Encyclopédie Wikimonde

Les Flibustiers de l'imaginaire

Aller à : navigation, rechercher

Les Flibustiers de l'imaginaire sont une troupe de théâtre d'improvisation créée en 2003 et se produisant principalement en région parisienne.

Principe

Ce "spectacle où le public a son mot à dire" réunit :

  • un présentateur (le Gouverneur) ;
  • un éclairagiste ;
  • un musicien ;
  • quatre ou cinq comédiens (les Flibustiers) ;
  • et le public.

Avant chaque improvisation, un Flibustier part chercher auprès d'une personne du public un mot. Après quatre ou cinq courts extraits inspirés par ce mot (autant d'extraits que de comédiens), cette personne choisit l'improvisation qu'elle souhaite voir se dérouler.

Membres

La troupe compte actuellement 19 Flibustiers, dont 3 musiciens. Leurs "barbonymes" sont :

  • Barbe Acane
  • Barbe Apapa
  • Barbe Aragould
  • Barbe Arella
  • Barbe Auteur
  • Barbe Bach (musicien)
  • Barbe Bad
  • Barbe Bottine
  • Barbe Bulle
  • Barbe Buvette
  • Barbe Iédeseville (musicien)
  • Barbe Iturick
  • Barbe Laid
  • Barbe Livien (musicien)
  • Barbe Q
  • Ré Barbe Hâtif
  • Ru Barbe
  • Barbe S
  • Barbe Iehéken

Représentations

La troupe se produit 2 à 4 fois par mois, principalement à Télécom ParisTech (1 fois par mois, 350 personnes) et au Théâtre de la Reine Blanche (1 fois par mois, 200 personnes).

Elle a également participé au Festival d'Avignon (Off) à deux reprises :

Déroulement d'une improvisation

Le Gouverneur lance un des Flibustiers à l'abordage.

Celui-ci se lève, tire son sabre ("Swing !"), et va dans le public à la recherche d'un mot. Il choisit un spectateur et lui lance "Un mot ou la vie ?". La personne choisie va répondre un mot. Le Flibustier revient sur scène et partage le mot avec ses confrères.

Les comédiens vont ensuite à tour de rôle présenter un court extrait en solo, en rapport avec le mot donné.

À la fin de ces extraits, la personne ayant donné le mot choisit celui qu'elle a préféré en désignant son auteur par son barbonyme.

Le Flibustier qui l'a interprété retourne alors sur scène pour le refaire, et enchaîner. Les autres comédiens peuvent participer à tout moment.

Règles

Les règles sont assez peu nombreuses.

Pour les Flibustiers, il s'agit de

  • suivre les instructions du gouverneur (par exemple, lorsqu'il choisit une catégorie);
  • ne pas utiliser d'accessoire autre qu'un foulard rouge et la chaise sur laquelle ils sont assis entre les impros.

Le public, quant à lui, peut donner n'importe quel mot...

Catégories

Si toutes les saynètes sont improvisées, elles sont accompagnées de phases de transition dont l’univers, fixé à l’avance, s’inspire du monde de la Flibusterie.

Une des particularités très appréciée par les spectateurs est le travail de recherche des comédiens autour de catégories cadrant les histoires comme autant de contraintes créatrices.

Les catégories peuvent agir sur plusieurs ressorts de la construction ou de la mise en scène d’un texte oral.

Les catégories stylisées

Aussi surnommées « à la manière de », elles proposent un modèle d’imaginaire à partir d’un courant artistique, voire d’un artiste.
Les Flibustiers ont expérimenté de nombreux genres allant de formes littéraires comme le théâtre (commedia dell'arte, tragédie grecque, boulevard, absurde, comédie musicale, théâtre contemporain, …), à des formes artistiques plus éloignées de l’art théâtral comme le cinéma, la bande dessinée et la peinture.

Par exemple, à partir d’un mot donné par le public, « bluff », et de la catégorie picturale imposée par le Gouverneur, un comédien peut choisir comme modèle Georges de la Tour en s’inspirant de l’éclairage minimaliste de ses tableaux (présence essentielle des bougies, utilisation du clair-obscur), des thèmes de prédilection du peintre (le temps, la piété, les vanités) et de certains de ses tableaux comme « le tricheur à l’as de carreau ».

Les structures narratives

Elles ont pour objectif de sortir du schéma classique de narration chronologique et linéaire.

Les saynètes peuvent ainsi commencer par la fin de l’histoire, être accompagnées de flash-backs ou de flash-dreams (représentation d’un rêve d’un des personnages).

D’autres catégories proposent un cheminement dans la progression du scénario comme la catégorie « Ruban de Möbius » où le début de l’histoire rejoint la fin de l’histoire, tel un cycle.

Les structures narratives peuvent aussi mettre en exergue les choix de l’auteur-improvisateur en parallèle des choix des personnages.

Par exemple, les versions de deux histoires ayant le même début peuvent être jouées alternativement (catégorie « variante ») ou séquentiellement (catégorie « mondes parallèles »). Ou bien les choix des personnages sont soumis à un vote du public dans une catégorie « l’impro dont vous êtes le héros », où l’interactivité avec le public est renforcée.

Les catégories relatives aux mots

Le Gouverneur peut ajouter des contraintes pour les spectateurs dans le choix de leurs mots. Il peut demander un mot d’un genre donné, ou exiger un adjectif, un adverbe, un mot étranger, etc. La catégorie « Double Mot » ajoute à un mot pivot, un mot propre à chaque comédien.
Ainsi, tous les Flibustiers partent à l’abordage pour récupérer leur propre mot tandis que le Gouverneur obtient le mot pivot. Chaque comédien doit donc marier dans son extrait le mot pivot avec son propre mot.

Les inclassables

« Hors Limites » permet aux joueurs d’aller dans le public ou dehors en agrandissant la scène, « Objet » demande aux comédiens de détourner l’utilisation d’un objet à d’autres fins, « Voisin de gauche » permet d’utiliser son voisin comme un élément de décor, etc. En général, une nouvelle catégorie est intégrée en spectacle après avoir été testée en entraînement.

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

Article publié sur Wikimonde Plus.

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).