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Jean-François Boulagnon

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Jean-François Boulagnon est un pédagogue et journaliste français. Il est connu, depuis la parution du livre du journaliste du Monde Luc Cedelle, intitulé Un plaisir de collège[1] pour son rôle dans l'actualité récente de l'Éducation nationale et notamment dans celle du courant dit « innovateur », mais aussi pour ses contributions à des médias de la presse écrite, radio (France Culture) et télé (France 3).

Il est le cofondateur du projet « déclic - Développement Expérimental d'un Collège Lycée d'Initiative Citoyenne » en région parisienne, le fondateur du collège expérimental Clisthène de Bordeaux et le porteur du projet de lycée numérique Solon.

Une figure du courant innovateur

Cet historien et philosophe[2]Source insuffisante  d'une cinquantaine d'années[Quand ?], originaire de Haute-Loire[3], est partie-prenante des débats qui agitent l'Éducation nationale depuis une vingtaine d'années. Comme président de la Fédération des établissements scolaires publics innovants français, de 2006 à 2009, il a signé en novembre 2006 une importante convention avec le Ministère de l'Éducation nationale[4] qui a donné une véritable reconnaissance institutionnelle aux établissements expérimentaux (voir Collège expérimental) dans le cadre général de l'éducation nationale. Comme il le déclarait en décembre 2006 à la « lettre de l'éducation » du journal Le Monde, il s'agit « du premier texte qui offre un cadre aux collèges expérimentaux depuis quasiment un demi-siècle (le décret du 16 juin 1972, ndlr), l'enjeu étant de passer d'un mode ambigu et instable à un mode régulé, contractualisé. » Cette convention octroie aussi à cette fédération, dans le cadre de l'article 34 de la loi d'orientation de 2005, dite Loi Fillon (éducation) trois rôles :

  • l'animation du réseau des structures expérimentales (représentation auprès du Ministère de l'Éducation nationale (France), aide à la création de nouvelles structures,……) ;
  • un rôle de réflexion et d'analyse, notamment sur les modalités d'évaluation adaptées à ces établissements ;
  • la contribution à la formation et à la diffusion dans chaque académie de pratiques nouvelles. L'idée n'est pas de généraliser un modèle mais de faciliter l'essaimage des établissements expérimentaux et surtout la diffusion de leurs bonnes pratiques.

Dans le cadre du courant innovateur, il a été professeur de philosophie et d'histoire au lycée expérimental d'Anduze (Gard) de 1983 à 1985 qui faisait partie de la première génération d'établissements publics expérimentaux (voir Collège expérimental)[5], Il est aussi le cofondateur du projet « déclic - Développement Expérimental d'un Collège Lycée d'Initiative Citoyenne » en région parisienne[6] Enfin, il est le fondateur du collège expérimental Clisthène de Bordeaux. Ce projet de collège, validé par le conseil national de l'innovation pour la réussite scolaire en 2001,et soutenu par des personnalités, des chercheurs et des sociologues comme Paul Ricœur, François Dubet, Philippe Meirieu, Edgar Morin,Marc Augé, André de Peretti, Robert Badinter,...., a ouvert ses portes l'année suivante, dans un quartier populaire de Bordeaux, le Grand Parc, en recrutant des élèves « ordinaires » sur carte scolaire.

Il a enseigné dans 7 académies (Créteil, Versailles, Paris, Marseille, Montpellier, Clermont-Ferrand et Bordeaux) dans l'enseignement public (notamment pendant une dizaine d'années dans des collèges sensibles en ZEP dans les quartiers nord de Marseille et de la région parisienne) et privé catholique et protestant (le Collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon établissement privé protestant réputé pour la qualité de sa pédagogie). En outre Jean Francois Boulagnon fut un maître d'internat (Cosmos), apprécié pour ses méthodes pédagogiques avancées[réf. souhaitée].
Il a été aussi formateur en formation initiale dans les IUFM de Paris, Marseille et Bordeaux, en formation continue sur « la psychologie de l'adolescent » dans l'Académie de Marseille et « la lutte contre la violence scolaire » dans l'Académie de Bordeaux. Il a aussi animé le Conseil national de la vie lycéenne au Ministère et été membre de plusieurs groupes de réflexion sur « la violence à l'école » au Ministère, notamment dans le groupe « communication » du CNAV ([7]) Il est connu pour sa participation à l'émission de Béatrice Schönberg « 100 Français qui font bouger… l'école » en 2007, et sa participation à de nombreux débats sur l'éducation française, notamment ceux de l'École des hautes études en sciences sociales, Mais que fait l'école[8] ? avec Marie Duru-Bellat,Marcel Gauchet et François Dubet en 2008, et Jean-Paul Brighelli à Bordeaux la même année. Il a a été encore opposé à Jean-Paul Brighelli en avril 2011 dans le cadre du « forum » du journal liberation à Rennes sur le thème de l'autorité[9]. Plusieurs portraits de lui ont été publiés dans Sud-Ouest, Objectif Aquitaine notamment.

Journaliste à France Culture et France 3

Dans le même temps, il a poursuivi une activité régulière dans le journalisme-culture

Il a ainsi été journaliste :

  • free lance : reportages pour des magazines - GEO (magazine) notamment- dont un dans la Roumanie des Cauescescu qui faillit lui coûter la vie en 1989 ( Un dossier de la police secrète roumaine[10] , la Securitate, révèle qu'il fut suivi tout le voyage et empoisonné pour récupérer des photos des villages ruraux déplacés, à partir des renseignements que fut obligé de donner un mannequin de Bucarest, Rodica Munteanu) Il passa plusieurs mois dans un hopital de province hongrois.
  • pour des magazines historiques et économiques, des journaux et magazines alternatifs à Montpellier -La Gazette-, et à Marseille, Taktik, un hebdomadaire culturel aujourd'hui disparu ;
  • auteur de guides dont le Petit Futé Marseille en 1992 et 1993.

À Paris et à Marseille, il a multiplié les reportages[11]Source insuffisante  et les interviews pour France Culture, notamment pour l'émission Staccato d'Antoine Spire avec Nicolas Demorand et Julie Clarini, diffusée entre 18 et 20 heures. Ces collaborations ont été l'occasion de dizaines d'interviews, notamment celles d'écrivains comme Mario Vargas Llosa, Ismail Kadare, Antonio Tabucchi,James Ellroy, António Lobo Antunes,Carlos Fuentes, J. M. G. Le Clézio, Gao Xingjian, Jorge Amado, Jean d'Ormesson,Erri De Luca, Rachid Mimouni, Amin Maalouf, Alain Robbe-Grillet, Michel Tournier, Michel Butor, Claude Simon,Jacques Roubaud, Philippe Sollers, ou d'intellectuels : Edgar Morin, Paul Ricœur, Alain Touraine, Claude Levi-Strauss, Françoise Héritier, Jacques Derrida, Jean-Pierre Vernant, Julia Kristeva, Robert Badinter,Predrag Matvejević... Il a couvert des festivals culturels variés : le cinéma ((Festival de Cannes notamment), le théâtre(Festival d'Avignon,) la musique (Festival de Jazz de Montreux, Festival de Radio France et Montpellier Languedoc Roussillon, Festival de musique de La Chaise-Dieu, festival d'Aix et Festival Montpellier Danse, ... des défilés parisiens... À Bordeaux, il a été chroniqueur littéraire à France 3 Aquitaine de plusieurs émissions Ça me dit, C'est mieux le matin, 13h chez vous, et sur les journaux d'information de la chaîne.

Autres activités

Il a été aussi membre du secrétariat national d'Amnesty International dans les années 1990 dans le secteur de l'Afrique lusophone et animé la section Provence de l'association humanitaire "les enfants d'Albanie" avec l'écrivain et ambassadeur d'Albanie Besnik Mustafaj qui deviendra Ministre des affaires étrangères en 2005

Notes et références

  1. Éditions du seuil 2008
  2. Il a travaillé sur « les attitudes devant la mort en Auvergne au XVIIIe siècle », les « mythologies politiques dans le cinéma français de l'entre-deux-guerres » à l'École des hautes études en sciences sociales, « Bergmann cartographe de la pensée humaine et cinéaste de la femme »
  3. petit-fils de Jacques Boulagnon
  4. texte de la convention
  5. créés sous le ministère d'Alain Savary, ils étaient cinq avec le lycée expérimental de Saint-Nazaire, le lycée autogéré de Paris (LAP), le collège-lycée expérimental d'Oléron et celui d'Hérouville Saint-Clair.
  6. Le 27 février 1996, le quotidien Libération publie un appel signé par huit personnalités du monde éducatif intitulé : « Volontaires pour travailler autrement à l'école », Gabriel Cohn-Bendit, fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire ; Raymond Fonvieille, instituteur retraité, ancien fondateur avec Fernand Oury de la « pédagogie institutionnelle » ; Jean-Claude Guérin, ancien responsable du SGEN ; Louis Legrand, ancien conseiller d'Alain Savary ; Dominique Madelin, professeur à Creil, ancien membre du lycée expérimental de Saint-Nazaire, puis du lycée autogéré de Paris; Marie-Danielle Pierrelée, figure de la mouvance des « innovateurs », alors proviseur à Saint-Denis ; Antoine Prost, professeur à Paris-I et ancien conseiller de Michel Rocard ; Jacqueline Uztarroz, professeur à Saint-Denis demandant que la possibilité soit donnée aux enseignants d'avoir « une pratique professionnelle différente », fondée sur les notions de responsabilité, d'autonomie et de travail en équipe)
  7. le comité National anti-violence a été dissous en 2002 par Luc Ferry
  8. Mais que fait l'école ?, éditions de l'EHESS.
  9. L'autorité est-elle nécessaire dans les classes ?
  10. consistul nacional pentrul studiererea arhivelor securitatiii (dosar 27622/h))
  11. L'un d'entre eux vaudra à France Culture un procès de la part de la branche Afrique du CNPF

Voir aussi

Bibliographie

Luc Cedelle, Un plaisir de collège, .

Lien externe

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