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Les Survivants (association)

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Les Survivants est une association française menée par Émile Duport et qui appartient au mouvement pro-vie. Sa principale mission est de lutter contre l'avortement.

Actions

L'association Les Survivants date des années 1990 mais fait davantage parler d'elle depuis 2016[1],[2]. Elle organise différentes actions militantes pour alerter l'opinion publique et les responsables politiques, notamment en s'enrubannant de papier adhésif vert ou rouge devant le Centre Georges-Pompidou en juin 2016[1], en voilant de noir la Statue de la Liberté à Paris à l'automne 2016 ou en détournant des affiches électorales dans le métro parisien lors de la campagne pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017[3].

Le nom et le concept

Le nom fait écho au concept de « syndrome du survivant » créé en 1979 par deux militants anti-IVG : le médecin canadien Philip Ney et sa femme le docteur Marie Peeters-Ney. Ce concept évoque la culpabilité et le mal-être qu'éprouveraient des enfants, dits « survivants » (qui peuvent être enfants ou d'âge adulte), à la suite d'un avortement pratiqué dans la famille ou d'une grossesse non désirée ou discutée par les parents.

Ce concept ne doit pas être confondu avec celui de culpabilité du survivant, dont il est librement inspiré sans pour autant pouvoir lui être comparable en termes d'observation scientifique. Il ne doit pas non plus être confondu avec le syndrome post-avortement, notion controversée qui concerne les femmes ayant eu recours à une interruption de grossesse.

Le syndrome supposé a été évoqué dans une publication de 1979 par le psychiatre Philip Ney (en)[4], puis quelques années plus tard par sa femme, Marie Peeters-Ney.

Ces deux médecins ont distingué, dans un de leurs articles, différents profils de « survivants » parmi lesquels [5]  :

  • Les enfants qui n'auraient pas dû naître
  • Les « désirés » qui ont survécu à une délibération sérieuse des parents pendant la grossesse[6].
  • Les enfants qui sont nés par hasard
  • Les enfants « remplaçants » d'un frère ou d'une sœur avorté(e).

Pour ces deux médecins, « il paraît de plus en plus évident que les enfants à naître sont affectés par les changements hormonaux consécutifs aux conflits psychologiques de la mère. (…) Même en faisant abstraction de ces considérations scientifiques, il est certain que l'on fait comprendre à l'enfant, parfois de manière subtile, quels furent les « pour et les contre » dont avait dépendu sa survie »[5].

Bibliographie

  • (en) Furlong, R.M., Black, R.B. (1984) : « Pregnancy Termination For Genetic Indications: the Impact on Families », Soc Work Health Care, 10(1) : 17-34)

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « On a passé un week-end avec Les Survivants, ces anti-IVG de 2016 » sur marianne.net, septembre 2016.
  2. Le retour des « Survivants », Famille chrétienne n°2009 du 16 au 22 juillet 2016, p. 18
  3. « Les anti-IVG mènent une campagne d'affichage sauvage dans le métro : la RATP porte plainte » sur 20minutes.fr (consulté le 26 avril 2017).
  4. (en) « Relationship between abortion and child abuse », Canadian Journal of Psychiatry, vol. 24, no 7,‎ , p. 610-620
  5. 5,0 et 5,1 Philip G. Ney & Marie A. Peeters-Ney, Abortion Survivors.
  6. La croisade anti-IVG des « survivants » de la loi Veil, par Blandine Grosjean, Libération, 15 juillet 1998.

Voir aussi

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