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Les Fourberies de Scapin (Jean-Pierre Vincent)

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La saison du 43e festival d'Avignon s'ouvre dans la Cour d'honneur du palais des papes avec la comédie de Molière Les Fourberies de Scapin, mise en scène par Jean-Pierre Vincent, le 10 juillet 1990[1],[2].

Distribution et scénographie

Distribution

  • Octave : Éric Elmosnino
  • Silvestre : Philippe Uchan
  • Scapin : Daniel Auteuil
  • Hyacinthe : Laurence Cortadellas
  • Argante : Jean-Paul Farré
  • Géronte : Mario Gonzalez
  • Léandre : Étienne Lefoulon
  • Zerbinette : Isabelle Candelier
  • Nérine : Yveline Ailhaud
  • Carle : Max Mac Carthy ou Romain Duverne
  • Deux porteurs : Robert Descourtils et Jean-Claude Fiems

Scénographie

(D'après le Programme des Fourberies de Scapin mis en scène par Jean-Pierre Vincent)

  • Mise en scène : Jean-Pierre Vincent
  • Dramaturgie : Bernard Chartreux
  • Décor : Jean-Paul Chambas
  • Costumes : Patrice Cauchetier
  • Lumière : Alain Poisson
  • Son : Philippe Cachia
  • Maquillages : Pascal Fau
  • Masques : Erhard Stiefel

Critiques de presse

Le spectacle fut considéré comme une véritable réussite, grâce au "génial" Mario Gonzalez, qui joua le rôle de Géronte et Jean Paul Farré celui d'Argante[3].Jean-Paul Chambas qui s'occupa du décor, et les artistes comme Yvelines Ailhaud, Jean-Paul Farré, Isabelle Candelier, Laurence Cortadellas, Philippe Uchan et les enfants... firent le talent d'une grande équipe et contribuèrent à la réussite des "Fourberies de Scapin"[4]

Le succès de Daniel Auteuil fut enfin reconnu et toute la ville l'acclama chaque soir, régulièrement sollicité lors de ses dîners place des Carmes, par des dizaines de spectateurs qui venant le voir pour des autographes [5],[6]. Tous les titres des journaux parlèrent de l'acteur Daniel Auteuil et de son véritable triomphe sur scène à Avignon, toute la ville à genou devant lui. Jean Pierre Vincent dit: "ce sont tous ces œufs réunis dans le même panier qui donnent la meilleure omelette. La force d'Auteuil c'est son ambiguïté, à la fois normal et anormal, tendre et bizarre, il présente deux profils différents."[7] "Grand acteur, mystérieux, inspiré, maître de son jeu, de sa relation à la cour. Il a tout ce qui fait Scapin, la souplesse badine et une désinvolture de façade, mais l'inquiétude aussi, cette angoisse qui appelle toujours divertissement."[8]

Le succès que remporta cette pièce de théâtre dans la Cour d'honneur, amena la direction du festival à donner une représentation supplémentaire le 19 juillet 1990 et les places se vendirent en un seul après-midi[9]. Le spectacle comptabilisa à la fin des 14 représentations, au moins120 000 spectateurs[10],[11] .

Quelques difficultés

[non neutre]En revanche lors des représentations tout ne s'est pas passé comme prévu : de fortes nuisances sonores furent causées par des groupes de saltimbanques qui attiraient le public au loin de la Cour d'Honneur ajoutées au mistral qui dérangea les répliques des acteurs[Mal dit]. Le metteur en scène Jean-Pierre Vincent s'est donc plaint, a protesté et les services de polices ont fait respecter l'ordre sur la place et cela malgré les commentaires de certains comédiens comme Jean-Paul Farré (Argante) qui affirma : "J'ai adoré jouer dans le mistral. Cela m'a dopé, comme si j'étais sur un bateau dans la tempête et que je devais lutter."[12],[13].

Après Avignon : la tournée

Après Avignon, ce fut au tour de Bruxelles où Philippe van Kessel a accueilli le spectacle : il avait signé un "contrat de confiance" et ne le regretta pas[12].

Les Fourberies de Scapin furent ensuite présentées au théâtre des Amandiers à Nanterre, du 2 octobre au 25 novembre 1990, puis la troupe partit en tournée toute l'année suivante[14].

La pièce fut très appréciée comme de nombreux journaux le décrivirent, soulignant le triomphe énorme de cette pièce de théâtre et le succès de Daniel Auteuil dans par exemple La Marseillaise, Le Figaro, Le Monde, Le Provençal, Le Point, Le Soir, Vaucluse Matin, etc., pas une seule critique négative de la part des spectateurs !

Notes et références

  1. Source principale: fonds documentaire de la BNF-Maison Jean Vilar
  2. Madame Figaro[réf. incomplète].
  3. La croix-événement[réf. incomplète].
  4. Le Provençal[réf. incomplète].
  5. France-Dimanche[réf. incomplète].
  6. Meridional-Provençal, 19 juillet 1990[réf. incomplète].
  7. La libre culture supplément libre Belgique, 25 juillet 1990[réf. incomplète].
  8. Amélie Héliot,Le Quotidien de Paris, 12 juillet 1990[réf. incomplète].
  9. Vaucluse-Matin, 17 juillet 1990[réf. incomplète].
  10. Dernières Nouvelles d'Alsace, 11 juillet 1990[réf. incomplète].
  11. France Dimanche, 22 juillet 1990[réf. incomplète].
  12. 12,0 et 12,1 La Libre Culture supplément libre Belgique[réf. incomplète].
  13. Le Meridional-Provençal[réf. incomplète].
  14. Libération, 26 juillet 1990[réf. incomplète].


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