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Jean de Pingon

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Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 118 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Jean de Pingon, né le 7 janvier 1952 à Annecy est le fils de Pierre-Joseph de Pingon, ingénieur des arts et métiers, concepteur d'engins de chantier,[1] Jean de Pingon est un écrivain et historien de nationalités savoisienne et suisse,(il a renoncé à sa nationalité française), fondateur de la Ligue savoisienne, un mouvement indépendantiste de Savoie, en 1994. Il est issu d'une ancienne famille de la Savoie historique, notamment représentée par l'historien savoisien Emmanuel-Philibert de Pingon et Pierre de Pingon, créateur des Pelles Mécaniques Mecalac.

Biographie

Après des études au collège Saint-Michel, Jean de Pingon poursuit ses études universitaires à Nice[1].

Son roman sur le roi mythique Bérold remporte le Grand prix du livre attribué par la Tribune de Genève lors du Salon du livre de Genève en 1988. Les éditions Buchet-Chastel rééditeront ce roman[2].

Parcours politique

Militant écologiste de la première heure, administrateur de la FRAPNA Haute-Savoie (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature), un temps militant au Mouvement Région Savoie[1], il le quitte car le jugeant trop modéré. À la suite d'articles publiés dans le journal dans Le Faucigny et Présence savoisienne, l'organe du Cercle de l'Annonciade, sur l'avenir de la Savoie qui ne peut que redevenir un « État souverain »[3], il fonde en 1994 la Ligue savoisienne, un mouvement indépendantiste qui réclame la souveraineté de cet ancien duché.

Jean de Pingon proclame la caducité du traité d'annexion signé à Turin en 1860 qui lie la Savoie à la France et conteste la légitimité des douanes françaises sur l'ancienne zone bordant la frontière franco-suisse. En 1995, il refuse les contrôles qu'il est amené à passer à la frontière franco-suisse, répondant ironiquement aux douaniers qui veulent le contrôler. Il est alors convoqué au tribunal correctionnel de Thonon, puis à la cour d'appel de Chambéry. Le verdict définitif est une amende symbolique de trois francs, (un franc par douanier).Cette amende ne sera jamais payée. Cet événement sera amplement médiatisé dans la presse franco-suisse, provoquant un vif émoi dans l'opinion publique. Il utilisera l'impact médiatique de cet événement pour lancer véritablement la Ligue savoisienne qu'il quittera en 2005, car il s'était donné dix ans pour désannexer la Savoie[2].

Par ailleurs, établi en Suisse, il est vice-président d'une ONG ayant statut consultatif auprès de l'ONU. Il a été conseiller général de Saint-Cierges dans le canton de Vaud[4].

Le 24 mars 2010, jour du 150e anniversaire de la signature du traité de Turin qui céda Nice et la Savoie à la France, il signe à Genève « la déclaration de Genève » conjointement avec Alain Roullier, fondateur de la Ligue pour la restauration des libertés niçoises[5]. Les signataires y font valoir la thèse de l'abrogation du traité de Turin par le traité de paix de 1947 du fait du non-respect par la France de l'article 44 de celui-ci et de l'article 102 de la Charte des Nations Unies, et demandent en conséquence qu'une votation soit organisée et contrôlée par l'ONU.


Reprenant l'argumentation développée par Jean de Pingon, Yves Nicolin, député de la Loire, par une question publiée au Journal officiel le 6 avril 2010, interroge le gouvernement sur « les risques juridiques, politiques et institutionnels majeurs qu'entraîne l'absence d'enregistrement du traité d'annexion de la Savoie auprès de l'ONU ». Le ministère des Affaires étrangères et européennes répond officiellement par la voix de Monsieur Bernard Kouchner, à l'Assemblée Nationale, le 15 juin suivant que le traité de Turin de 1860 « est toujours en vigueur » et qu'il serait présenté « dans les meilleurs délais » au Secrétariat des Nations unies à fin d'enregistrement[6]. Le 13 décembre 2012, le JO publie une nouvelle question du député Nicolin, dans laquelle il demande au Gouvernement de prouver que le traité de Turin a bien été notifié à l'Italie et le questionne sur le « défaut d'enregistrement du traité de Turin auprès du secrétariat général de l'ONU », car selon lui, « cet enregistrement est toujours manquant ». Le 25 décembre 2012, Jean de Pingon annonce sur les réseaux sociaux que l'ONU a refusé d'enregistrer le Traité d'annexion. Le 8 janvier 2013, Le ministère des Affaires étrangères et européennes répond officiellement par la voix de Monsieur Laurent Fabius, à l'Assemblée Nationale, à la question du député Yves Nicolin en annonçant que l'ONU a refusé d'enregistrer le traité de Turin car « il était de sa politique constante de ne pas enregistrer les traités historiques antérieurs à la mise en place de l'organisation » [7]. D'autre part, le Gouvernement français affirme la notification de la remise en vigueur du traité de Turin à l'Italie par une « note verbale » en date du 1er mars 1948. Selon Jean de Pingon, cette note verbale est antidatée. Il a développé cette thèse dans le mémoire qu'il adressa au Secrétaire général des Nations Unies pour s'opposer à l'enregistrement du Traité. Le Gouvernement français n'a pas publié la réponse de l'ONU relative à son refus d'enregistrer le Traité d'annexion.

Œuvres

Articles connexes

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Erwan Chartier, Ronan Larvor, Malo Louarn, La France éclatée ? : enquête sur les mouvements régionalistes, autonomistes et indépendantistes en France, Barcelone, Coop Breizh, (ISBN 2-84346-203-7 et 9782843462030), p. 190-192.
  2. 2,0 et 2,1 Michel Amoudry, Quel avenir pour la Savoie ?, Editions Cabedita, Collection « Espace et horizon », (ISBN 2-88295-368-2 et 9782882953681), p. 45-46.
  3. Guillaume Bernard, Éric Duquenoy, Les forces politiques françaises : Genèse, environnement, recomposition ; Rapport Anteios, Presses universitaires de France, Collection « Major », (ISBN 2-13056-079-2 et 9782130560791), p. 363.
  4. Michel Amoudry, Quel avenir pour la Savoie ?, Editions Cabedita, Collection « Espace et horizon », (ISBN 2-88295-368-2 et 9782882953681), p. 57.
  5. Article « Rattachement de la Savoie : La France hors la loi », paru dans l'édition du 25 mars 2010 de La Vie Nouvelle.
  6. Question n°76121 d'Yves Nicolin et réponse du ministère des Affaires étrangères sur le site de l'Assemblée nationale
  7. Question n°10106 d'Yves Nicolin et réponse du ministère des Affaires étrangères sur le site de l'Assemblée nationale.

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