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Jean-Pierre Le Pierres

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Jean-Pierre Le Pierres, né le 28 mars 1949 à Paris, est un aïkidoka français, fondateur de l'A.R.A, 50 ans de pratique d'aïkido (2012), 7e Dan A.R.A.

Biographie

À l'âge de 13 ans, il débute l'aïkido et à quatorze ans, le handball qu'il pratique au niveau national. Paradoxalement, c'est dans cette discipline qu'il retrouve des sensations similaires à l'aïkido, notamment dans les notions de contact, d'anticipation, de déplacement, de positionnement et de prise de conscience du corps dans l'espace…

Il débute la pratique de l'aïkido en 1962, sous la direction de Jean Delforge et suit l'enseignement de plusieurs autres maîtres : Mutsuharu Nakazono, Nobuyoshi Tamura, Masamichi Noro, Kazuo Chiba, André Nocquet et Minoru Kanetsuka.

De 1962 à 1966, il pratique avec le maître Jean Delforge à Ermont dans le Val-d'Oise dans un club d'abord licencié à la FNJT (Fédération Nationale de Judo Traditionnel, qui deviendra la Fédération française de judo et disciplines associées, FFJDA) puis à la FFAK (Fédération Française d'Aïkido et de Kobudo).

De 1966 à 1975, il s'entraîne dans le Dojo de la gare du Nord, un des lieux d'enseignement du maître Tadashi Abe.

C'est en 1972 qu'il obtient son 1er Dan.

En 1975, suite au décès de Maître Jean Delforge, Jean-Pierre Le Pierres reprend la direction du club CJAME (Cercle de Judo et d'Arts Martiaux d'Ermont) qu'il dirige jusqu'en 2004. C'est en 1976 qu'il passe avec succès son 2e Dan FFAB, décerné par Maître Tamura.

En 1980, il rejoint Maître André Nocquet (élève de Maître Tadashi Abe), 8e Dan et fondateur du GAAN (Groupe Aïkido André Nocquet), une organisation officielle, intégrée à la FFAB, mais disposant d'une autonomie Technique. Cette année-là, Jean-Pierre Le Pierres obtient le 3e Dan et est nommé DTF (Délégué Technique Fédéral).

En 1986, il passe son 4e Dan, et devient Responsable Technique National (RTN) du groupe GAAN de la FFAB.

En 1987, il passe son 5e Dan et est également nommé Responsable du Collège Technique (RTN/DTF) du groupe GAAN de la FFAB. Cette même année, deux évènements : la création de l'EFA (École Française d'Aïkido) fédération créée conjointement avec Christian Bouche Pillon et leurs nominations au 6e Dan EFA. Pendant huit ans (de 1987 à 1995), ils assument tous deux la fonction de RTN au sein de l'E.F.A.

En 1990, il créé le club du Plessis-Bouchard dans le Val-d'Oise, le CATPB (Cercle d'Aïkido Traditionnel du Plessis-Bouchard). Respectueux des valeurs enseignées (et acquises) par Maître Jean Delforge, Jean-Pierre Le Pierres n'a de cesse de poursuivre son œuvre. Ainsi, durant la décennie des années 1980-1990, il la transmet avec volonté et détermination, à raison de 6 cours (enfants/adultes) par semaine, auxquels s'ajoutent les stages régulièrement organisés en fin de semaine. Mais des mésententes continuelles s'immiscent au sein l'EFA, tout autant fédérales, humaines que techniques… Inévitablement, ce sera soucieux de promouvoir cet Aïkido, rigoureux, martial et efficace, tel que le pratiquait Maître Tadashi Abe, enseigné dans le respect de la vérité et de la réalité (attaques et techniques non simulées), qu'il créé en 1995, la fédération, A.R.A (Aikido Ryu Abe), pour laquelle la quasi-totalité des clubs de l'E.F.A le suivront.

Création de l'Aïkitaï Jutsu Ryu ABE : l'A.R.A

Afin de ne pas mélanger la politique et la pratique, source de bien des ennuis dans d'autres Fédérations, et afin d'éviter les erreurs du passé comme avec l'E.F.A, un Collège Technique, structure souveraine de décision et d'orientation, est constitué, composé des membres fondateurs et de hauts gradés nommés par l'Expert Technique (grade minimum 4e Dan).

Cette école, contrairement aux autres budo, n'enseigne pas les aspects spirituels de l'Aïkido. Elle se situe dans le bujutsu (littéralement « techniques de combat » ou « techniques guerrières »).

Genèse

En 1996, assisté du Collège Technique, Jean-Pierre Le Pierres, 7e Dan, Président et Expert Fédéral de l'A.R.A, transmet cet Aïkido au sein des Clubs affiliés à l'A.R.A. Fort de son expérience au sein du GAAN et de l'EFA, fédérations pour lesquelles il a créé les nomenclatures, il réalise, avec le Collège Technique, un nouveau support de travail à destination des pratiquants et des instructeurs : la nomenclature technique de l'A.R.A.

En 2004, quand il quitte la région Parisienne pour la Bretagne, il cesse par là même, l'enseignement au sein des clubs d'Ermont et du Plessis-Bouchard et en crée un nouveau à Penmarch dans le Finistère Sud.

En 2008, suite à des querelles stériles entre fédérations d'Aïkido, sur le monopole du nom (Aïkido), l'A.R.A garde son sigle mais change de dénomination. Elle devient Aïkitaï Jutsu Ryu Abe, fédération d'Aïkitaï Jutsu.

En 2009, par orientation fédérale, la Direction Technique de l'A.R.A remet en place les « séries ». Cette codification des mouvements avait été instaurée, dès 1953, par Maître Tadashi Abe, pour adapter la technique de l'Aïkido aux esprits européens, et aider à l'apprentissage des bases essentielles de la discipline. Les séries et le travail aux armes, JO, Bokken, Tantō et Tanbō (bâton court) font la spécificité de l'ARA, tout autant que l'ouverture, sans condition ni jugement, à toutes les écoles ou fédérations, quel que soit leur courant technique.

Spécificité

L'A.R.A est une école qui se veut respectueuse de l'héritage de Maître Tadashi Abe, pionnier de l'Aïkido en France et en Europe. Elle est liée, comme toute voie martiale, par des critères spécifiques d'École (Ryu), tant dans la recherche technique que mentale, qu'à une certaine idéologie de la pratique de cet Art. Elle est fidèle à ses Maîtres, aux principes appris et travaillés ; attentive à la notion de réalité et à la tolérance de cette discipline envers les différents courants techniques ; respectueuse des différences physiques dans la Technique (homme/femme) ; vigilante à la notion de liberté qui se doit d'être dans chaque courant d'école et qui semble perdue avec les tutelles Fédérales… En bref, attachée à ses valeurs et à leur pérennisation, au respect et au maintien de la martialité dans la pratique et à une certaine notion de réalité, qui font, hélas, aujourd'hui défaut dans beaucoup de courants techniques…

Liens externes

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