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Merzouk Chouiten

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Merzouk Chouiten est né en 1922 à Aït Saïd Ouzeggane, un village de Kabylie, en Algérie, mort en 1957 au même endroit. Son père Saïd, chef du village et à la tête de la tribu des Ath Wemnuch, la plus puissante de la région, avait du mal à conserver son pouvoir. Il dut hypothéquer la plupart de ses terres pour mener un train de vie allant de fête en banquet.

À l'âge de seize ans, Merzouk se lance dans la création de ses propres affaires. Après avoir ouvert quelques petits commerces, il achète avec un associé un hôtel à Paris. À l'âge de 23 ans, Merzouk a déjà racheté l'ensemble des terres de ses ancêtres. Merzouk avait la réputation d'être un sage dans son village. De plus, il maniait parfaitement les armes. Enfin, la tribu des Ath Wemnuch retrouvait un leader digne de la mener. En 1953, Merzouk reprend les responsabilités de son père paralysé. L'année suivante, il répond à l'appel pour la guerre de libération de l'Algérie en créant sa propre cellule. Fin tacticien, il dirige les opérations dans cette partie de la Haute Kabylie qui est entrée dans la légende pour la férocité des combats qu'elle a mené. En 1955, le respect que lui vouent tous les membres du village ainsi que ses qualités militaires le propulsent au grade de Chef de Front.

De 1955 à 1957, il dirige les opérations de l'Armée de libération nationale de la région d'Irdjen. Le 6 mai 1957, l'armée française apprend par ses indics qu'une réunion de dirigeants régionaux du FLN se tient dans le village de Aït Saïd Ouzeggane. Elle encercle aussitôt le village. Les dirigeants réunis dans la maison de Merzouk, la plus haute du village perché sur un sommet, réussissent à s'enfuir à travers les champs. Lorsque les tirailleurs sénégalais de l'armée française entrent dans la maison, ils ne trouvent qu'un seul homme : Merzouk. En réaction, ils enlèvent plusieurs hommes du village dont Merzouk. Le lendemain, la plupart des hommes enlevés sont relâchés mais Merzouk est retenu. L'armée française ayant appris par ses indics le prestige dont jouissait Merzouk pense être tombée sur une occasion de démanteler toute la structure régionale du FLN. Il est torturé pendant trois jours sans ne rien obtenir de lui. Au bout du 3e jour, Merzouk est achevé et son corps est jété au centre du village. Les villageois le recueillent et lui offrent des funérailles dignes d'un héros. Fous de rage, les tirailleurs rentrent dans le village et font fusiller tous les hommes. Ils donnent ordre aux femmes d'emporter leurs biens et leurs enfants et de quitter le village. L'armée française installe alors son QG au niveau de la maison familiale de Merzouk, perchée en haut du village.

Voir aussi

Journal, Mouloud Feraoun, Editions Seuil

Liens internes

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