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Jehan de L'Isle de Falcon de Saint-Geniès

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Jehan Gislain de L'Isle de Falcon de Saint-Geniès, alias « Marquis de Saint-Geniès », est un écrivain français né à Paris le 22 janvier 1888 et mort dans l'indigence à Béziers, fin mai 1971.

Famille

Ascendance paternelle
Ascendance maternelle
  • Les Montlaur sont de noblesse immémoriale. Ils comptent parmi leurs aïeux des milites, ces centaures d'avant la chevalerie et les croisades, un homme de guerre élevé au marquisat pour son courage et sa fidélité au roi pendant les guerres de religion, et, pour faire bonne mesure, quelques robins, bourgeois anoblis par l'achat d'une charge.

Jeunesse

  • Fréquents séjours dans le Midi où les Montlaur ont de grands biens : "Ce lieu de ralliement, Pondres, et tout ce que cela évoque pour moi de souvenirs infantiles et familiaux... Ma mère, pour sa part d'héritage, avait eu le château de Souvignargues (sur la colline en face de Pondres). J'y passais mes vacances... Nous avions aussi le château de La Clotte, au bord de la Vidourle... Hélas ! Trois fois hélas! Tous ces domaines, par suite du malheur des temps, ont dû être vendus." (Lettre 5-9-1970)
  • 3 novembre 1906 : divorce des parents.
  • 1908 : exemption de service militaire par le conseil de révision.

Grande Guerre

  • 28 novembre 1914 : décision maintenue par le conseil de révision des Bouches-du-Rhône.
  • 29 mai 1916 : mort du père, Richard O'Monroy, qui avait vainement demandé à reprendre du service..
  • 29 mars 1917 : Jehan est classé service auxiliaire par la commission de réforme.
  • 17 mai 1917 : il se présente à la caserne du 141e régiment d'infanterie.

Entre-deux-guerres

  • Jehan touche à tout : littérature, comédie, occultisme, sans aucun succès : "Une longue vie bien agitée avec des alternances de hauts et de bas imprévus." (Lettre 26-2-1971)
  • La peau de chagrin familiale rétrécit. Crépuscule des L'Isle Falcon Saint-Geniès. La guerre les a enrichis. La guerre les a ruinés.
  • Très en vogue dans l'aristocratie et la haute bourgeoisie de 1880 à 1920, l'occultisme passé de mode est devenu un facteur de marginalisation.
  • 7 mars 1934 : mariage civil à Perpignan, avec Eugénie Tallès.
  • 20 août 1934 : échec du mariage (séparation de fait).
  • 21 septembre 1938 : le tribunal civil de 1ère instance de Marseille prononce la séparation de corps.
  • L'érudit s'occupe à des recherches (histoire du santon de Provence...).

Deuxième Guerre mondiale

  • 1941 : parution des Cartes divinatoires provençales, ouvrage empreint du régionalisme ambiant, signé « Marquis de Saint-Geniès ».
  • Le choix du pseudonyme est une provocation. Les Saint-Geniès de Montauban n'ont aucun droit à ce titre, apanage des Gontaud-Biron. Jehan le sait, qui connaît ses généalogies sur le bout des doigts.
  • 27 mai 1944 : la mère est tuée dans le bombardement de Nîmes où elle vivait très modestement. En 1949, l'acte de décès reçoit la mention : Mort pour la France.

Après-guerre

  • 1945 : préface à La Confession d'un mari trompé, roman extraordinaire de Magui Fédora, paru à [[]]Nîmes.
  • Jehan vit à Béziers, près de l'église Saint-Madeleine, dans un taudis où il rêve de son mieux, aux confins de la science et de la littérature :
    • Cercle Indépendant des Hautes Etudes Esotériques de Paris ;
    • Régence de l'Agartha (royaume occulte du Tibet) ;
    • Ordre Equestre de la Croix d'Emeraude ;
    • Ordre Kabalistique de la Rose-Croix.
  • 18 mai 1971 : le petit homme maigre est aperçu à la gare de Béziers.

Mort du marquis de Saint-Geniès

  • 1er juin 1971 : le corps est découvert à son domicile, 4 rue Saint-Bernard, à Béziers.
  • 2 juin 1971 : l'acte de décès est dressé sur déclaration d'une employée des pompes funèbres.
  • 3 juin 1971 : le corps est transporté à Sommières.
  • 7 juin 1971 : Jehan est inhumé auprès de sa mère, dans la chapelle des Villardi, au cimetière de Sommières (Gard).

Descendants

  • Jehan est mort sans enfants. Cependant, il existe de très nombreux descendants "par les femmes" de Jean-Marie Noël et d'Adolphe-Emile de L'Isle de Falcon vicomtes de Saint-Geniès. Deux d'entre eux sont morts pendant la Deuxième Guerre mondiale :
    • Gonzague de Saint-Geniès (1917-1944) : croix de guerre, mentioned in despatches, chef du circuit DIRECTOR du Special Operations Executive, tué en service commandé à Dole (Jura).
    • Patrice de Cambourg (1919-1942) : chevalier de la légion d'honneur, médaille militaire, croix de guerre, brigadier-chef d'artillerie coloniale, tué au combat à Bir-Hakeim.

Œuvres

  • Le Satyre et l'archevêque, pièce de théâtre.
  • Les Cartes divinatoires provençales, éditions Jean Lavricht, Collection Universelle n°1, Paris, 1941.
  • Préface à La Confession d'un mari jaloux de Magui Fédora, imprimerie Henri Mauger, 45 rue de l'Aspic, Nîmes, 1945.

Sources

  • Archives de la Ville de Paris.
  • Service Historique de la Défense.
  • Archives départementales des Pyrénées orientales.
  • Archives de la Ville de Perpignan.
  • Association Sommières et son histoire (SSH)
  • Archives de la Ville de Béziers.

Bibliographie sommaire

  • Montlaur : Histoire d'un nom.
  • Pierre Nicolas : Martyrologue du Bazar de La Charité, Paris, 2000.
  • Anne Osmond (Eugénie Laffitte) : Clarté sur l'occultisme, éditions Dervy, 1947.
  • Anne Osmond (Eugénie Laffitte) : Mes souvenirs"", éditions Jean Lavricht, Collection Universelle n°1, Paris, 1942.
  • Anne Osmond (Eugénie Laffitte) : 60 ans d'occultisme vécu, mes voyages en astral, éditions des Champs-Elysées, Omnium littéraire.
  • André Sauveplane : Le chateau de Pondres et les Montlaur, éditions Christian Lacour, Nîmes, 1991.

Notes


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