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Libération sexuelle à Lyon

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Le mouvement de libération sexuelle à Lyon, initié dans le sillage des révoltes étudiantes de mai 68 à Lyon, s'exprime dans la presse alternative lyonnaise puis dans diverses actions menées à Lyon et sa région depuis les années 1970 pour revendiquer davantage de liberté sexuelle.

Les prémices

Le mouvement de libération sexuelle à Lyon est initié dans le sillage des révoltes étudiantes de mai 1968[1] et s'exprime notamment dans la presse alternative des années 1960 à nos jours parue à Lyon et dans la région lyonnaise[2].

Lyon est alors une ville conservatrice, dans un contexte où la dépénalisation de l'homosexualité n'apparait qu'en 1982[3].

Historique des actions

  • 1973 : Fondation du Cercle Flora Tristan, groupe féministe lyonnais le plus influent de la ville jusqu'en 1980.
  • 1975 : occupation de l'Église Saint-Nizier de Lyon par des prostituées[4]. Cette occupation est le point de départ d'une vaste campagne des travailleuses du sexe pour faire reconnaître leurs droits[5],[6],[7],[8],[9].
  • 1976 : À Lyon, un Groupe de libération homosexuelle (GLH) est créé à l'initiative de Pierre Gandonnière sur le campus de Bron avec Jean-Paul Montanari et Alain Neddam[3]. Il s'auto-dissout en 1978 mais reprendra sous le nom de GILH (Groupe d’information et de libération homosexuelle). Il anime notamment une émission gay et lesbienne "Mauvaises Fréquentations" sur la radio pirate Radio Léon jusque dans les années 1980.
  • 1978 : Fête de la dissidanse (sic) rose[10] qui a donné son nom à un mémoire d’Antoine Idier (publié en 2012 aux éditions Michel Chomarat) sous-titré Fragments de vies homosexuelles à Lyon dans les années 70.
  • Interlopes est publié par le GHL lyonnais entre 1976 et 1977.
  • Quand les femmes s’aiment, premier fanzine lesbien édité par le Groupe de Lesbiennes du Centre des femmes[1].
  • 2017 : première édition du festival Mémoires minoritaires, « un cycle d’événements réunissant deux projections, une exposition et deux ateliers numériques participatifs à la Bibliothèque du 7e Jean Macé » en mémoire des luttes LGBT, queers et féministes[11].

Voir aussi

Bibliographie

  • Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire, Rapport contre la normalité, champ libre, Paris, 1971
  • Centre lyonnais d'études féministes, Chronique d'une passion : le mouvement de libération des femmes à Lyon, L'Harmattan, 1989[12]
  • Carole Roussopoulos, Les prostituées de Lyon parlent, CNC, 2006 (EAN 3700301014634)[13]
  • Antoine Idier, Fragments de vies homosexuelles à Lyon dans les années 70, Éditions Michel Chomarat, 2012, 164 p., ISBN : 2908185954[14]

Articles connexes

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Mémoires minoritaires commémore à sa façon Mai 68 - Heteroclite », Heteroclite,‎ (lire en ligne).
  2. « http://www.archives-lyon.fr/static/archives/contenu/expositions/Galerie_expositions/presse/CP-50pressealt.pdf ».
  3. 3,0 et 3,1 « "Dissidanse Rose" : une plongée dans le Lyon gay des années 70 », Heteroclite,‎ (lire en ligne)
  4. Eurydice Aroney et Julie Beressi, « La révolte des prostituées de Saint-Nizier », France Culture,‎ (lire en ligne).
  5. « À voir en replay : "Saint-Nizier, la révolte des prostituées" », Heteroclite,‎ (lire en ligne).
  6. France 3 Rhône-Alpes, « Saint-Nizier, la révolte des prostituées », (consulté le 6 mai 2018).
  7. « Les prostituées prennent la parole - 1975 - 8mars.info », sur 8mars.info (consulté le 6 mai 2018).
  8. https://journals.openedition.org/clio/588
  9. Malka Markovich, L'Autre héritage de 68: La face cachée de la révolution sexuelle, Albin Michel, (ISBN 9782226429186, lire en ligne)
  10. Idier, Antoine, 1988-, Aury, Françoise, 1948- ..., Éditions Michel Chomarat (Lyon) et Société Valmy (Le Coteau, Loire), Dissidanse rose. Fragments de vies homosexuelles à Lyon dans les années 70., Éditions Michel Chomarat, (ISBN 2908185954 et 9782908185959, OCLC 851906666, lire en ligne).
  11. http://www.heteroclite.org/2017/02/memoires-minoritaires-bibliotheque-lyon-39082.
  12. https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1991_num_99_1_3277
  13. Carole Roussopoulos et Kate Millett, « Les prostituées de Lyon parlent [suivi de] Kate Millett parle de la prostitution avec des féministes / Collectif Vidéa, réal. ; Monique Wittig, Christine Delphy, participantes. » (http://www.worldcat.org/title/prostituees-de-lyon-parlent-suivi-de-kate-millett-parle-de-la-prostitution-avec-des-feministes-collectif-videa-real-monique-wittig-christine-delphy-participantes/oclc/493766191&referer=brief_results), CNC (Centre national de la cinématographie) [éd., distrib.], (consulté le 2 août 2018)
  14. Idier, Antoine, 1988-, Aury, Françoise, 1948- ..., Éditions Michel Chomarat (Lyon) et Société Valmy (Le Coteau, Loire), Dissidanse rose. Fragments de vies homosexuelles à Lyon dans les années 70., Éditions Michel Chomarat, (ISBN 2908185954 et 9782908185959, OCLC 851906666, lire en ligne (https://www.worldcat.org/oclc/851906666))


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