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Marcel Cabille

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Marcel Cabille (1910-1978), officier de la Garde personnelle du Chef de l'État (régime de Vichy) et résistant

Sa famille

Marcel Cabille est né dans une famille béarnaise le 24 août 1910, à Pau, dans le département des Basses-Pyrénées.

Sa carrière militaire

À l'âge de vingt sept ans, il est lieutenant de gendarmerie dans la garde républicaine mobile. En 1940, il commande un peloton à cheval de la Garde. En 1942, il est détaché à l'état-major de la 2e région aérienne à Toulouse, gendarmerie de l'air. Le 1er février 1943, il est nommé commandant de compagnie dans la garde personnelle de Philippe Pétain, Chef de l'État français, à Vichy. Après la guerre, en 1945, il est affecté à la Garde républicaine à Paris. Il est ensuite chef d'escadron à Moulins puis lieutenant-colonel à Tours. Il passe enfin dans l'armée de réserve à Toulouse.

Officier de la Garde et résistant

Durant la Seconde Guerre mondiale, alors en poste à Vichy, il est en contact avec plusieurs réseaux de la résistance[1].

Sur son action, voici ce rapport :" Rapport des forces françaises de l'intérieur sur le capitaine Cabille le 30 août 1944 :"

" Forces Françaises de L'Intérieur - Auvergne - Région de Thiers -

« Officier d'active de valeur réelle et d'une conscience digne d'éloge, animé du plus pur esprit patriotique, possédant à un haut degré le sens du devoir militaire, mérite une place de choix dans les rangs des officiers d'active qui ont rallié de bonne heure la cause de la Résistance jusqu'au moment où il put rentrer activement dans les rangs des combattants de la Libération. Affecté à la Garde Personnelle du Chef de l'État indépendamment de sa propre volonté, n'en a pas moins continué à militer en faveur de la Résistance, et cela malgré les arrestations des officiers de la Garde : Commandant Hurtrel - Lieutenant Bertrand - Lieutenant Prumin, tandis que se resserrait de plus en plus l'étreinte de la milice et de la Gestapo sur les cadres de la Garde - (son attitude m'a été maintes fois confirmée par mes agents-secrets). C'est ainsi que, par des contacts très adroits, il détermine pour une large part le départ d'un certain nombre de gendarmes pour le maquis. Un moment soupçonné par la Gestapo d'action résistante, il dut certainement de ne pas avoir été appréhendé grâce à la discrétion exceptionnelle avec laquelle il s'entourait. Dès les premières heures de la libération de la région de Vichy, a rejoint volontairement les rangs du maquis, entraînant avec lui une unité entière de gendarmes et d'élèves gendarmes, ainsi qu'un important matériel de guerre. Entrant immédiatement en ligne de bataille, conduit son unité brillamment au feu et participe effectivement aux combats des 25 et 26 août 1944 pour la libération de Thiers, près de 400 prisonniers SS, 80 blessés, 15 tués. Le capitaine Cabille se distingua non seulement par son commandement énergique et l'ascendant incontestable qu'il exerce sur ses subordonnés, mais encore plus par une action personnelle d'une grande audace lorsqu'il pénètre lui-même sur un side-car, armé d'un F.M. au cœur du dispositif ennemi, permettant par son intervention inattendue chez des SS d'en capturer une vingtaine, neutralisant du même coup l'action défensive du commandement allemand. Un peu plus tard, participe avec brio aux durs combats qui précèdent la reddition de la garnison SS. Par la suite, chargé de la défense des ponts sur l'Allier, et malgré les faibles moyens mis à sa disposition par le commandement, faisant feu de tout bois au prix de nombreuses difficultés, réussit dans la mission dont l'ampleur aurait en temps de guerre normal échu à une grande unité. Ne ménageant, ni son temps, ni sa peine, a su obtenir de gros résultats tant au point de vue instruction qu'en adaptant immédiatement ses troupes aux particuliers combats de guérilla. Parfait organisateur, a mené une activité prépondérante dans la libération de l'ensemble des territoires placés sous mon commandement. Est remis avec ses unités à la disposition de la Garde en date de ce jour. »

Signé : Le commandant VICTOIRE[2], Chef militaire de la zone N°16. F.F.I.

Décorations connues

Notes et références

  1. Remy,La Résistance en Auvergne, Limousin, Berry et Bourbonnais, p.232, ed. Saint Clair, 1975
  2. Serge Renaudin d'Yvoir, chef militaire de la zone N°16. F.F.I.

Sources

Voir aussi

Articles connexes

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