Encyclopédie Wikimonde

Manoir de Rouessé

Aller à : navigation, rechercher

Erreur Lua dans Module:Wikidata à la ligne 115 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).

Le Manoir de Rouessé est un manoir situé dans la commune de Laval[1].

Désignation

  • G. de Roisseio, G. de Rossoessico, v. 1110 (Cartulaire du Ronceray[2])
  • Dominus de Roisseo, v. 1150 (Cartulaire de la Couture[3])
  • Vinea que est apud Russeium, 1162 (Ibid.[4]).
  • G. de Roseio, XIIe siècle (Cartulaire du Ronceray[5]).
  • Le bourg de Rouessé en Grenoux, 1585 (Archives de la Mayenne, Prieuré d'Avénières).
  • Rouessé, château, chapelle non fondée (carte de Jaillot).
  • Rouessé, château, village (Carte de Cassini).

Antiquité

Plusieurs haches en bronze sont trouvées en 1883 dans la carrière de Rouessé[6].

Fief

Le fief était mouvant de Saint-Berthevin. Il y a, en 1442 :motte, murailles, hébergement, douves, vivier, chesnaye, vignes, plesses, faux, meurgiers à connils, fuye.. Aligné, la Grigonnière, la Lorière en relevait.

En 1458, le seigneur énumère dans son aveu : les murailles de mon hébergement ancien, assis en la motte, avec les douves d'environ, un vivier et chesnaye près icelle motte, garenne à connils, fuye ancienne à colombes, droit de pressouerage des vins, juridiction foncière et domanière.

Histoire

Un château plus moderne est ainsi décrit avec ses dépendances par Claude de Meaulne, en 1622 : ma maison seigneuriale, bâtie et élevée de plusieurs étages avec une petite cour, contre laquelle est levé mon pont-levis, le tout circuit de douves pleines d'eau, desquelles il y a un endroit plus large en forme de petit estang, un boys sur le bord de l'estang, dans un bout duquel estoit anciennement ma fuye à colombes de laquelle il y a encore un reste de ruynes et auquel sont aussi mes faux à connils ; mon verger, enclos presque de toutes parts des murailles de mon parc encommencé ; lequel verger contient, tant en rochers plantés de noyers que en autres terres plantées en poiriers et cerisiers, trois journaux. Autre petit parc tout circuit de murailles dans lequel j'ai mon jardin. Un canton de terre en houx et buissons où est mon fourneau à chaux et une petite maison où mettre ladite chaux ; dans lequel canton il y a une motte et faux à connils, mes bois de haute futaye, nommées autrefois les landes de la Tesserie, lesquelles ont esté plantées en bois…. où est encore un endroit rond, de présent ceint de grands fossés, auquel il n'y a qu'une entrée appelée encore par le commun la justice et le gibet de Rouessé.

Cette description est complétée par l'aveu de 1648. On y voit que la maison seigneuriale est accompagnée de trois pavillons, qu'il y a deux ponts-levis, l'un servant d'entrée et porte principale, rendant sur la seconde levée, et l'autre à l'arrivée des jardins ; un parc clos renfermant l'emplacement du vieux jardin et du jeu de paume.

Le manoir bénéficie d'un classement au titre des monuments historiques en 1989 et d'une inscription en 1987[7].

Industrie

Le four à chaux, mentionné en même temps qu'une carrière de marbre rose, n'a été supprimé qu'au milieu du XIXe siècle.

Seigneurs

Famille de Rouessé

  • Geoffroy de Rouessé, témoin d'une charte d'Avénières, vers 1110.
  • Garnier de Rouessé, débiteur d'un cens de 4 deniers au prieuré d'Avénières, XIIe siècle
  • Jean de Rouessé, mari de Julienne, veuve du seigneur de Cornesse, d'où : Jamet de Rouessé, père de Jeanne, qui épousa en 1302, le dimanche après la Saint-Jean-Baptiste, Juhel de Mathefelon, fils de Foulques de Mathefelon, seigneur d'Assé-le-Boisne et de Montflours.

Famille de Mathefelon

  • Thibault de Mathefelon, mari de Macée de la Ferrière, 1323, 1330.
  • Juhel de Mathefelon, 1343, 1365.
  • Jean de Mathefelon, seigneur du Châtelier (Saint-Berthevin), 1388.
  • Juhel de Mathefelon épouse, le 16 février 1394, Jeanne Le Cornu, fille de Jean Le Cornu, seigneur de la Barbottière et de Jeanne Haberde, et meurt en Hongrie, 1397.
  • Jean de Mathefelon, 1405, 1458.
  • Jean de Mathefelon, fils de Juhel, engage Rouessé pour 530 écus à Catherine Bouschet, femme d'Antoine Coulonneau, le 24 avril 1490.

Famille de Meaulne

Armes de la famille de Meaulne
  • Simone de Meaulne, fille de Guillaume de Meaulne, seigneur de la Bouillère, veuve de Mathurin des Vaux et de Jean Hatry, par retrait lignager du 16 juin 1493. Elle vivait en 1531.
  • René de Meaulne, petit-neveu de la précédente, 1545.
  • René de Meaulne, mari d'Hardouine, fait baptiser un fils en 1562, est chevalier de l'ordre, 1575, 1598. Antoinette de Meaulne, fille de René de Meaulne et d'Hardie de la Roche, épouse, en 1573, Lancelot de la Matraie.
  • René de Meaulne devait pour emprunt une rente de 450 livres à René Dreux, procureur général à la Chambre des comptes. Claude de Meaulne, son fils, demande un délai et une nouvelle constitution, 21 février 1608.
  • Claude de Meaulne 1618, mari de Louise de la Haie de Brissarthe, rend aveu, 1622.
  • Urbain de Meaulne, mari d'Anne Amellon, demeure au château qu'il renouvela probablement, 1624, achète en 1632, du sieur du Plessis-Perrot, la charge de grand maître enquêteur et de réformateur général des eaux et forêts de France, et est enterré dans l'église de Grenoux en 1666, dix ans avant sa femme (7 juillet 1676).
  • Claude de Meaulne avait pour puînés : Renée, femme de Gabriel de Carion ; Anne, qui épousa en 1676 Jean-Baptiste du Feu ; François, marié à allots, en 1674, avec Marie-Élisabeth Hullin. Il eut pour femme Judith-Marie de Gallègre et mourut à Ancenis le 17 mai 1693.
  • Claude de Meaulne, seigneur de Rouessé, passe contrat de mariage le 26 novembre 1746, avec Jeanne Duchemin, veuve de Mathurin de la Couperie.
  • Julien-René de Meaulne, fils puîné du précédent, épouse à Château-Gontier, en 1724, Renée Sourdille et meurt âgé de soixante-six ans, 1748.
  • René de Meaulne épouse, au mois de février 1743, Jeanne-Andrée-Françoise Coustard de Souvré, veuve en 1752 et morte au château de Lancheneil en 1793.

Famille de Preaulx

Armes de la famille de Preaulx
  • Joseph-François-de-Paule de Preaulx, époux de Marthe de Meaulne, fille unique, morte en 1791 ; le dernier seigneur de Rouessé est décédé à Versailles en 1802.

Famille Gerbault

Articles connexes

Notes et références

  1. Par l'annexion de Grenoux en 1863
  2. p. 224, 225.
  3. p. 223.
  4. p. 73.
  5. p. 238.
  6. Elles sont déposées au musée des Sciences de Laval.
  7. Notice no PA00109549, base Mérimée, ministère français de la Culture

Sources

  • « Manoir de Rouessé », dans Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne [détail des éditions] [lire en ligne] , t. I et IV.
  • Le chartrier de Rouessé, analysé par Louis Morin de la Beauluère (Tome VII des Recherches histoires manuscrites) fait partie maintenant du chartrier de Pouancé.
  • Charles Pointeau, manuscrits.
  • Archives de la Mayenne, B. 153, 457, 1.350 ; C. 35 ; G. 130.
  • Bulletin de la Commission historique de la Mayenne, t. III, p. 106.
  • Bulletin historique de la Mayenne, t. V, p. 232.
  • Annuaire de la Mayenne, 1826, p. 50. *
  • Echo de la Mayenne, 22 novembre 1849.

Article publié sur Wikimonde Plus

Erreur Lua dans Module:Suivi_des_biographies à la ligne 197 : attempt to index field 'wikibase' (a nil value).