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Les Guignols de l'info : la Fiction

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Les Guignols de l'info : la Fiction est un film créé par l'équipe des Guignols de l'Info en 1999.

Le 19 février 1999, pour fêter les dix ans des Guignols, un téléfilm long métrage a été réalisé : Les Guignols de l'info : la Fiction, ainsi qu'un documentaire de quatre heures. L'ensemble était disponible en VHS lors d'un abonnement à Canal+ l'année de la diffusion du documentaire, en 1999.

Synopsis

Un matin, des personnalités politiques se réveillent et constatent la disparition des « gens », c'est-à-dire les personnes sans pouvoir ni notoriété particulière mais qui constituent la quasi-totalité du pays. Ils se retrouvent tous à l'Hôtel Matignon, hommes et femmes politiques de toutes les tendances, pour tenter d'élucider de le mystère. Mais tout leur monde est remis en question, et tous sont face à leur humanité ou leur folie. Et pendant que Jospin fête le boom économique temporaire et que Nicolas Sarkozy cherche des amis, le pauvre et solitaire président en cohabitation est sur point d'utiliser la bombe A.

Principales personnalités représentées

  • Jacques Chirac : le président découvre la situation en revenant d'Afrique. Il tente de gérer les choses, mais devant le manque d'écoute de tous les autres personnages, il décide d'utiliser l'arme atomique pour enfin se faire respecter.
  • Lionel Jospin : il se plaît à vanter les mérites d'un pays où les gens ne sont plus là et ne posent donc plus de problèmes : compétitivité en hausse, chômage à 0 %, etc. Il est fier de pouvoir dire que c'est la gauche qui a réussi un tel miracle.
  • Martine Aubry : elle pense que la disparition des gens est due à une maladie et devient presque paranoïaque, ayant peur que ceux venant de l'extérieur viennent la contaminer. Elle suit Jospin sur tout, répétant « Lionel à raison ! » durant tout le film, sauf à la fin où elle donne raison à DSK contre Jospin.
  • Dominique Strauss-Kahn : il souffle à Jospin tout ce qu'il faut qu'il fasse, et se vante également du succès économique. Il veut à tout prix « prendre une décision ».
  • Dominique Voynet : idéaliste, elle commence une idylle romantique avec Philippe Séguin.
  • Philippe Séguin : il se rapproche de Dominique Voynet, et montre un côté sensible et romantique. Assume son rôle de chef de l'opposition.
  • Michel Rocard : après avoir en vain tenter de convaincre Jospin que, malgré la situation, le plus urgent est l'examen de son rapport sur le calibrage des rondelles de salami, il se montre le plus assidu à déterminer les raisons de la disparition de l'ensemble de la population française, et part dans les rues pour comprendre ce qui se passe. Il découvre la solution du mystère mais n'arrive pas à l'annoncer aux autres car il se perd, comme d'habitude, dans ses explications alambiquées et craque. Il se trouve ensuite dans la corbeille à papier de Lionel Jospin
  • Nicolas Sarkozy : il tente de trouver un allié pour prendre le pouvoir. Il va même, pour ce faire, jusqu'à affirmer à Robert Hue qu'il a toujours été communiste. Il réussi a reprendre la clé de l'arme atomique à Chirac, et est pris en otage par celui-ci, qui le ligote avec des antennes de télévision et l'enferme dans son coffre.
  • Philippe de Villiers : il n'a de cesse de crier à la pénitence et à l'apocalypse dans tout Matignon, avant de se faire enfermer dans les toilettes par Chirac, où il prononce un vœu de silence, ce qui l'empêche de prévenir les autres du plan de Chirac. Il finit par se faire comprendre en usant de mimes.
  • Édouard Balladur : est toujours à la traîne lorsque tout le monde se précipite quelque part.
  • François Léotard : le plus idiot de tous, il fait des hypothèses ridicules pour expliquer la disparition de toute la population, comme des loups géants ayant mangé les gens. Se lève dans une posture aussi grandiloquente que ridicule dès que La Marseillaise rententit à la télévision, en annonce d'une allocution de Jacques Chirac.
  • Bernadette Chirac : dans un long, très long monologue, elle réussit à empêcher son mari de tout faire sauter.
  • François Bayrou : il n'arrête pas de pleurer comme un grand enfant, il fond en larmes quand il apprend qu'il n'y a plus de pain.
  • Robert Hue : il ne veut pas adresser la parole aux gens de droite, et encore moins partager avec eux la nourriture. Est contrecarré par l'ultralibéral Alain Madelin qui, dans un savoureux retournement ironique, tente de convaincre Hue que le partage du pain est ici du « bon sens ». Hue lui répond qu'il « ne partage pas avec un égoïste ».
  • Philippe Douste-Blazy : donne un coup de boule à François Bayrou pour montrer sa primauté au centre.
  • Laurent Fabius : il refuse la proposition d'alliance à contre-courant de Nicolas Sarkozy qui lui assure pourtant que « À nous deux, on est plus nombreux qu'eux ».
  • Jean-Louis Debré : est présenté comme le caniche docile de Charles Pasqua.
  • Charles Pasqua : entend conserver son sérieux et est fier de son téléphone portable.
  • Claude Allègre : pense que les « feignasses d'enseignants de merde » sont de nouveau en grève.
  • Jacques Toubon : veut absolument regarder la télé, et change systématiquement de chaîne quand Jacques Chirac apparaît pour une allocution présidentielle.
  • Jean-Marie Le Pen : il vient demander asile à Matignon. Devant l'hésitation des hommes politiques à lui ouvrir, Dominique Voynet se lance dans un discours qui affirme qu'ils ne seraient pas mieux que lui s'ils le laissait mourir dehors. Une fois rentré, il accuse « les Juifs, les nègres, et les homosexuels » d'être à l'origine de tout cela, avant de se faire assommer par un coup de pelle de Bruno Mégret.
  • Bruno Mégret : il assomme Le Pen et en profite pour entrer à l'intérieur. Quand Balladur lui demande s'il ne croit pas qu'il risque des complications administratives suite à « l'assassinat » de Le Pen, il réplique qu'il n'y a plus de témoin à part ceux présents, et qu'il faut donc lui faire confiance, avant de se faire à son tour assommer à la pelle par Sarkozy.
  • Étienne Mougeotte et Patrick Le Lay : tout ce qui les intéresse c'est de faire de l'audimat, alors que personne ou presque ne regarde la télévision. Lorsqu'il n'y a plus qu'une seule télévision allumée sur France 2 (celle de Bernadette Chirac d'après son mari), contre zéro pour TF1, ils se désolent de faire 0 % de part de marché, contre 80 % la minute avant lorsqu'il y avait 19 personnes devant leur chaîne.
  • Jean-Pierre Pernault : il anime un JT où il présente de vieux sujets, pour pouvoir faire concurrence à France 2. Trouve que ce qu'il fait est « ridicule ». Mougeotte et Le Lay lui servent de cadreurs, avec une maitrise parfaite d'ailleurs, puisqu'il n'y a personne d'autre.
  • Vincent Lagaf' : apparait à la télévision dans une émission préparée spécialement pour les quelques hommes politiques puérils qui ont demandé aux patrons de TF1 une émission divertissante (ou autrement dit idiote).
  • Xavier Gouyou-Beauchamps : doit lui aussi servir de cadreur à France 2 puisque tous les employés sont absents. Mais à l'inverse de ses homologues de TF1, il s'avère incapable de comprendre comment fonctionne une caméra et peste contre le service public.
  • Jean-Pierre Gaillard : s'extasie à la télévision devant les exploits du CAC 40 qui, en l'absence de la population, et donc avec un chômage et des coûts salariaux à 0% dans tout le pays, bat tous les records.
  • Doc Gyneco : apparaît dans un clip sur la chaîne MCM que Jacques Toubon a été contraint de mettre pour tenter de fuir Jacques Chirac qui court de chaîne en chaîne poursuivre son allocution à laquelle Toubon et les autres veulent absolument échapper. Entraîne la désertion de la moitié des personnalités politiques qui ne supportent pas sa musique. Est interrompu par Jacques Chirac qui vient poursuivre son allocution en vers et en rap.

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