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Laiterie Frederic Lung

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Centrale laitière Frédéric Lung
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Création 1939,
Dates clés installation après novembre 1944 et en 1945 sur le site du "Petit Kemberg"
Disparition 1954
Fondateurs Frédéric Lung
Forme juridique Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Action Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
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Siège social Drapeau de la France Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Saint-Die-des-Vosges, Vosges, 14-16 rue Thurin, Saint-Dié (latitude 48°17'13.82"N, longitude 6°57'38.47"E ) puis Chemin de Pansureux, Foucharupt (latitude 48°16'2.39"N, longitude 6°56'47.04"E ), lieu-dit Petit Kemberg, aux abords du Kemberg. Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value). (France)
Direction Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Président Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Directeurs Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Actionnaires Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Activité collecte, conditionnement du lait, transformation du lait
Produits lait frais, fromages, yaourts, crème, beurre...
Société mère Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Filiales Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Partenaires Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Effectif moins de 10 au laboratoire-laiterie (chauffeurs-collecteurs et livreurs à part)
Site web Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Capitalisation Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
Chiffre d’affaires Erreur Lua dans Module:Wikidata/Outils à la ligne 95 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).
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La laiterie Lung n'est plus représentée au début du XXIe siècle que par un ensemble-vestige de bâtiments ruinés et abandonnés, situé à 409 mètre d'altitude dans le quartier de Foucharupt, à Saint-Dié-des-Vosges en région Lorraine. Ce sont les anciens derniers locaux de la centrale laitière Fréderic Lung autrefois active de 1939 à 1954[1].

Les ruines se situent précisément sur le chemin de Pansureux, à Foucharupt, à l'est de la forêt du "Petit Kemberg" légèrement au nord du vaste Kemberg[2].

Une entreprise laitière délocalisée au Petit-Kemberg après guerre

Frédéric Lung est le fils de Gaston Lung, un propriétaire et innovateur vosgien dans le domaine de l'élevage laitier, bien connu par sa ferme modèle d'Anozel. Il lance sa laiterie en 1939. La « Centrale Laitière » est installée 14-16 rue Thurin à Saint-Dié. Son but principal est à l'origine la collecte et la revente du lait frais, mais elle se diversifie rapidement[3].

Mais la première unité de production-fabrication est détruite lors de l'incendie de la ville par les troupes allemandes en novembre 1944. Frédéric Lung tente de continuer son activité dans une propriété familiale, une ancienne ferme dominant Foucharupt, qu'il essaie d'étendre et d'adapter à cette activité[4]. Rapidement, de larges appentis additionnels protègent l'installation laitière et un habitat, alors qu'un appentis rustique et réduit abrite une petite troupe de jeunes porcins qui sont nourris par le petit lait, le babeurre et tous les reliquats et résidus de l'activité laitière et fromagère, en plus des excédents de productions végétales de la ferme.[5].

La Centrale Laitière accomplit une importante transformation du lait. Elle vend du fromage blanc, de la crème, du beurre, des yaourts, des petits-suisses et une grande variété de fromages. Elle produit six sortes de camembert ou pâtes-molles simples, trois sortes de munster-gérômé, ainsi que du fromage de saint-Paulin.

La laiterie Lung collecte le lait auprès de quarante cinq producteurs paysans en deux tournées, l'une au Nord-Est, l'autre au Sud-Est de Saint-Dié, pour un total 1000 à 1200 litres journaliers.

La première tournée concerne Foucharupt, Robache, Saint-Jean-d'Ormont, Denipaire, Hurbache, Le Puid, Le Vermont, Grandrupt, Saint-Stail, Etival, Le Ménil et quelques fermes de Marzelay et du Villé. La deuxième tournée collecte, Ban-de-Laveline, Honville, Belgoutte, Verpellières, Le Chipal, Les Sèches-Tournées à Fraize, Saint-Léonard, Bénifosse, Mandray, Saulcy-sur-Meurthe, Coinchimont. Enfin quelques litres sont apportés directement par des petits paysans ou particuliers voisins à la laiterie.

Une tournée de ramassage ne collecte pas tous les producteurs d'un village ou d'un hameau uni. Il peut y avoir plusieurs laitiers pour le même village car les relations d'acheteurs à vendeurs sont libres. Par exemple, le laitier Patour installé sur les quais de Saint-Dié collecte également dans certains hameaux voisins, en aval de Saint-Dié. Pendant la Guerre, les chevaux et les calèches réapparaissent. La reprise d'activité de la fromagerie de Robert Marcillat, installée à Corcieux, timide dès 1946 et surtout forte après 1950 modifie fortement l'état du marché de la vallée de la haute Meurthe.

Du fait de la surproduction française, initiée par une pseudo-rationalisation agricole marquée par la motorisation des transports et de la traction, l'arrachage des haies et l'utilisation massive d'engrais chimiques et de produits chimiques au début des années cinquante, les cours du lait s'effondrent, jouent du yo-yo et l'exportation massive hors des circuits courts ou traditionnels se développe[6]. La concurrence entre acteurs de la filière se fait féroce, alors que le monde paysan commence son ultime agonie. Les entrepreneurs qui ont le plus investi, que ce soient dans leur unités de production et pour la motorisation de leurs collectes, sont pénalisées.

Progressivement la collecte se réduit, La Petite-Fosse, La Grande-Fosse présentes en 1953, n'y sont plus en 1954. La deuxième tournée se réduit progressivement pendant l'été 1954 et s'arrête définitivement le 21 août 1954 par les fermes Miclo Pierre et Poirel Lucien de Mandray. En mai 1954, dernier sursaut, la première tournée se renforce de huit producteurs de Grandrupt, Saint-Stail, Le Puy, Le Vermont, qui apportent une centaine de litres de lait. Mais c'est insuffisant et la baisse se poursuit. En février 1953, dix-sept producteurs à Saint-Jean-d'Ormont, confient leur lait à la Centrale Laitière. Ils ne sont plus que huit en août 1954. La collecte de lait chute à moins de 250 litres. Frédéric Lung doit se résoudre à abandonner, la dernière collecte se termine le 18 septembre 1954 par quatre fermes de Robache.

Lors de l'été 1954, la trésorerie de l'entreprise donne des signes inquiétants à son dirigeant Frédéric Lung. Ce sont les derniers mois de production de la Centrale Laitière. On observe la chute importante de la collecte et de la production. En août 1954, seule la production de "munster" se poursuit et se termine le 30 août 1954 par 195 "Bon Saint-Dié".

« Il y a aussi dans le même ordre d'idées, des à-coups, des contre temps dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils sont fâcheux. Ainsi M. Frédéric Lung nous informe, à l'attention de ses clients comme de ses fournisseurs qu'il suspend momentanément l'activité de sa laiterie, faute d'être reconstruit et de pouvoir exploiter rationnellement son affaire. C'est toujours dommage de constater qu'une exploitation commerciale est obligée de stopper ne fut ce que pour un temps ! »[7].

Frédéric Lung, bien connu dans les rues de Saint-Dié pour sa marche à pied avec son jeu de canne virevoltant autour du pommeau, sa dégaine élégante avec ses costumes bourgeois, dépose son bilan et, épris de motorisation automobile, se reconvertit : il devient un garagiste, gérant d'un garage automobile 10, rue de la Grotte à Foucharupt (Saint-Dié).

La production d'une centrale laitière déodatienne au début des années 1950

Outre la redistribution de lait, la centrale laitière Fréderic Lung a ainsi produit différents fromages et produits laitiers :

  • Le sotrê (fromage)
  • Le royal Saint Dié (fromage)
  • le bon Saint Dié (fromage)
  • Camembert père Gérôme
  • Camembert "coq d'or"
  • Le sépi (fromage)
  • Petits suisses
  • Yaourts portant le blason de Saint-Dié-des-Vosges
  • Beurre centrifuge
  • Crème fraiche

Un site progressivement abandonné ?

Selon la tradition locale, les installations auraient été louées par le syndic, gérant la faillite de la société garantie en partie par les biens fonciers de la ferme, à l'entreprise fromagère Marcillat, dont le siège est installé à Corcieux[8]. Ainsi une activité réduite, peut-être de stockage ou de petite transformation, se seraient plus ou moins maintenues jusqu'en 1961.

Notes et références

  1. Choserot Thierry, « Le laitier et l'industrialisation ; Naissance et disparition des petites laiteries à Saint-Dié au 20e siècle » (Histoire), Mémoire des Vosges n° 16, Saint-Dié-des-Vosges, Société Philomatique Vosgienne « Fabriquer »,‎ , p. 43 à 47. (ISSN 1626-5238, [www.philomatique-vosgienne.org résumé]).
  2. Présentation du Petit Kemberg
  3. Première unité avant novembre 1944 : 14-16 Rue Thurin, Saint-Dié, latitude 48°17'13.82"N, longitude 6°57'38.47"E, élévation 352 m d'altitude.
  4. 2° usine après novembre 1944 : chemin de Pansureux, Foucharupt, Saint-Dié, latitude 48°16'2.39"N, longitude 6°56'47.04"E , élévation 409 m d'altitude
  5. Construits d'abord en bois et en armature légère de parpaings, ces bâtiments seront (re)construits quelques années plus tard en dur, avec des pierres voûtées. Gaston Lung opère ici en partenariat avec le fermier, pourtant l'entrepreneur fourmille d'idées originales pour des innovations agro-alimentaires, et son projet de porcherie industrielle, repoussé faute de trésorerie au-delà de 1955, ne verra jamais le jour.
  6. Pour ne pas jeter les excédents de lait, le gouvernement Mendès-France distribue gratuitement du lait à l'école.
  7. Article de la Liberté de l'Est du 4-5 septembre 1954
  8. Robert Marcillat, maître fromager de vocation, aurait été aussi attiré par les innovations parfois trop hardies de ce concurrent insolite.

Bibliographie

  • Choserot Thierry, « Le laitier et l'industrialisation ; Naissance et disparition des petites laiteries à Saint-Dié au 20e siècle » (Histoire), Mémoire des Vosges n° 16, Saint-Dié-des-Vosges, Société Philomatique Vosgienne « Fabriquer »,‎ , p. 43 à 47. (ISSN 1626-5238)
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