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Léon Smet

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Léon Smet
Naissance (111 ans)
Schaerbeek, Belgique
Nationalité Drapeau de la Belgique
Décès
Schaerbeek, Belgique
Profession danseur

Léon Smet (né le 3 mai 1908 - mort le 8 novembre 1989, Schaerbeek) est un comédien et un danseur classique[1]. Il épouse Huguette Eugénie Clerc puis en secondes noces Nelly Debeaumont et est le père de Jean-Philippe Smet dit Johnny Hallyday.

Biographie

Sur les planches dès l'âge de 14 ans, il apprend le chant et l'art dramatique. Ancien danseur dans la troupe de ballet du théâtre de la Monnaie à Bruxelles, il joue la comédie en France, sous le pseudonyme de Jean-Michel[2]. Avant la Seconde Guerre mondiale, il est proche des surréalistes belges, en 1937 il est l'acteur principal du film de Ernst Moerman Monsieur Fantômas[3].

D'origine allemande, son beau frère Jacob Mar, qui au début des années 1940, travaille à Radio Paris - une station contrôlée par les allemands depuis la signature de l'armistice en juin 1940 et placée sous l'autorité de la direction de la Propaganda Abteilung Frankreich, d'où l'occupant véhicule sa propagande et ses doctrines anti-sémitisme ; une collaboration pour laquelle il sera condamné, après la guerre[4]- aide, en 1943, Léon Smet, à obtenir le poste de responsable des programmes de la chaîne de télévision allemande destinée aux troupes dans les hôpitaux, dont les studios sont situés dans la capitale, rue Cognac-Jay[5].

Début 1944, Léon Smet quitte subitement le foyer. Selon Eddy Przybylski, après la guerre, Léon Smet aurait un temps été vagabond et, comme l'ensemble du personnel, n'aurait jamais été inquiété pour son travail à cette chaine de télévision en 1943[6].

De retour à Bruxelles, il ouvre une école réputé d'art dramatique. Serge Reggiani, ancien élève de son père, confie plus tard à Johnny que plusieurs de ses camarades, comme lui-même, n'hésitaient pas à faire le voyage depuis Paris pour suivre son cours. Plus tard, Léon Smet devient réalisateur à la télévision belge[7]. En 1980, Léon Smet déclarera considérer n'avoir jamais été un « collabo » et avoir même hébergé des résistants chez lui, selon les propos rapportés par l'un des biographes de Johnny, Eddy Przybylski. Toujours selon Przybylski, Jacob Mar aurait été réquisitionné d'office par l'occupant du fait de ses origines allemandes et aurait occupé à la radio française l'obscur poste de responsable des émissions musulmanes[8].

Lors d'un entretien au quotidien Libération en 2011, Johnny confie : « ils ne m’envoyaient pas à l’école par peur des représailles, parce qu'il avait été collabo, et que ça se savait un peu dans le quartier en bas de la rue Blanche. Quand j’ai eu l’âge de comprendre, ça m’a choqué. Mes copains étant juifs, j’étais très mal à l’aise. C’est pour ça qu’à l’époque je me suis inventé un père américain. Pour fuir tout ça. »[9]

Liens externes

Notes et références

  1. Who's Who in France, édition 2008, p. 1099
  2. Hallyday 1979, p. 7-8.
  3. Forgotten but not gone: more archival gems on DVD par Kristin Thompson et David Bordwell
  4. Éric Lebourhis « Johnny, l'incroyable histoire », paru le 3 mai 2012, Prisma éditions
  5. Eddy Przybylski, auteur de Les derniers secrets, « La guerre et le destin de Johnny », sur le site dhnet.be, (consulté le 2 novembre 2012).
  6. « La guerre et le destin de Johnny », Be, La Dernière Heure - Entretien avec Eddy Przybylski auteur du livre Les derniers secrets
  7. Hallyday 1979, p. 7.
  8. [1] « dossier spécial sur Johnny Hallyday » en 2003, sur le site du quotidien belge La Dernière Heure/Les Sports
  9. « En réponse à la question « Conduites à risques de l’enfant contrarié ? » dans l'article « L'homme en noir ». », Fr, Libération - Entretien avec Bayon, Assisté de Thiphaine Lévy-Frébault, 18 mars 2011

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