

Benoît Kusonika, 25 ans, venait acheter du cannabis aux autres prévenus. Il est le seul à reconnaître avoir porté un coup, qui entraîna la chute et la mort de Jean-Claude Irvoas. Il est condamné à 15 ans de prison.

Samba Diallo, 24 ans, et Icheme Brighet, 22 ans, étaient en train de vendre du cannabis rue de Marseille. Ils ne reconnaissent pas avoir participé à l'agression, bien que le corps de la victime porte la trace de « neuf hématomes profonds »[1]. Ils sont condamnés à 12 ans de prison.

Sébastien Béliny, 22 ans, qui faisait le guet, est condamné à 2 ans de prison pour complicité.

Références

Liens

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