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La Bête de l'Aven

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La Bête de l'Aven
Image illustrative de l’article La Bête de l'Aven
Jeunes dentellières de Beuzec-Conq, tableau de Alfred Delobbe, dont un détail figure sur la couverture de la première édition

Auteur François Lange
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman policier historique
Éditeur Editions Palémon
Date de parution 2019
Type de média Livre
Couverture Alfred Delobbe
Nombre de pages 201 p.
ISBN 978-2-372605-51-9
Série Fañch Le Roy
Chronologie

La Bête de l'Aven est un roman policier historique de François Lange publié en 2019. Ce titre est le deuxième de la série des enquêtes criminelles du commissaire Fañch Le Roy, se déroulant au XIXe siècle[1].

Résumé

Été 1858, plusieurs jeunes filles sont retrouvées, atrocement égorgées, dans la campagne du pays d’Aven. Qui commet ces crimes atroces ? Un loup gigantesque, une bête fauve échappée d’un cirque… ou un fou sanguinaire ? L’Inspecteur François Le Roy, bien qu’affecté à la police municipale de Quimper, se voit chargé de l’enquête… l’ordre venant de haut-lieu, à Paris. Et pourtant, après quelques semaines de calme, il venait de mettre au jour les curieuses manigances d’une bande d’anciens forçats, bien décidés à attaquer le fourgon postal transportant l’or destiné aux banques de l’Ouest avant son arrivée à Quimper. Fañch Le Roy va donc prendre la route de Pont-Aven et, sous une fausse identité, y mener une double enquête, assisté, pour l’occasion, de son ami le Lieutenant de Gendarmerie Corentin Kerloc’h qu'il a connu lors de la guerre de Crimée. La violence va prendre diverses formes en ce beau pays d’Aven, baigné par le soleil d’un été caniculaire. L’Inspecteur Le Roy aura, une fois encore, affaire à rude partie, quelque chose d’inexplicable et de maléfique ayant étendu son emprise sur cette région, ordinairement si belle et si paisible. Il devra surmonter la crainte atavique des Bretons face à l’inconnu et à l’irrationnel pour aller jusqu’au bout de sa mission… peut-être y parviendra t-il.

Personnages

  • Fañch Le Roy : inspecteur de Police de Quimper
  • Brieuc Caoudal : policier, adjoint de Fañch Le Roy
  • Clet Rannou : policier quimpérois
  • Victor Montepin : chef de la Police de Quimper, muté en Basse-Bretagne contre son gré
  • Monsigny : procureur impérial de Quimper
  • Abbé Alexandre : recteur et ancien professeur de Fañch Le Roy au collège des jésuites de Quimper
  • Corentin Kerloc'h : lieutenant de gendarmerie en charge des brigades du canton de Pont-Aven
  • Maître Inizan : tenancier de l'auberge du Lion d'or
  • Monsieur Vigouroux : tenancier de l'Auberge de la Croix verte, ancien officier du Premier Empire
  • Nathalie Lemel : relieuse et libraire quimpéroise
  • Claude Alphonse Delangle : ministre de l'intérieur
  • Docteur Sinquin : médecin légiste
  • Élie Peuziat : ancien bagnard
  • Youn Goarin : ancien bagnard et ami d'Élie Peuziat
  • Léontine Le Scanff : domestique de Monsieur Larnicol au manoir de Keradennec à Pont-Aven
  • Julia Guillou : tenancière de l'hôtel des Voyageurs à Pont-Aven
  • Arsène Mahé : maître de poste du relais de la Croix Saint-André
  • Camille Bernier : peintre
  • Abbé Hubert Baudray : curé de Nevez
  • Edouard Porquier : maire de Quimper (Maire réel de Quimper à l'époque, contrairement au maire de la ville, fictif dans le premier roman, nommé Ambroise Pensivy)
  • Charles Richard : préfet du Finistère (Préfet réel du département à l'époque, contrairement au préfet, fictif dans le premier roman, nommé Alphonse Le Mire)

Lieux de l'action

  • Quimper
  • Pont-Aven
  • Nevez

Contexte de rédaction

En 2005, François Lange, officier de police de son état, traverse une période professionnelle difficile, car les relations sont tendues avec la procureure de Quimper de l'époque[2]. Comme échappatoire, il trouve l'écriture, grâce à un roman, qu'il rédige pendant ses pauses de midi, sur le logiciel de rédaction des procédures, avec comme toile de fond le Second Empire, période qu'il connait mal et qui le force ainsi à multiplier les recherches historiques, notamment aux archives municipales et diocésaines de Quimper et départementales du Finistère.

Envoyé à différents éditeurs, le roman, intitulé Le Manuscrit de Quimper, n'est pas retenu. Le livre est présélectionné pour le prix du Quai des Orfèvres, et Eric de Saint-Périer, secrétaire général de ce prix littéraire, l'encourage à poursuivre son travail d'écrivain, en lui précisant que cette récompense préfère honorer les romans policiers qui se déroulent aujourd'hui[3].

Mais, pour François Lange, « pas question de changer de période », car il souhaite privilégier une rupture avec son quotidien dans ses ouvrages, arguant également qu'actuellement, les enquêtes se font beaucoup moins sur le terrain qu'au début de sa carrière dans les années 1990. Néanmoins, peu découragé, il rédige un deuxième ouvrage des aventures de Fañch Le Roy, la Bête de l'Aven, en 2006 et 2007. Les deux romans restent remisés pendant plus de dix ans, mais, professionnellement, le policier va mieux[4].

Publication

Parallèlement et pour des raisons professionnelles, il est périodiquement en contact avec l'écrivain Firmin Le Bourhis, qui le sollicite dans le cadre de ses romans policiers pour des questions techniques et de procédure[5]. En retraite en 2015, François Lange montre alors un exemplaire du manuscrit de son deuxième roman, la bête de l'Aven à l'auteur à succès. Après le décès de l'écrivain en avril 2018, il échange avec Jean Failler, célèbre écrivain de la série des Mary Lester, qui retrouve un exemplaire du manuscrit du roman dans les tiroirs de la maison d'éditions Palémon, qui le publie. Intéressé, Jean Failler accepte de faire imprimer les ouvrages, mais d'abord le premier de la série, Le Manuscrit de Quimper, dans l'histoire se déroule antérieurement à celle de La Bête de l'Aven[6]. C'est ainsi que, le 12 octobre 2018, paraît Le Manuscrit de Quimper, écrit en 2005[7], et le 15 février 2019, La Bête de l'Aven, écrit, aux dires de l'auteur, en 2006 et 2007, mais achevé, au regard de la dernière page du roman, le 10 septembre 2013, au lieu-dit Locmaria an Hent à Saint-Yvi.

Couverture

La couverture du livre, présente une reproduction du tableau de Alfred Delobbe, intitulé Jeunes filles de Beuzec-Conq, aujourd'hui visible au Musée départemental breton de Quimper. Ce tableau date des environs de 1905, soit une cinquantaine d'année après les événements que retrace le roman.

Erreurs ou anachronismes

Au début du roman, qui se déroule en juillet 1858, l'inspecteur Le Roy assiste à l'emménagement du nouveau préfet dans ses bureaux. Nommé à la fin du roman lors de la réception du couple impérial à la préfecture le 12 août suivant, il s'agit du baron Charles Richard, le "vrai" préfet de l'époque. Dans la réalité, ce préfet, auparavant sous-préfet de Morlaix, a pris ses fonctions le 13 décembre 1851. L'auteur justifie ce changement par la fébrilité de Napoléon III qui vient d'échapper à l'attentat d'Orsini (réalité historique) et à un complot monarchiste (fiction constituant la trame du roman Le Manuscrit de Quimper).

Editions

Notes et références

  1. Page de l'auteur sur le site des éditions du Palémon[1]
  2. Interview de l'auteur sur le site actu.fr, le 26 octobre 2018[2]
  3. Grande interview de l'auteur sur le site regarddespérance.fr au mois de décembre 2018[3]
  4. Article du Télégramme de Brest du 13 Octobre 2018[4]
  5. Article du site Francebleu.fr, du 6 mars 2014[5]
  6. Interview de l'auteur[6]
  7. Article du Télégramme de Brest du 13 octobre 2018[7]

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