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Jimmy Di Genova

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Jimmy Di Genova est né le 31 décembre 1940 à Montréal. Il a encouragé le patrimoine culturel québécois et a soutenu la diversité culturelle. Passionné par la culture populaire traditionnelle, il s'est consacré à la recherche, la création et la formation en danse traditionnelle québécoise et internationale.

1966-2013, Près de 50 années dédiées au patrimoine culturel

Jimmy Di Genova est le Directeur-fondateur de l'Ensemble national de folklore Les Sortilèges. Ses recherches et les créations scéniques qui en ont résulté ont également porté sur les arts populaires et la tradition orale, le costume, la musique, l'histoire et la littérature. Parallèlement à la création et à la direction de la troupe folklorique Les Sortilèges, Jimmy Di Genova a créé la Fondation Les Sortilèges et le Centre de documentation Marius-Barbeau permettant ainsi à la troupe de regrouper et conserver une documentation fondamentale. Actuellement, Jimmy Di Genova est toujours directeur bénévole du Centre de documentation Marius-Barbeau dont la mission « est de sauvegarder, promouvoir et encourager la reconnaissance, la conservation, la transmission et la diffusion des arts et traditions populaires québécois incluant ceux des Premières Nations et des communautés culturelles[1] ».

Jimmy Di Genova fonde la troupe de danse folklorique Pastourelle à la fin des années 1950. Après l'obtention de son baccalauréat en sciences de l'éducation à l'Université de Montréal en 1964, il devient professeur de français à l'école secondaire Saint-Stanislas. Il obtient sa Maîtrise en éducation en 1969. C'est en 1966 qu'il crée la troupe de danse folklorique Les Sortilèges à l'école secondaire Saint-Stanislas à Montréal. Cet engagement corrobore son intérêt pour la danse et les cultures populaires et traditionnelles : ce qui m'attirait le plus dans le folklore, c'était la beauté de la musique, sa poésie, son charme, sa richesse et son exotisme. [2].

Dès leurs débuts, Les Sortilèges participent à plusieurs événements. Ainsi, quelques mois après leur fondation, ils dansent à Exposition universelle de 1967 à Montréal, alors que l'ensemble folklorique du Canada Les Feux Follets y représente leur pays. Jimmy Di Genova assume la charge de ce groupe d'adolescents amateurs, tant au niveau de l'enseignement de la danse, qu'à celui de l'encadrement et de l'accompagnement. L'année 1981 marque un tournant décisif dans la vie de la troupe puisque Jimmy Di Genova fait prendre aux Sortilèges la voie professionnelle. En 1986, ils deviennent l'Ensemble national de folklore Les Sortilèges. Jusqu'en 1999, sous la direction artistique de Jimmy Di Genova, ils représentent la culture traditionnelle québécoise sur des scènes prestigieuses (Expositions Universelles, Jeux Olympiques, tournées, galas et festivals internationaux…) et lors d'émissions télévisées.

Reconnaissance des arts folkloriques

Les Sortilèges ont misé sur l'honneur, la fierté, la dignité, la recherche de l'excellence, l'ouverture sur le monde et sur les diverses cultures ; ils étaient capables de dévouement et de détermination. [3]. En tant que directeur artistique, Jimmy Di Genova enseigne d'abord des danses internationales, puis intègre des danses québécoises pour Terre des Hommes, l'Exposition universelle de 1967. Il fait aussi appel à des chorégraphes internationaux, des folkloristes, des musiciens pour l'enseignement. S'ensuit une longue série de collaborations avec des folkloristes et des chorégraphes invités pour enseigner et transmettre leur savoir aux Sortilèges.

Jimmy Di Genova publie en 2012 Les Sortilèges, La Passion de la danse, ouvrage retraçant l'histoire et les aventures de la troupe de danse :

« Après avoir dirigé Les Sortilèges pendant un tiers de siècle, j'ai cru nécessaire de raconter l'histoire de cette troupe qui fut pendant une très longue période l'un des fleurons du patrimoine québécois sur la scène québécoise et canadienne, qui fit résonner les pas de ces danseurs sur les scènes de trois continents et qui permit aux Canadiens comme aux étrangers de connaître l'histoire des traditions populaires. (…) C'est l'histoire d'une jeunesse pleine de vie, d'une époque où il était possible de rêver, de transformer un rêve en réalité et de vivre des aventures exaltantes. C'est aussi l'histoire d'une troupe qui s'attachera à devenir professionnelle, qui deviendra très tôt un modèle pour d'autres troupes de danse.(…)[4]. »

Hommages

En 1976, Michel Cartier, fondateur directeur de la troupe Les Feux-Follets, lui remet les archives textuelles et photographiques de sa troupe afin qu'elles soient conservées au Centre de documentation Marius-Barbeau, ainsi qu'un lot de costumes de scène qui vient enrichir le vestiaire des Sortilèges.

En 1973, le centre social d'aide aux immigrants lui remet un certificat soulignant son intérêt et son dévouement sans limite au sein des différents groupes ethniques qui constituent la mosaïque de notre société. En 1987, le prix Ulysse de l'office des Congrès et du Tourisme du Grand Montréal est remis à l'Ensemble national de folklore Les Sortilèges pour sa contribution remarquable au développement du produit touristiqueLes Sortilèges s'affichent au-delà des salles de spectacles et des grands événements internationaux. À l'auberge du Vieux Saint-Gabriel à Montréal, où la troupe anime des soirées canadiennes, deux mannequins en costume du dimanche sont exposés en permanence dans la vitrine et un croquis représentant deux danseurs des Sortilèges figure au dos du menu du restaurant. En 1986, le peintre québécois Claude LeSauteur réalise un tableau intitulé Les Sortilèges. 125 sérigraphies sont faites à partir de cette toile sur papier Saint-Gilles.

En 1991, monsieur Di Genova est nommé Personnalité de la semaine par le journal La Presse en reconnaissance de sa carrière de directeur fondateur de l'Ensemble Les Sortilèges. L'article souligne que l'approche artistique de Jimmy Di Genova intègre un souci d'authenticité constant et une conscience des exigences de la scène[5].

De grandes institutions reconnaissent et soutiennent les activités dirigées par Jimmy Di Genova. Récemment en 2012, lors du 35e anniversaire du Centre de documentation Marius-Barbeau, l'exposition itinérante Masques, cotillons et envoûtement, dont la première présentation a eu lieu à l'hôtel de ville de Montréal. En septembre de la même année, le livre écrit par Jimmy Di Genova, Les Sortilèges, La Passion de la danse est publié.

Bibliographie

  • Jimmy Di Genova, Les Sortilèges, La Passion de la Danse, Les Éditions GID, 2012, 501p.

Notes et références

  1. Site officiel
  2. Jimmy Di Genova, Les Sortilèges, La Passion de la danse, p.15
  3. Jimmy Di Genova, Les Sortilèges, La Passion de la danse, p.12
  4. Jimmy Di Genova, Les Sortilèges, La Passion de la danse, p.13
  5. Article de Pascale Bréniel, « La Personnalité de la semaine », La Presse, 6 janvier 1991

Voir aussi

Liens externes

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