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Joël Labruyère

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Joël Labruyère, ou LaBruyère né en mars 1948. Fondateur en 1996 de l’Omnium des Libertés, une association loi de 1901 dont le but est de « défendre les individus victimes de discriminations en raison de leurs choix spirituels, religieux ou thérapeutiques ». Parolier du groupe Les Brigandes. Les Brigandes est aussi le nouveau nom de la secte fondée en 2004 et appelée successivement Royaume elfique, Nation Libre puis Le Clan des Brigandes. Joël Labruyère et son groupe sont surveillés par la DCRI[1].

Défense des mouvements sectaires

En 2001, Joël Labruyère apparaît à la télévision dans le public de l’émission Ciel mon mardi.[2] Il est là pour soutenir son comparse Christian Cotten, membre de l’Omnium des Libertés, qui perd plusieurs fois son sang-froid durant l’émission. Joël Labruyère est interrogé quant aux raisons de son « sourire narquois » au moment où une ancienne victime de secte livre son témoignage. Il déclare alors que les témoignages d’anciennes victimes ne sont « pas vérifiables » et accuse l’un des invités présents sur le plateau de maltraitance envers sa femme et ses enfants, ce qui serait la cause de sa séparation d’avec cette dernière qui ne serait pas, selon Labruyère, sous l’emprise d’une secte.

La fondation de l'Omnium des Libertés lui permet de se faire connaître de plusieurs groupes sectaires et de se constituer un carnet d'adresse. Il lui sera plus facile ensuite de recruter des adeptes au moment de fonder son propre groupe, la Nation Libre.

Labruyère signe plusieurs textes consultables sur des sites et des forums ésotériques : le manifeste de la « Nation Libre », ou « Comment devenir immortel » par exemple. Il réalise également une fausse interview d'un certain Mister Kevin, qui n'est autre que lui-même. Le "Courrier du Royaume elfique", organe de la secte, regroupe des articles de différents adeptes, des poèmes, des dessins, mais également des textes de Labruyère. On y trouve notamment un article inquiétant qui témoigne de la volonté d'une véritable emprise mentale. Après le temps du recrutement, vient celui du groupe Ultra Sixties, puis des Brigandes, qui cherchent à percer dans les milieux d'extrême-droite, puis voient leur audience restreinte aux seuls milieux identitaires.

Création du groupe musical "Les Brigandes"

Derrière la façade identitaire des Brigandes, le système philosophico-religieux de Labruyère n’a pas grand-chose à voir avec les idées d’extrême-droite. Dans l’un de ses textes de chanson ("Foutez le camp"), il fait entonner aux Brigandes : « Brigitte Bardot et la charia, ça ne s’accordera pas. » Mais dans son article « comment devenir immortel » il évoque Brigitte Bardot en ces termes : « Brigitte Bardot a égratigné le système, mais pas jusqu’aux responsabilités supérieures, car elle en est un produit, dès avant sa naissance. Elle dispose d’un certain égrégore, et possède une petite niche de ” sainteté ” dans la hiérarchie, quoique seulement pour le reflet astral de ses années glorieuses. Elle est donc dans le coup, même si le système l’épingle pour ses positions politiquement incorrectes, lesquelles ne lui vaudront pas un titre d’éternelle comme d’autres stars conscientes des mécanismes ésotériques, et qui sont des initiés. Bardot est protégée pour son image astrale encore vivace, mais qui s’effrite. Pour tenir un égrégore, il faut avoir développé une conscience luciférienne puissante au service de l’ordre mondial. Bardot sera récupérée après sa mort si elle ne choisit pas de sortir du système. »[3]

En avril 2016, l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol[4] publie, à la suite de Technikart[5] et du Point[6], un dossier à charge contre les Brigandes, et révèle que les chansons ne sont pas écrites par le groupe de jeunes présenté en vitrine, mais bien par le meneur du groupe, Joël Labruyère. Rivarol publie également quatre témoignages d’anciens adeptes, qui dénoncent les méthodes de Joël Labruyère : ils l'accusent de pressions psychologiques, menaces, et extorsion de fond. Les Brigandes rétorquent dans deux droits de réponse en accusant Jérôme Bourbon, rédacteur en chef de Rivarol, d’être à la solde de la Compagnie de Jésus, ordre religieux composé de prêtres.

Le caractère sectaire du groupe, et par conséquent la personnalité de leur gourou, inquiète certains habitants de la Salvêtat-sur-Agoût. Serge Blisko, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a confié à l'AFP : « C'est un personnage bien connu de nos services pour l'emprise mentale qu'il peut développer sur des groupes »[7].

Les liens étant bien avérés entre le groupe musical et Joël Labruyère (il se dit « débusqué »), ce dernier commence à apparaître dans plusieurs clips des Brigandes, masqué. Sa première apparition est faite dans une chanson à la gloire d’Unabomber, un terroriste américain.

La secte des Brigandes cherche à recruter en invitant quiconque a envie de « discuter » de venir passer du temps au milieu du groupe, dans leur maison de La Salvêtat-sur-Agoût.

Notes et références

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