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Loïc Jugue

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Loïc Jugue, né à Paris en 1958 est un artiste français, réalisateur, vidéaste, photographe et plasticien.

Biographie

Il a collaboré à l'émission Cinéma de quartier sur le cinéma bis européen présentée par Jean-Pierre Dionnet ainsi qu'à Ça cartoon, toutes deux diffusées sur Canal+ .

Il réalise également des installations vidéos dont la thématique est celle de la notion de réalité et de destruction de cette réalité.

Il a exposé à Paris (Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou, Palais de Tokyo, Grand Palais), à New York (Vidéothèque Jonas Mekas), à Kyoto (Villa Kujuyam, à Madrid (Musée National Centre d’Art Reina Sofia).

Principales œuvres

Broken Toys, 2015-2019

Dans ces vidéos, des jouets sont détruits de différentes façons: scie circulaire, tronçonneuse, perceuse, marteau, feu… Ces destructions sont en même temps ludiques, sarcastiques et provocantes. Broken toys offre aux jouets oubliés une seconde vie.

Les Portraits lents, 2016-2018

Les Portraits lents sont une série de vidéos, oscillants entre la vidéo et la photo, à la limite de l'image en mouvement et de l'image fixe. Ce sont des portraits existentiels, des visages choisis avec soin, racontant une histoire. L’ensemble forme une série de visages bougeant lentement, accrochés aux murs. Ils sont diffusés dans des écrans ayant la taille d'un visage et disposés à la verticale.

Le Gardien, 2016

C’est une structure en acier faite par un serrurier d’art, haute de trois mètres et constituée de trois téléviseurs. Ils sont disposés à l’entrée des points stratégiques, là où les masses circulent. Mais derrière une seule question, sont-ils là pour nous protéger ou pour nous surveiller ?

Les Chromatismes crâniens, 2016-2018

Les Chromatismes crâniens sont une série de vidéos utilisant le principe du kaleidoscope pour crypter l’image du réel, la transformer, la rendre plus abstraite. Ce sont des images issues des rêves, de l’inconscient, des images qui traitent du pseudo-réel. Elles s’enchaînent, à la fois fugitives, éphémères, hypnotiques attirant sournoisement notre œil vers le centre duquel tout part et tout revient.

Boucherie, 2016

C’est une série de natures mortes ayant pour thèmes l’animal mort devenu viande. C’est l’exposition de morceaux de chairs. Face à eux, l’artiste invite les spectateurs à éprouver des sentiments : répulsion, fascination, horreur, tristesse... Pour cela, il utilise le lightpainting c'est-à-dire qu’il peint avec la lumière, tout en clair-obscur afin de mettre en valeur la matière organique.

Les Destructions, 1990-2018

A travers ces vidéos, l’artiste filme différentes destructions : celles par le feu, le micro-onde, la chute… Il détruit ce qui est visible, interrogeant le statut de l’objet. Cette série tend à nous interroger sur la réalité. Notre environnement est fait d’objets.

Les Autoportraitres, 1991-1993

Les artistes qui font leur autoportrait révèlent aux yeux de tous, la vision personnelle qu’ils entretiennent à l’égard d’eux même. A travers leur réalisation, ils ne peuvent capturer et rendre compte de l’ensemble de leur être. Ils créent donc des autoportraits qui sont traîtres, des autoportraitres. A l’aide de projecteurs super-huit puis de vidéoprojecteur, Loïc Jugue n’échappe pas à la règle tentant de recomposer ce qui lui semble être lui-même.

Les Morcelés, 1984-2018

Les images sont morcelées, placées dans des écrans séparés, et le cerveau n’a alors plus qu’à les reconstituer. Dans Les Morcelés, il n’est pas question de destruction mais bien de déconstruction. Comment se construisent les images que nous voyons ? Que se passe-il quand nous regardons ?

Les Objets images, 1989-1990

Les objets de cette série ont été filmé. Ensuite, l’artiste a projeté sur eux leur propre image, introduisant de nouvelles questions : que voit-on finalement ? L’objet ou bien son image ?

Liens externes

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