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Maman Camille

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Camille Panon Desbassayns, surnommée affectueusement « Maman Camille », est une personnalité de l'élite réunionnaise ayant millité pour les droits civiques des esclaves noirs de l'île.

Biographie

Descendante de Madame Desbassayns, dite « la seconde providence », Camille Desbassayns oublie les mondanités digne de son rang social. Elle se rapproche des esclaves, principalement ceux de son père.

Le 25 avril 1831, Camille Panon Desbassyns, à vingt ans, épouse à Saint-Denis, le vicomte Louis-Charles Jurien, commissaire de la marine, de passage à l'île Bourbon. Le vicomte Louis Charles Jurien est préfet à Rochefort.

Malgré ses obligations d'épouse, Camille Panon Desbassayns se dévoue aux pauvres de la ville et donne des soins aux plus démunis. Une anecdote souligne qu'un soir : « un médecin de Rochefort appelé en urgence à la préfecture auprès d'un malade venu d'un quartier populaire trouve Camille Jurien encore en toilette de bal ».

À l'abolition de l'esclavage en 1848, Camille Jurien donne une case et un coin de terre à chaque esclave devenu libre. Elle fait émanciper ses esclaves sans contrepartie. Elle refusa les indemnités prévues par le décret d'abolition, mais des pressions lui firent comprendre que son comportement risquait de provoquer des réactions violentes.

Forcée et contrainte, elle consacra alors les indemnités perçues à la restauration de l'abbaye dominicaine à Prouilhe en France, détruite lors de la Révolution de 1789.

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