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Le Fil de Pénélope

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L’ouvrage Le Fil de Pénélope, est un recueil contenant les principaux articles écrits par le Baron d’Hooghvorst (Bruxelles, 1904-1999)[1] .

Chronologie

Les articles ont été écrits entre 1977 et 1996 et publiés séparément dans les revues pionnières ''Le Fil d’Ariane'', de ''La Tourbe des Philosophes'' y de ''La Puerta''[2], avant de constituer Le Fil de Pénélope, un véritable corpus hermétique, publié par les Éditions Beya en 1996. Charles d’Hooghvorst en a écrit la préface et Bruno del Marmol en a réalisé les illustrations. En 1998 paraît le tome II du Fil de Pénélope, qui constitue une anthologie de textes alchimiques. En espagnol l’édition de ''El hilo de Penélope'' (le tome I en 2000 et le tome II en 2006), voit le jour chez Arola Editors[3], traduction de J. Lohest.

Sujets traités

Les ouvrages classiques

La première partie est constituée d’une exégèse hermétique des grands textes de la tradition universelle: L’Odyssée d’Homère, Les Bucoliques et L’Énéide de Virgile, Les Metamorphoses d’Ovide, La Divine Comédie de Dante et le Quichotte de Cervantès. Emm. d’Hooghvorst a consacré sept études à l’Odyssée (intitulées « Le Fil de Pénélope I », « II », « III », etc., qui ont donné ultérieurement le titre à l’ouvrage entier); l’auteur nous invite à nous poser les questions suivantes: « Ignore-t-on que l’Iliade et l’Odyssée étaient la Bible des Grecs? Le code de leur savoir et de leur vérité? Cette Bible ne contenait-elle que des histories sans fondement? À qui le ferait-on croire? Ces poèmes auraient traversé des millénaires pour venir nous raconter des histories enfantines? Contemporain de ces Egyptiens hiératiques dont toute la civilisation était tendue vers le mystère de la régénération, cent ans après Hiram et Salomon, l’auteur de l’Odyssée n’avait à dire que des futilités ?
Ce serait, croyons-nous, passer à côté de la réalité sans la voir, comme les prétendants rustiques en présence du doge Mentès. La poésie homérique est un hymne à cette radieuse humanité où les hommes avec les dieux formaient une communauté de vie et de pensée, allant vers l’apothéose du héros divinisé. N’est-ce pas là l’objet de la Tradition qui nous vient de notre Père Ancien ? » (cfr Le Fil de Pénélope, t.I, Éditions Beya, Grez-Doiceau (Belgique), 2009, p. 11)

Emmanuel d’Hooghvorst nous propose ensuite plusieurs études sur : la grande figure du Philosophe et du Poète Virgile, Ovide –tous en rapport avec la mythologie– et pour compléter cette partie, l’Enfer de Dante et un célèbre sonnet de Cervantès.

Les contes traditionnels

Les études des grands maîtres de la littérature laissent ensuite la place à une analyse détaillée de certains célèbres contes traditionnels recueillis par Charles Perrault (1628-1703): Le Chat Botté, Riquet à la Houppe, La Barbe Bleue et Peau d’Âne. Emmanuel d’Hooghvorst construit les études en deux colonnes, à gauche se trouvant reproduit le conte et la colonne de droite étant réservée au commentaire, afin de démontrer que sous ces contes se cache le savoir hermétique le plus profond. Emmanuel d’Hooghvorst écrit dans la présentation de Peau d’Âne: « « C’était du temps où les arbres parlaient. En ce temps-là, quelque cabaliste inconnu de nous, a pris plaisir à composer Les Contes de Ma Mère l’Oye, appelés aussi et très justement, « contes de nourrices », pour amuser les enfants. Il n’était pas nécessaire, nous semble-t-il, d’imaginer avec Anatole France « un vieux fonds indou » pour justifier l’inspiration de ces contes. Le labeur de la cabale chymique fait éclore la même expérience sous divers cieux. » » (cfr Le Fil de Pénélope, t.I, Éditions Beya, 2009, Grez-Doiceau, (Belgique), p. 209)

Les Tarots

Dans ces deux articles consacrés à l’étude des Tarots, Emm. d’Hooghvorst, récupère leur signification originale: « « L’intention des anciens imagiers était donc de voir, dans les tarots, l’image d’un ciel terrestre appelé aussi firmament ou miroir d’or, sur lequel les prophètes se sont penchés. » » (cfr Le Fil de Pénélope, t.I, Éditions Beya, 2009, Grez-Doiceau, (Belgique), p. 245)

La cabale

Charles d’Hooghvorst, disait à propos d’Emmanuel d’Hooghvorst: «  Chercheur infatigable, il décide de se mettre à l’école d’un rabbin afin d’apprendre l’hébreu et l’araméen. Il étudie aussi l’arabe à l’université de Bruxelles. Il enseigne ensuite l’hébreu à un groupe d’amis en vue d’étudier les commentaires des Maîtres de la Cabale hebraïque. »[4]

Emm. d’Hooghvorst fait une sélection de certains passages spécialement intéressants et les publie sous la rubrique d’Histoires juives ; le lecteur y trouvera des extraits de l’exégèse hébraïque –le Midrache Rabba et le Zohar spécialement– il y retrouve la racine de toutes les traditions.

L’alchimie

Le premier tome du Fil de Pénélope se ferme sur des réflexions sur l’alchimie (que l’auteur a l’habitude d’orthographier avec un « y »): « Refais la boue et cuis-la », « Réflexions sur l’or des alchymistes », « À propos de la Turba Philosophorum ».

Le deuxième tome, entièrement consacré à la tradition alchimique, comporte deux parties: la première est une anthologie de textes alchimiques, dont la traduction, la présentation et les notes ont été rédigées par le baron d’ Hooghvorst entre 1955 et 1994. L’ensemble des traités ont été publiés préalablement dans les revues Inconnues (Lausanne) et Le Fil d’Ariane (Belgique). Les textes ont été ordonnés selon un critère d’ancienneté. Les préfaces et autres textes d’Emmanuel d’Hooghvorst, excepté les notes, apparaissent en italiques. La deuxième partie reproduit l’ Essai sur l'Art d’Alchimie d’Emmanuel d’Hooghvorst, publié en 1951 dans la revue Inconnues. Dans la préface, J.-C. y J. Lohest, mettent en rapport la sélection des auteurs classiques de l’alchimie avec le fil de Pénélope qui unifie l’ensemble des articles de Emm. d’Hooghvorst :

« « Ce Fil ne serait autre que la lumière de nature, le fil lumineux, le don de Dieu, l’esprit du soleil qui éclaire dans la nuit, permettant au disciple de l’Art de démêler les énigmes et les pièges dans l’élaboration de la Pierre : « La Nature a une lumière propre qui n’apparaît pas à notre vue, le corps est à nos yeux l’ombre de la nature; c’est pourquoi, au moment que quelqu’un est éclairé de cette belle lumière naturelle, tous nuages se dissipent et disparaissent devant ses yeux, il met toutes les difficultés sous le pied, toutes choses lui sont claires, présentes et manifestes... » » (cfr. Emmanuel d’Hooghvorst, Le Fil de Pénélope, t.II, La Table d’Émeraude, Paris, 1998, p. 10)

Les aphorismes du Nouveau-Monde

Lorsqu’il quitta ce monde, Emmanuel d’Hooghvorst laissa dans son dernier écrit ces sentences qui constituent la forme la plus condensée de sa pensée: « Les Aphorismes du Nouveau-Monde », qui agrémentent la deuxième édition du Fil de Pénélope, tome I, édité par les Éditions Beya:

3. Par l’Isis allumant l’Osiris méprisé, se lia pensée vive.
8. Qu’est notre or ? C’est notre bon Pasteur en chimie apparu.
10. Cette école secrète est prison d’amour gardant ce Graal. Porte-moi, dit ce vent Mercure, j’ai vertu de dire l’or.

14. Tout est écrit au triste rite, où tout est lu sans l’Esprit-Saint.

15. Moïse, quel Dieu te mène en dire ? – Je le vis face à face d’un doux sommet qui le lia.

20. Cuire son Hermès lu méprisé en ce monde, fait croître la souche des Sages. Rêve, bonne foi ! un trésor enterré gît inconnu de la science des sots.

27. Admire le secret d’allumer vérité : se passa le sel des nuits, tel nid d’amour s’anime et luit. C’est l’école des muses.

28. Celui qui ment ne pèse.

41. N’initie à cet Art, le gel mort l’épelant, et en Énée nié, l’être divin du sens se perdit en naissant.

42. Silence d’or béni s’épelant son savoir, quels défis d’un génie !

48. D’une chute céleste, Amour-Sel fit un AS. Se palpe ce sens là, ciel le salant.

53. Sots qui pensez Dieu, allumez-le en vous !

74. Où l’amour prit parole, chante l’âge d’or. Quelle vigne, ce Mars cuit où s’enivra Silène ! Os tout pur !

81. Fatal INRI lié en l’axe sot, imagine un Paradis sans sexe. Quelle furie se cuit en ce dol révélé loup. Ô l’être torturé !

89. Cet air gît : son feu qui coule, quelle terre liquide !

90. Ce mercure qui luit est l’âme même d’Osiris allumée en son lieu.

97. Ce monde se lit en mots équivoques. Dité le mêle de vice, vin damné.

103. Le sot vit tout en hauteur en honte du postère. L’usage du monde veut rire de ce pôle terminal. C’est un exclu[5].

Le Fil de Pénélope et Le Message Retrouvé

En 1949, grâce à un compte rendu de René Guénon publié dans la revue Études Traditionnelles sur Le Message Retrouvé de Louis Cattiaux, Emmanuel d’Hooghvorst entre en contact avec Cattiaux avec qui il débutera une relation épistolaire qui durera jusqu'à la mort de Cattiaux en 1953. On doit à Emmanuel d’Hooghvorst plusieurs écrits sur Le Message Retrouvé, qui ont été compilés par Raimon Arola dans l’ouvrage Croire l’incroyable ou l’ancien et le nouveau dans l’histoire des religions, (Beya Éditions, Grez-Doiceau, Belgique, 2006 : ISBN : 2-9600364-7-6). Cet ouvrage est un recueil des articles d’Emmanuel d’Hooghvorst et de son frère Charles sur Le Message Retrouvé. Charles d’Hooghvorst écrivait à propos de son frère Emmanuel:

« Nous lui devons d’avoir eu le flair de reconnaître l’authenticité du Message prophétique de Louis Cattiaux, encore inachevé en 1949, et dont une première édition partielle avait été publiée en 1946, dans l’indifférence générale du public de langue française. Le Message Retrouvé, certes, c’est Le Message des Fils d’Hermès Retrouvé. « Oh ! quel message retrouvé à lire ici, en notre école ! » Louis Cattiaux est parti discrètement en 1953, ignoré de ses contemporains, mais il nous a laissé son héritage prodigieux. Les écrits d’Emmanuel d’Hooghvorst, que nous offrons à la méditation des amoureux de la Sainte Parole, en sont un commentaire éclairé. » (cfr Le Fil de Pénélope, t.I, Éditions Beya, 2009, Grez-Doiceau, (Belgique), p. XI)[6]

Bibliographie

  • (1996) Emmanuel d'Hooghvorst, Le Fil de Pénélope, t. I, éd. La Table d'Émeraude, Paris. (ISBN 2-903965-41-2)
  • (1998) Emmanuel d'Hooghvorst, Le Fil de Pénélope, t. II, éd. La Table d'Émeraude, Paris. (ISBN 2-903965-47-1)
  • (2009) Emmanuel d'Hooghvorst, Le Fil de Pénélope, t. I, Beya Éditions, Grez-Doiceau (Belgique). (ISBN 978-2-9600575-3-9)

Notes et références

  1. Cf. le compte-rendu du colloque tenu à l'Université Paris La Sorbonne les 4 et 5 décembre 2000, dans la revue publiée par Arcadis Editions, nº6 (janvier à mars 2001), « À propos d'Emmanuel d'Hooghvorst » (2000), p.43.
  2. http://www.lapuertaonline.es/index.html
  3. http://www.arolaeditors.com/index.asp?sc=buscador
  4. http://www.lapuertaonline.es/bihpi1.html
  5. Le Fil de Pénélope : Homère, Alchymie, Judaïsme"
  6. http://www.beyaeditions.com/livre10.htm

Liens externes

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