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Maison-musée du Haut-Verdon

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La maison-musée du Haut-Verdon[1] est un lieu de regroupement culturel, celui de la haute vallée du Verdon. Y sont présentés les différents aspects du patrimoine haut-verdonnais, matériel autant qu'immatériel, situé à Colomars.

Les collections ont été constituées par des dons d'habitants de la vallée et de la région PACA. Depuis 2003, ce sont plus de 10 000 objets antérieurs à 1950 qui ont été collectés. Ils sont aujourd'hui exposés dans une maison intra-muros, ouvrant sur le chemin de ronde et sur un petit jardin botanique. Limité à quelques pièces d'exposition à son ouverture il y a 15 ans, le musée s'étend aujourd'hui sur plus de 1 000 m2, répartis entre la maison et les 400 mètres du chemin de ronde...

La maison bourgeoise

L'école d'antan.jpg

Située au cœur du village, la maison musée est l'ancienne maison Trotabas[2] dont les deux dernières descendantes, les "demoiselles Trotabas" enseignaient aux enfants du village le catéchisme et la musique; l'une d'elles s'adonnait également à la peinture. Elles décédèrent dans les années 1960. La mairie de Colmars rachète la maison aux héritiers en janvier 2003 et la confie à l'association " Les Amis des Forts Vauban " qui l'aménage en lieux d'expositions visitables, depuis 15 ans.

C'est une maison caractéristique de l'ancien habitat rural bourgeois de la vallée du Haut-Verdon : elle fut occupée par une famille de notaires de père en fils (charge héréditaire), les Gravier, dont la présence est attestée depuis le XVIIe siècle à Colmars. Le bureau était situé au premier étage, dans une pièce bien éclairée, tapissée d'un motif discret dont la porte en noyer massif conserve un petit heurtoir en laiton.

Probablement reconstruite à la fin du XVIIe siècle, elle abrite deux étages d'expositions. Au premier étage se trouvent l'art religieux de la Renaissance, jusqu'à l’époque contemporaine, les débuts du tourisme dans le Haut Verdon et l'école d'antan (de Jules Ferry). Au second étage se trouve la reconstitution d'un intérieur bourgeois du début du XXe siècle.

Le chemin de ronde et les tours médiévales et modernes

Les premiers remparts de Colmars datent de la fin du XIVe siècle. À cette époque, les habitants du Haut-Verdon étaient sous l'autorité des comtes de Provence. En 1380, Jeanne Ire de Naples (la reine Jeanne, comtesse de Provence) adopte Louis, duc d'Anjou, pour sa succession. Dès lors en Provence deux camps s'affrontent, d'un côté Marseille soutient Louis (Maison d'Anjou), de l'autre la majorité des villes du comté (regroupée autour de la capitale dans « l'Union d'Aix ») soutient le neveu de Jeanne, Charles de Duras. En 1387, Aix se trouve isolée, alors qu'une partie de la Provence persiste dans son refus de se rallier : Nice, Puget Thénier, la baillie de Barcelonnette et Allos se donnent au comte de Savoie. En effet, le à Nice, ont lieu les déditions des communautés du comté de Nice qui consentent à se donner à la Savoie, c'est-à-dire au comte Amédée VII. Cette dédition se fait donc au détriment des Duras, héritiers de la reine Jeanne I. Allos se sépare des communautés de Colmars et Beauvezer qui elles, restent fidèles à Louis, héritier de Jeanne durant le conflit. Allos et Colmars deviennent villes-frontières.

Chaque tour bastionnée est un lieu d'exposition sur un thème différent :

à droite de la Maison bourgeoise : les collections militaires du musée: la vie de Vauban, les costumes, les régiments du passé, la reconstitution étonnante d'une tranchée de la guerre de 1914, les chasseurs alpins ...

à gauche de la Maison : les collections ethnologiques: la fête de la Saint-Jean, la bugade, le travail du bois et du fer, les travaux agricoles...

Le jardin de l'apothicaire Jean Saurin[3]

Ce petit écrin de verdure au cœur des remparts a été dédié à un apothicaire de Colmars, né vers 1647. À la belle saison, il est possible d'y observer les plantes utilisées par maître Saurin et apprendre leurs destinations thérapeutiques à l'époque de Louis XIV.

Sources

Références

  1. « Chemin de ronde | France | Maison Musee Colmars », sur Chemin de ronde | France | Maison Musee Colmars (consulté le 27 octobre 2017)
  2. Inauguration de la façade de la maison Musée de Colmars les Alpes
  3. Bulletin de la Société botanique de France, p. 148, Éd. Société botanique de France, 1901

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