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Maxime Rovere

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Maxime Rovere est un écrivain, traducteur et journaliste français né en 1977.

Travaux sur Spinoza

Il est d'abord élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm et de l'École du Louvre. Il obtient une l'agrégation de philosophie.

Il a enseigné la philosophie de 2003 à 2007 comme allocataire-moniteur à l'ENS-LSH, où il a créé le Groupe de recherches sur l'acte philosophique[1]. Il a soutenu en 2006 une thèse de philosophie consacrée à Spinoza, voulue en rupture avec la lecture proposée par les universitaires français depuis les années 1960 (Pierre Macherey, Alexandre Matheron, Chantal Jaquet)[2]. Son discours de soutenance témoigne de sa volonté de montrer que l'œuvre de Spinoza ne propose pas un "système philosophique" [3] mais des "méthodes" ponctuelles destinées à transformer des situations concrètes [4].

Son livre "Exister. Méthodes de Spinoza", publié en 2010 chez CNRS Editions prolonge cette approche[5],[6],[7]. Il soutient notamment que : - la théorie des trois genres de connaissance (expérience, raison, intuition) chez Spinoza ne décrit pas types d'idées, mais des méthodes de vérification.[8] - il n'y a pas de différence entre le salut des ignorants (expression popularisée par Alexandre Matheron[9]) et le salut des philosophes : chacun doit mettre en place pour lui-même un système de croyances dont il détermine le degré de rationalité en fonction de ses besoins[10]. - ce que Spinoza appelle "idée de Dieu" n'est pas un contenu de penser, mais une manière de comprendre les choses qui porte à les aimer, sans pour autant constituer une religion [11]. - le "salut" proposé par Spinoza ne consiste pas tant à échapper aux passions (logique de la béatitude), aux contraintes (logique de la liberté) ou à la mort (logique du salut), qu'à s'approprier les obstacles pour trouver en eux ce que Spinoza appelle salut, béatitude et liberté [12].

Bien accueillis en France [13], reconnus aux Pays-Bas [14], ses cours sont disponibles en ligne [15] et une partie de ses travaux ont été traduits en espagnol [16].

Son édition de la Correspondance de Spinoza, saluée au moment de sa publication[17] a remplacé celle de Charles Appuhn.

Travaux sur l'art

En 2008, Maxime Rovere a été avec Magali Mélandri le commissaire de l'exposition "Rouge Kwoma. Peintures mythiques de Papouasie-Nouvelle-Guinée" au Musée du quai Branly à Paris. [18] Conçue en collaboration avec trois artistes contemporains kwoma comme un parcours à travers le mythe fondateur de leur ethnie, située sur le Haut du fleuve Sepik en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l'exposition présentait les peintures des artistes avec lesquels Maxime Rovere travaille depuis 2001, Kowspi Marek, Chiphowka Kowspi et Agatoak Kowspi [19] Saluée par la presse [20] et par la société des Océanistes [21], l'exposition a également donné lieu à un catalogue qui inclut des textes écrits par le poète français Fred Griot, restituant l'univers poétique des Kwoma. [22]

Maxime Rovere publie depuis 2010 ses critiques d'exposition sur le site Evene.fr.

  • Rouge kwoma. Peintures mythiques de Nouvelle-Guinée, sous la direction de Maxime Rovere, RMN/Musée du quai Branly, 2008 (ISBN 978-2-915133-93-6)

Travaux en littérature

Après avoir coordonné la plupart des dossiers du Magazine Littéraire en 2010 et 2011, Maxime Rovere a entamé une série de travaux littéraires. Il a préfacé deux ouvrages d'Honoré de Balzac, les Petites misères de la vie conjugale et le Traité de la vie élégante [23], un autre de Charles Nodier, et réalisé des préfaces pour ses traductions de Virginia Woolf, Edith Wharton, Charles Darwin, et Lewis Carroll.

En 2010, il a publié une courte biographie de Giacomo Casanova aux éditions Gallimard. Destinée à fournir à ceux qui le souhaitent un rapide parcours de la vie du séducteur [24], ce livre sans prétention universitaire peut décevoir ceux qui attendent des analyses approfondies [25], mais il fournit quelques pistes d'interprétation philosophiques pour aborder un personnage complexe.

Traductions

Notes et références

  1. Voir la page du groupe sur le site du laboratoire Cerphi : http://cerphi.ens-lyon.fr/spip.php?article31
  2. Voir son discours de soutenance [1].
  3. Discours de soutenance, § 3. [2].
  4. Discours de soutenance, § 3. [3].
  5. [4].
  6. Voir notamment [5]
  7. [6]
  8. "Exister. Méthodes de Spinoza", p.88.
  9. A. Matheron, "Le Christ et le salut des ignorants", Aubier Montaigne, 1997, (ISBN 2700733142)
  10. "Exister. Méthodes de Spinoza", p.268.
  11. "Exister. Méthodes de Spinoza", p.277-323.
  12. "Exister. Méthodes de Spinoza", p.329-360. Ce dernier chapitre s'appelle d'ailleurs "La fin des promesses".
  13. Voir la critique du livre sur actu-philosophia [7]
  14. Voir la référence [8]
  15. [9] (http://cerphi.ens-lyon.fr/IMG/pdf/data-data_spinoza_rovere.pdf)
  16. [10].
  17. Voir notamment l'article publié par Roger Pol-Droit dans Le Monde du 29 janvier 2010. [11]
  18. Musée du Quai Branly
  19. Un diaporama est disponible en ligne sur le site du journal Libération [12] et d'autres oeuvres sont visibles sur le site [13]
  20. Voir notamment les articles publiés par Henri-François Debailleux dans Libération [14] ou par Marlène Bellilos dans Rue89 [15] (http://www.rue89.com/2008/11/27/au-quai-branly-des-peintres-papous-racontent-la-memoire-dun-peuple) ou encore [16] (http://www.eurasie.net/webzine/spip.php?article941)
  21. Voir notamment l'article [17] (http://jso.revues.org/5982?lang=en)
  22. Ces textes sont également disponibles en ligne sur le site du poète [18] (http://www.fgriot.net/txt/papous/index.php)
  23. Sa présentation du Traité de la vie élégante est citée dans Libération [19] (http://www.liberation.fr/livres/2012/07/11/balzac-et-la-meilleure-facon-de-marcher_832685)
  24. Selon l'avis de Gilles Heuré dans Télérama [20] (http://www.telerama.fr/livres/maxime-rovere,67115.php)
  25. Selon l'avis de plusieurs critiques, notamment [21] (http://kallikrates.net/category/auteur/maxime-rovere/).

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