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Jean-René Garcia

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Jean René Garcia

Jean-René Daniel François Garcia, né le 29 janvier 1970 à Marseille, est un juriste français. Il est l'un des seuls professeurs de droit en France spécialiste de l'Amérique latine.

Biographie

Professeur des universités[1] associé en droit public à l'Université Paris 13 et conseiller auprès des secrétaires perpétuels Catherine Bréchignac et Jean-François Bach de l'Académie des sciences-Institut de France[2].

Formation

Jean-René Garcia est titulaire d'un DEA en droit public de l'Université René Descartes Paris V et d'un DEA d'études des sociétés latino-américaines de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3. Il fut lauréat de la bourse Lavoisier du Ministère des Affaires étrangères en 1997, et fit une partie de ses recherches en Bolivie au CEBEM (Centro de Estudios Multidisciplinarios de Bolivia) et à l'Université de la Cordillera à La Paz.

Jean-René Garcia est docteur[3][réf. insuffisante] en droit public de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 depuis 2006, avec une thèse intitulée Contribution a l'étude de la notion d'ambivalence pour l'analyse du pouvoir exécutif : le cas de la Bolivie[4], dirigée par Jean-Michel Blanquer. Il obtint la mention très honorable et les félicitations du jury à l'unanimité[réf. nécessaire].

Parcours professionnel

Entre 2000 et 2001, Jean-René Garcia fut chargé de cours en droit et sciences politiques à l'Université de la Cordillera de La Paz, en Bolivie.

De 2001 à 2003, Jean-René Garcia est nommé attaché temporaire d'enseignement et de recherche (ATER) à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3.

En 2004, il devient conseiller technique, délégué académique aux relations internationales et à la coopération, Chargé de mission Enseignement Supérieur Recherche, au Rectorat de la Guyane. Il occupe ce poste jusqu'en , date à laquelle il est nommé chargé de mission auprès de Jean-Michel Blanquer, directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien.

En 2007, Jean-René Garcia rejoint le cabinet de François Baroin, alors ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, en tant que chargé de mission[5]. En 2008, il devient chargé de mission auprès du président de l'Institut des Amériques, Jean-Michel Blanquer[6] et il deviendra de novembre 2010 à juillet 2011, conseiller Études et Arguments[7][8], au cabinet de François Baroin, ministre du Budget, des Comptes publics, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, porte-parole du Gouvernement.

En mars 2010, il est nommé conseiller technique Études et Prospective au cabinet du ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État.

Il est depuis le 1er janvier 2010 professeur des universités associé en droit à l'Université Paris Nord Sorbonne Paris Cité et membre du CERAL. Parallèlement, depuis septembre 2011, il est conseiller auprès des secrétaires perpétuels de l'Académie des sciences de l'Institut de France au Quai de Conti.

Thèmes de recherche et apports conceptuels

Les sujets de recherche de Jean-René Garcia concernent les systèmes politiques de l'Amérique latine et l'État de droit. Les recherches de Jean-René Garcia démontre la spécificité “américaine” (au sens continental) de la notion et de la pratique du pouvoir exécutif. Celle-ci est appuyée sur une étude des caractéristiques juridiques des régimes politiques latino-américains (plus particulièrement bolivien) mais aussi sur une philosophie politique. Il s'agit de voir en quoi la pensée de Simón Bolívar est l'héritière de cette philosophie politique et en quoi, en pratique, le pouvoir exécutif en Amérique latine s'est situé au nœud gordien des contradictions dialectiques de cette philosophie politique.

La pensée de Jean-René Garcia est structurée autour de deux notions imbriquées: L'ambivalence du Pouvoir exécutif[9] et les Temps Historiques Constitutionnels.

En Amérique latine, le consensus sur le pouvoir exécutif ambivalent, c'est-à-dire sur un pouvoir dont la compétence déborde celle d'appliquer strictement la loi, s'est réalisé pendant certaines périodes de l'histoire politique de ce continent appelées « Temps Historiques Constitutionnels ». Ce consensus a permis, d'assurer le fonctionnement du système politique, tout en préservant dans une certaine mesure, les libertés publiques. Il s'agit d'une doctrine moderne sur le pouvoir exécutif qui considère que le pouvoir exécutif ambivalent constitue un élément incontournable de l'ordonnancement juridique des Républiques depuis la fin du XVIIIe. Cette notion, appliquée à l'étude du constitutionnalisme bolivien, permet d'en illustrer l'idée: depuis l'indépendance, l'hypertrophie du pouvoir exécutif ne résulterait pas uniquement des conditions historiques particulières mais bel et bien d'un principe juridique assurant le fonctionnement constitutionnel du système politique. La formation progressive du consensus sur le pouvoir exécutif ambivalent réside donc dans un processus de domestication et de légitimation de l'ambivalence du pouvoir exécutif. Au cours de l'Histoire, les Constitutions latino-américaines ne pouvaient fonctionner sans un pouvoir exécutif dont l'objectif était de s'écarter des normes constitutionnelles lorsque cela apparaissait nécessaire à la structuration du système politique.

Jean-René Garcia propose donc d'analyser le “tout constitutionnel” latino-américain à partir de trois Temps Historiques Constitutionnels (THC). Ces THC, qui s'inscrivent dans une dialectique constitutionnelle, marquent des moments de rupture historique dans lesquels se réalise progressivement le consensus de la classe politique sur le pouvoir exécutif ambivalent à l'occasion de l'adoption d'une nouvelle Constitution. À chaque THC, ce n'est pas seulement l'édifice constitutionnel qui se trouve modifié, mais l'ensemble de l'organisation des pouvoirs publics qui devient lisible sous un jour nouveau. Il n'y a pas seulement une nouvelle distribution des pouvoirs mais une application de la Constitution, avec un nouveau sens qui théorise l'ambivalence du pouvoir exécutif.

Publications

  • Jean-René Garcia, La Bolivie, histoire constitutionnelle et ambivalence du pouvoir exécutif, Paris, l'Harmattan, janvier 2010, 284 p. Préface de Harvey Mansfield professeur of Government, Harvard[10] [11].
  • Jean-René Garcia, Contribution a l'étude de la notion d'ambivalence pour l'analyse du pouvoir exécutif : le cas de la Bolivie, thèse doctorale, IHEAL, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Paris, 2007
  • Jean-René Garcia, « Civils et militaires en Bolivie, une relation institutionnelle conflictuelle », in Pouvoir et politique en Amérique latine, Paris, La Documentation française, IHEAL, 2003
  • Jean-René Garcia, « La crise politique en Bolivie », in La Croix, 20 octobre 2003
  • Jean-René Garcia, « La Bolivie : de la démocratie pactée à la crise du système politique » in Amérique 2002, Observatoire des changements en Amérique latine, ouvrage collectif sous la direction de Georges Couffignal, Paris, La Documentation française, 2001
  • Jean-René Garcia, « Le rôle des mécanismes constitutionnels dans la consolidation de la démocratie en Bolivie », Lazos, mars 1995, revue de l'Université de Lille

Liens externes

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Références

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