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Korruption

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Korruption est un film français du réalisateur Julien Richard-Thomson (alias Richard J.Thomson) qui suscita un scandale politico-médiatique en 2014. Alors que le tournage du film n'était pas encore terminé et que seules quelques séquences avaient été montées dans un "teaser", une polémique éclata dans les médias, présentant à tort le film comme "pornographique". Ce scandale empêcha la poursuite du tournage, le film n'étant à ce jour pas terminé.

Synopsis

Edmond est un flic minable, remarié à une jeune bimbo Vanessa. Pour lui payer une nouvelle poitrine, il décide de vendre ses filles à un ignoble producteur lié à la mafia. Droguée et manipulée, Chloé accepte de tourner des films classés X pour de riches clients japonais, mettant en scène des créatures monstrueuses. Mais Eve, la plus âgée s'échappe et n'a de cesse de rechercher sa sœur, infiltrant la mafia. A la même période, une candidate d'extrême-droite se présente aux élections présidentielles, faisant campagne à la tête de commandos armés de lance-flammes afin d'éradiquer l'"impureté de la société". La politicienne finira pourtant par faire alliance avec la mafia, en raison d'un deal financier. La plus jeune des sœurs sera achetée par un directeur d'Opéra psychopathe et machiste, bien décidé à en faire son épouse servile...

Distribution

Polémique

Korruption, comédie long-métrage ayant pour thème la corruption politique, policière ou médiatique, est à ce jour un film non terminé, dont certaines séquences sont visibles sur le site internet officiel du réalisateur. Le film emprunte à plusieurs genres : la comédie d'humour noir, le fantastique, le thriller, le film politique... Plusieurs séquences ont été tournées dans l'Hôtel de Ville de la commune d'Asnières-sur-Seine. En juin 2014 le maire de la ville M. Aeschlimann (LR, proche du mouvement Manif pour Tous) dénonça ce film comme étant un "porno" et déclencha une campagne médiatique à travers la presse ou la télévision, notamment M6 par un reportage mensonger présenté par Xavier de Moulins. D'autres médias ont pris la défense du film[1], après enquête. L'équipe du film a porté plainte et le maire de la ville, ainsi que son adjoint Alexandre Brugère et certains médias ayant répandu la rumeur, ont été condamnés en diffamation[2] par le tribunal correctionnel de Paris le 15 mars 2016, condamnations confirmées en appel[3] le 18 mai 2017. Le journal Le Point est à nouveau condamné[4] par la Cour d'Appel de Paris à verser des dommages et intérêts au réalisateur, le 1er mars 2018. Le journal Le Point et le journaliste Jérôme Béglé ont également été condamnés le 2 mai 2017 pour avoir diffamé le réalisateur[5] du film. A la suite du scandale l'ancien député-maire Sébastien Pietrasanta quitte la vie politique. En 2018 plusieurs procès sont remportés par des acteurs et actrices du film[6] et la saga judiciaire n'est pas terminée.

Les financements ayant été perdus, l'équipe a annoncé avoir renoncé à poursuivre le tournage du film. Korruption demeure l'un des rares longs-métrages français empêché d'exister suite à une calomnie diffusée par un mouvement politique dans les médias nationaux, comme victime d'une "censure" de fait.

Le casting est en partie composé de comédiens habitués des plateaux de Jean-Pierre Mocky. Le comédien Dominique Bettenfeld était annoncé au casting mais ses scènes n'ont pas pu être tournées.

Liens externes

Notes et références

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