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Lucis Trust

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Lucis Trust est une société de fiducie (fiduciary trust (en)) créée en 1922 dans l'État de New-York aux États-Unis par l'écrivain britannique Alice Bailey et son mari Foster Bailey, secrétaire national de la Société théosophique, dans le but de gérer les ouvrages écrits par Alice Bailey. La société de fiducie possède des sièges à New York, Londres et Genève[1]. Lucis Trust, au départ Lucifer Trust, en plus de sa structure d'édition (Lucis Publishing Company, association à but non lucratif), gère une école (École Arcane), une unité de production radio et vidéo (Lucis Productions), une bibliothèque de prêt, le mouvement la Bonne Volonté mondiale (World Goodwill) et des groupes de méditation, les Triangles (Triangles). Le Lucis Trust bénéficie du statut consultatif auprès du conseil économique et social de l'ONU.

Historique

Un « groupe d'amis soutenant le travail d'Alice Bailey », une disciple de Madame Blavatsky et le chef en titre de la Société théosophique du début des années 1900 à la fin des années 1920[2], fonda en 1953, à Genève, le mouvement Bonne Volonté Mondiale[3], aujourd'hui chapeauté par le Lucis Trust, une société de fiducie (fiduciary trust)[4].

À l'origine, en 1923, la société d'édition se nommait « Lucifer Publishing Company », mais, en 1925, du fait des mauvaises connotations inhérentes au nom de Lucifer à cette époque, l'appellation fut abandonnée et remplacée par « Lucis Publishing Company », en s'inspirant de Lucis Fratres (« frères de la lumière »)[5],[6]. Selon le Lucis Trust, ce nom de « Lucifer Publishing Company » avait été donné parce que Bailey, à l'instar d'Helena Blavatsky, considérait Lucifer, l'ange déchu, comme un principe positif[7].

Activités

L'activité principale du Lucis Trust est la diffusion, par le biais de Lucis Publishing Company, des 24 livres liés à la doctrine de la Société théosophique qui constituent l'œuvre d'Alice Bailey[8]. Selon la rubrique qui est consacrée au Lucis Trust dans Encyclopedia of New Religious Movements, ces livres sont encore très lus, après avoir eu une influence majeure dans la formation des grands principes du mouvement du Nouvel Âge (the New Age Movement)[9].

Le Lucis Trust gère également

  • l'École Arcane, fondée en 1919, qui propose des « cours par correspondance » portant sur les écrits d'Alice Bailey[8] et sur les problèmes qu'affrontent l'humanité,
  • la Bonne Volonté mondiale, qui agit « pour l'établissement de justes relations humaines par le biais des applications pratiques du principe de bonne volonté »,
  • et les Triangles, groupes de méditation créés en 1937, qui effectuent un « travail ésotérique mental par groupe de trois »[8],[10].

Le centre londonien publie une revue bimestrielle de philosophie ésotérique, The Beacon, qui existe depuis les origines de la société (1922)[8].

Statut consultatif auprès de l'ONU

Le Lucis Trust bénéficie du statut consultatif auprès du conseil économique et social de l'ONU[11],[12]. Sa filiale, Bonne Volonté mondiale, est reconnue par le Service de liaison non-gouvernemental de l'ONU comme ayant apporté ses lumières à la Commission des experts du Président de l'Assemblée générale de l'ONU sur les Réformes du système monétaire et financier international[13]. Ces avis ont concerné trois domaines : la régulation financière, les questions de macroéconomie et la résolution de la crise[14]. Ce rôle consultatif[15] a attiré des critiques de conspirationnistes accusant l'ONU d'avoir une idéologie New Age[16].

Notes et références

  1. Jean-François Mayer, Les nouvelles voies spirituelles : enquête sur la religiosité parallèle en Suisse, L'Age d'Homme, 1993, 427 p., p. 376 : « Adresse: 1 rue de Varembé, 1211 Genève 20. Adresses des deux autres sièges internationaux: 3 Whitehall Court, Suite 54, London, SW1A2EF; University Place, P.O. Box 722, Cooper Station, New York, N.Y. 10276. »
  2. (en) Dr. Stanley K. Monteith, M.D., The population control agenda, 247newsworld.com, 11 p., p. 4 : « a disciple of Madame Blavatsky and the nominal leader of the Theosophical Society between the early 1900s and the late 1920s ».
  3. Jean-François Mayer, Les nouvelles voies spirituelles: enquête sur la religiosité parallèle en Suisse, L'Age d'Homme, 427 p., p. 376 : « Il existait déjà à Winterthour, dans l'entre-deux-guerres, un groupe d'amis soutenant le travail d'Alice Bailey. »
  4. (en) Joseph Peter Kamp, We must abolish the United States: the hidden facts behind the crusade for world government, Hallmark Publishers, 1950, 168 p., p. 80 : « All of these projects stem from, and use, the Lucis Trust ("Gifts deductible on income tax returns") as a fiduciary agent. »
  5. (en) David Livingstone, Black Terror White Soldiers: Islam, Fascism and the New Age, 2013, 712 p., p. 358 : « Bailey, [...] together with her husband Foster Bailey, launched Lucifer Publishing Company in 1923, which published the theosophical periodical Lucifer. They later changed the name for obvious reasons to the Lucis Publishing Company, a name derived originally from the Fratres Lucis, or Hermetic Brotherhood of Light. »
  6. (en) Dr. Stanley K. Monteith, M.D., The population control agenda, 247newsworld.com, 11 p., p. 4 : Because the name "Lucifer" had such a bad connotation in those days, Alice Bailey changed the name of her organization from "The Lucifer Publishing Company" to "The Lucis Trust".
  7. (en) Phil Fernandes, Rorri Wiesinger, Eric Purcell, God, Government, and the Road to Tyranny: A Christian View of Government and Morality, Xulon Press, 2003, 244 pages, p. 69 : « It should be noted that Theosophy considers Lucifer the "enlightened one" whose widsom will set mankind free. »
  8. 8,0, 8,1, 8,2 et 8,3 Jean-François Mayer, Les nouvelles voies spirituelles: enquête sur la religiosité parallèle en Suisse, L'Age d'Homme [lire en ligne], p. 376 .
  9. (en) Peter Clarke, Encyclopedia of New Religious Movements (Livre numérique Google), Routledge, 2004, 720 pages, rubrique THE LUCIS TRUST : « These are still widely read, and have been influential in the forming of the central tenets of the New Age Movement, as well as informing the wider work of the Trust ».
  10. Un Triangle réunit trois personnes qui se trouvent en différentes parties du monde et méditent à différents moments de la journée en essayant de se relier les unes aux autres par le biais d'une « méditation créative » pour visualiser les énergies de lumière et de bonne volonté se répandant en elles et sur la planète par l'intermédiaire du réseau formé par l'ensemble des triangles), cf. (en) Michael York, The A to Z of New Age Movements, Rowman & Littlefield, 2009, 233 pages, p. 35 : « Since their formulation in 1937, the Triangles have developed as one of the basic units of the Lucis Trust. The Triangle is a group of people who meditate for a short duration each day. These people may be in different parts of the world and may meditate at different times of the day, but their object is to link with each other through "creative meditation" to visualize the energies of light and goodwill flowing through themselves and onto the planet via the world's full Triangle network. »
  11. (en)List of non-governmental organizations in consultative status with the Economic and Social Council as of 18 September 2008, United Nation Economic and Social Council.
  12. Bonne Volonté Mondiale, bulletin trimestriel, 2009, No 1, p. 8.
  13. (en) Consultation on the Commission of Experts of the President of the UN General Assembly on Reforms of the International Monetary and Financial System.
  14. (en) « World Goodwill provided opinion in three areas: "Financial regulation, macroeconomic issues and addressing the crisis" ». Cf. Strengthening UN-Civil Society Relations, UN non-governmental Liaison Service.
  15. Renaud Marhic, Alain Kerlidou, Sectes et mouvements initiatiques en Bretagne, Terres de Brume éditions, 1996, 190 p., p. 72 : « présente à l'ONU, où elle jouirait d'un statut consultatif ».
  16. (en) Gary H. Kah, The New World Religion, Hope International Publishing, , p. 29-30 .

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Lien externe

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