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Jean-Pierre Bellon

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Jean-Pierre Bellon est professeur de philosophie en lycée, cofondateur de l'Association pour la prévention des phénomènes de harcèlement entre élèves (APHEE) et membre du comité national d'experts créé en 2019 par le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse Jean-Michel Blanquer pour lutter contre le harcèlement scolaire.

Il est connu pour avoir fait connaître en France la « méthode Pikas », qu'il a adaptée sous le nom de « méthode de la préoccupation partagée » – abrégée en MPPFR, comme moyen de remédiation efficace à des situations de harcèlement scolaire.[réf. nécessaire]

Biographie

En 2006, Jean-Pierre Bellon crée avec Bertrand Gardette, conseiller principal d'éducation en lycée, le site Internet , une base de ressources documentaires sur le harcèlement en langue française.

En 2007, ils fonde avec le même Bertrand Gardette l'Association pour la prévention des phénomènes de harcèlement entre élèves (APHEE).

Ensemble ils vont développer la « méthode de la préoccupation partagée » (MPPFR), dérivée de la méthode Shared Concern Method élaborée dans les années 1970 par Anatol Pikas.

À partir de 2014, Jean-Pierre Bellon commence à former un grand nombre de personnels de l'Éducation Nationale à la méthode de la préoccupation partagée, en commençant par ceux exerçant dans le département des Hauts de Seine (académie de Versailles).

En 2017 le duo est rejoint par Marie Quartier, responsable du réseau Orfeee (Observation, Recherche et Formation pour une Écologie de l'Esprit à l'École) qui apporte son savoir-faire, complémentaire, dans la prise en charge des victimes.

En 2019, Jean-Pierre Bellon est chargé de déployer cette formation d’abord dans six académies pilotes (Aix-Marseille, Nice, Caen-Rouen, Rennes, Strasbourg et Toulouse)[1].

Méthode de la préoccupation partagée (MPPFR)

La « méthode de la préoccupation partagée » peut être utilisée pour remédier à une situation dans laquelle un ou une élève est la cible d'intimidations de la part de pairs.

Cette méthode, qui se veut non blâmante (pour limiter le risque de représailles envers la cible mais aussi pour permettre aux intimidateurs d'être acteurs de la solution en les plaçant dans la position de réparer le problème qu’ils ont créé), vise à défaire l’effet de groupe en ré-individualisant chacun de ses membres. Elle consiste en l'organisation d'une série d'entretiens courts entre des adultes de l'établissement et chaque élève du groupe d'intimidateurs visant à développer chez ceux-ci une préoccupation pour la victime les conduisant à entamer eux-mêmes des démarches pour remédier à la situation. Des entretiens (plus longs) avec la victime sont menés au même rythme, notamment pour l'inviter à ne pas rejeter les intimidateurs lorsqu'ils se présenteront avec des intentions renouvelées.

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • BELLON J-P., GARDETTE B. (2010). Harcèlement et brimades entre élèves. La face cachée de la violence scolaire. Paris, Fabert.
  • BELLON J-P., GARDETTE B. (2018). Harcèlement scolaire : le vaincre c'est possible. La méthode de la préoccupation partagée. Paris, ESF.
  • BELLON J-P., GARDETTE B. (2019). Harcèlement et cyberharcèlement à l'école. Une souffrance scolaire en réseau. Paris, ESF.

Liens externes

Références

Article publié sur Wikimonde Plus.

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