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L'Autre livre

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L'autre LIVRE est une association internationale d'éditeurs indépendants régie par la loi du 1er Juillet 1901 et le décret du 16 août 1901. Fondée en 2003, elle s'est donné pour but la défense et la promotion de l’édition indépendante, notamment par l’organisation d’un Salon international de l’Autre Livre ainsi que toute autre initiative pouvant contribuer à la diffusion du livre et de la culture et de tous les objets s’y rapportant.

L'Association rassemble actuellement 246 maisons d'éditions adhérentes. Elle organise chaque année le « Salon international de l’édition indépendante » à la halle des Blancs manteaux. Depuis mars 2018, elle a fait naître un second salon : L'Autre salon de printemps est également amené à devenir un rendez-vous entre éditeurs indépendants et lecteurs aimant sortir des sentiers battus. L'Autre livre donne également la possibilité à des éditeurs indépendants de participer à divers Festivals, tel le "Quartier du livre" porté par la mairie du Ve arrondissement de Paris. C'est encore, tout au long de l'année, un espace ouvert du lundi au vendredi de 11h00 à 19h00 (variations saisonnières possibles). L'espace L'Autre livre est situé au 13 rue de l'École Polytechnique (Paris Ve). On peut y découvrir les catalogues de plus d'une centaine d'éditeurs, dont les titres ne font que trop rarement les têtes de gondoles.

Définitions

L'autre LIVRE défini comme indépendant ...

  • n'appartient à aucun groupe ;
  • n'est lié à aucun syndicat, parti politique, église ou secte ;
  • pratique l'édition à compte d'éditeur et non pas "à compte d'auteur" ;
  • ne pratique pas l'autoédition ;
  • peut également, le cas échéant, pratiquer son activité culturelle de manière non lucrative.

États généraux de l'édition indépendante

L'autre LIVRE est à l'origine des États généraux de l'édition indépendante.

  • Ces premiers États généraux (29 avril 2005) ont permis d'élaborer des analyses et des propositions pour la profession, qui ont par la suite été rassemblées et complétées dans le "Livre blanc de l'édition indépendante"[1]. Ils ont ainsi permis de souligner que, en dépit des apparences de bonne santé et de dynamisme du livre en France, l'augmentation du nombre des éditeurs indépendants avait été de pair avec une croissance d'inégalités de plus en plus marquées dans l’univers du livre (nombres de titres, ventes, catégories) et des stratégies de grands groupes mettant l'indépendance des éditeurs en danger. Du fait que l'édition indépendante reste un des éléments indispensables au maintien d'une bibliodiversité essentielle au rayonnement et à la qualité de la vie culturelle, il était devenu nécessaire de montrer que de plus en plus de voix (dans l'édition, la presse, les pouvoirs publics) se faisaient l'écho de ces préoccupations et mutations dont il s'agissait désormais de dresser le bilan et de mesurer les conséquences. Outre la rédaction d'un Livre blanc et la volonté de se rapprocher du SNE, les signataires ont également proposé que se constitue "un conseil permanent des associations d'éditeurs indépendants" (plusieurs regroupements, d'importances inégales et de vocations parfois différentes, ayant été répertoriés), afin de disposer d'un lieu collectif de concertation et être en mesure, le cas échéant, de s'adresser en commun aux pouvoirs publics et aux différents partenaires. D'autres propositions ont parallèlement pu concerner les défis de la mondialisation (la concentration et le pluralisme, les nouvelles technologies, la langue), les aides nécessaires au développement de l'édition (aide aux entreprises, à la création, à la distribution et à la diffusion - libraires, collectivités, ventes directes -, à la communication et la promotion), l'organisation de la profession.
  • Les seconds États généraux (23 octobre 2008) ont donné naissance à un "Plan d'urgence pour l'édition indépendante" comportant 10 propositions (dont le lancement d'un Observatoire de l'édition et la création d'une Charte de l'autre LIVRE) :
  1. Renforcer les dispositifs existants pour l'aide publique et en inventer de nouveaux ;
  2. Soutenir les initiatives de coopération entre éditeurs indépendants ;
  3. Mettre en débat le projet d'une réforme du CNL pour un mécanisme d'aide au fonctionnement ;
  4. Étudier un statut juridique d'éditeur indépendant de création ;
  5. Établir une Charte qualité de l'autre LIVRE ;
  6. Instaurer un tarif postal spécifique au livre pour l'hexagone ;
  7. Consacrer une part des acquisitions des bibliothécaires à la production des éditeurs indépendants ;
  8. Faire figurer l'attention portée à l'édition indépendante et sa défense parmi les obligations culturelles de la mission de service public des chaînes ;
  9. Instaurer un pourcentage de droits sur les ouvrages du domaine public ;
  10. Mettre sur pied un Observatoire du livre.

Salons des éditeurs indépendants

Depuis mars 2018, L'autre LIVRE organise chaque année deux salons internationaux des éditeurs indépendants à Paris. L'objectif est de présenter au grand public la richesse offerte par la diversité éditoriale que proposent les éditeurs indépendants de la Lorraine à la Belgique ou au Canada en passant par le monde arabe, ce que L'autre LIVRE nomme, depuis sa création, la "bibliodiversité". Au-delà des différentes tendances, tous les genres y sont rassemblés.

La liste complète des exposants est régulièrement mise à jour sur le site du salon [2].

Défense et promotion des éditeurs indépendants

L'autre LIVRE communique et interpelle les élus pour la défense des éditeurs indépendants :

  • Certaines conclusions des rencontres et débats de l'association donnent lieu à des communications aux élus : Lettre envoyée aux groupes parlementaires de l'assemblée nationale et du Sénat, Interpellation du Ministre de la culture, Lettre aux candidats à la présidence de la République... Ces documents sont publiés sur le site internet de l'association.
  • La création d'un tarif postal pour le livre fait partie des revendications récurrentes de l'association, ayant notamment donné lieu à des Pétitions pour un tarif postal du livre : "Considérant que les frais postaux pèsent lourdement sur l'activité des éditeurs, des libraires et sur la diffusion du livre en France, nous demandons à l'État et à la direction de l'entreprise publique La Poste, de créer un tarif préférentiel pour les livres et les revues (indépendamment, pour celles-ci, de l'attribution ou non d'un numéro de commission paritaire)". En 2006, lors du 4e Salon des éditeurs indépendants L'autre LIVRE, la pétition relayée par Les ateliers du Gué avait recueilli plus de 8 000 signatures [3].
  • Un autre exemple fut encore la Lettre ouverte pour une baisse des tarifs au salon du livre de Paris lorsque le "tarif « Trampoline » se vit soudain exclusivement réservé aux primo exposants. Pour pouvoir bénéficier d'un stand équivalent, un éditeur indépendant ayant déjà participé au Salon était dorénavant invité à débourser plus de 4300 euros HT". En 2009, lors du 7e salon des éditeurs indépendants, la porte parole de L'autre LIVRE, Valérie Millet (Les Éditions du Sonneur) avait alors rassemblé 70 signatures de dirigeants du monde de l'édition à sa lettre adressée à Serge Eyrolles, président du Syndicat National de l'Édition (SNE). La majoration des tarifs fut alors ramenée par Reed expositions de 115 à 75 %, ce qui restait toutefois éloigné de la volonté annoncée par le commissaire du Salon d'« accompagner davantage la petite édition ».

Notes et références

  1. L'autre LIVRE, Livre blanc de l'édition indépendante, [https://www.lautrelivre.fr/autre/media/pdf/lal-livre-blanc.pdf
  2. Site internet du Salon des éditeurs indépendants, [1]
  3. Pétition pour un tarif postal du livre, [2]

Lien externe

  • Le site de l'Autre livre : [3]

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