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Jean-François Brouwet

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Le chevalier Jean-François Brouwet était un des premiers entrepreneurs du charbon belge, au XVIIIe siècle.

Né à Mons en 1716, il suivit les traces de son père, Alexandre Thomas, receveur des États de Hainaut. Après avoir accompli des études d'avocat, il épousa en 1745 Anne-Marie Hossart, issue d'une importante famille du Centre, qui sera la seule héritière du Sieur Jean François Hossart seigneur d'Houdeng-Aimeries, au cœur des Mines de charbon de Belgique et de Haine-Saint-Pierre.

Les époux s'enrichirent grâce au commerce et aux Mines de charbon de Belgique. En 1766, ils acquièrent, alors que Jean-François a déjà 50 ans, pour la somme de 200 000 florins la seigneurie d'Écaussinnes et le château d'Henripont, après avoir reçu une série d'honneurs et de fonctions officielles financières[1].

Jean-François Brouwet reçut de l'impératrice le , avec son père, des lettres patentes les créant tous deux chevaliers, puis en 1765 sa nomination de receveur de l'« ancien domaine » en Hainaut, une fonction très lucrative et ensuite se lança dans les spéculations financières et les affaires commerciales, en s'appuyant sur les fonds de la recette générale du Hainaut et les bénéfices du commerce de la houille. Il frauda le droit de marlotage, se vit interdire en 1762 le commerce de la houille, mais n'en tint apparemment aucun compte[1].

Il acheta aussi la seigneurie de Nouvelles le , mais très vite la revend, l'année suivante, à Louis-François-Alexandre de Calonne, qui la vendit lui-même le , à Robert de Quévelon, dont la famille possédait déjà l'autre partie de la seigneurie depuis 1703[2].

En 1785, le Conseil des Finances l'accusa d'avoir « laissé arriérer une partie des revenus » du domaine de Mons, « et plongé la recette de l'ancien domaine dans un chaos qu'il sera très difficile de débrouiller ». Le gouvernement sanctionna la négligence, l'irrespect des règles de la comptabilité et surtout l'absence d'acquits justificatifs des comptes : il fut démis de ses fonctions, et une longue bataille juridique suivit cette révocation. Le gouvernement éplucha les comptes du receveur et lui réclama un découvert de 63 342 florins[1].

Notes et références

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